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The Dandy Warhols : "Welcome to the monkey house"
Boys keep swinging

dimanche 6 juillet 2003, par Jérôme Delvaux

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Il faut s’y faire, les principaux groupes actuels sont divisés en deux écoles : d’un côté ceux qui souhaitent revenir aux racines du rock (White Stripes, Yeah Yeah Yeahs, etc), de l’autre ceux qui ressassent, avec plus ou moins de réussite, l’héritage des années 80. Les Dandy Warhols font partie de cette catégorie, avec cette nouvelle livraison, produite par un membre de... Duran Duran.

La chanson Welcome to the monkey house, qui dure à peine une minute, sert d’intro. Son titre est aussi celui d’un livre de Kurt Vonnegut qui traite d’une société où le sexe est interdit. L’excentrique Courtney Taylor-Taylor, seul à la gratte, y définit les bases de cette nouvelle étape de son odysée sex, drugs and rock’n’roll. En guise de conclusion, il pose judicieusement la question "won’t it be absurd then when no one knows what song they just heard, unless someone on the radio tell them first ?" (n’est-il pas absurde que personne ne sache ce qu’est ce qu’il vient d’entendre à la radio sans que l’animateur ne le lui dise ?). Il souligne ici le manque de culture ou d’intérêt de nombreuses personnes pour la musique, qui fait de groupes comme les Dandy Warhols des anonymes pour 98% de la population mondiale...

Des anonymes pour qui tout le gratin de la musique se bouscule. A commencer par David Bowie, qui semble les avoir pris sous son aile protectrice, un peu comme il le fit pour Placebo il y a quelques années. Il co-signe la chanson I am a scientist, qui comprend un sample, discret, de son tube Fashion. Tony Visconti, producteur de ses meilleurs albums, un temps pressenti pour produire celui-ci, dû renoncer par manque de temps. Il fait malgré tout une apparition, à la basse, sur Hit rock bottom, qu’il co-produit. Les paroles évoquent Boys keep swinging, une chanson de l’album Lodger. Enfin Nile Rogers de Chic, autre partenaire de jeu du grand David (on lui doit la prod de l’album Let’s dance) est également de la partie.

Nick Rhodes, le claviériste de Duran Duran, joue du synthétiseur sur plusieurs morceaux. Il est évident qu’il est pour beaucoup dans le virage électronique du groupe. Son vieux compère Simon Le Bon, intervient en guest star sur Plan A, probable prochain single. Evan Dando (ex-Lemonheads) a quant à lui participé à l’écriture du très réussi You were the last high. L’intro rappelle à nouveau Bowie, et en particulier son single de 1980, Ashes to ashes. Difficile également de ne pas parler de We used to be friends, le single actuellement matraqué sur les ondes et dont le refrain hante immédiatement l’esprit. La mélodie n’est pas très éloignée de Scooby snacks, un vieux tube des Fun Lovin’ Criminals.

Avec ce quatrième album, après dix ans de carrière, les grosses guitares trademarks du groupe sont donc restées au vestiaire, au profit des claviers et des beats duraniens. Un nouveau public orienté eighties pourrait bien en redemander, tandis que les fans risquent de ne pas apprécier. Les Dandys s’en moquent, ils viennent d’être engagés pour jouer en première partie de David Bowie durant sa tournée des stades. Ils pourront tous les soirs le voir dans sa loge. C’est pas l’accomplissement d’une vie ça ?



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Jérôme Delvaux





Il y a 3 contribution(s) au forum.

> Welcome to the monkey house
(1/1) 12 septembre 2003, par Lonestar




> Welcome to the monkey house

12 septembre 2003, par Lonestar [retour au début des forums]

Moi aussi j’étais assez réfractaire à cette album après une première écoute...étant plutot fan de "thirteen tales from urban bohemia"..

Mais après l’avoir laissé tourné tranquillement dans ma chaîne quelque jour d’affilés, je me suis tout de même rendu compte que "putain mais il est vachement bien ce CD"...
personnellement je n’ai pas trop trop aimé "We used to be friend", déjà entendu..
MAIS "you were the last high", "The Dope", "Plan A", "Heavenly", et "you come in burned" sont vraiment de très très bonnes chansons qui, et c’est là tout le talent des Dandys, restent dans la tête toute la journée..

juste pour dire donc, que je trouve dommage que les gens se bornent à dire "ça sonne 80", "Y’a plus assez de guitare"..on s’en fout non, ce qui compte c’est le résultat...et le résultat est bon...

bérengère

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    > Welcome to the monkey house

    25 décembre 2003, par stéphane [retour au début des forums]


    C’est l’histoire d’un groupe qui a vendu plus de 60 millions d’albums à travers le monde, qui a su explorer à chaque nouvel album des horizons musicaux (new wave, dance, funk, rock, industiel, pop...), qui a caracolé en tête des charts mondiaux, même si ce n’est pas toujours une référence, qui a reçu les louanges de Lou Reed, Robert Plant, Bryan Ferry, qui a été repris par Smashing Pumpkins, Deftones, Kylie Minnogue, Blondie, No Doubt...

    C’est l’histoire d’un groupe qui a exploré l’univers de l’image en créant de vrais videoclips, en jouant sur les déguisements, les personnages, en abusant parfois du maquillage (comme un certain David Bowie, leur icône dont ils se plaisent à reprendre les titres phares...), qui n’a cessé de tourner, alternant stades et salles plus intimes...

    C’est l’histoire d’un groupe dont les membres ont collaboré avec Nile Rodgers, Robert Palmer, David Gilmour, Rod Stewart, Steve Jones des Sex Pistols, Stephen Duffy, Les Dandy Warhols...

    C’est l’histoire d’un groupe qui a provoqué (et provoque encore) des scènes d’hystérie collective. On regarde souvent de travers les groupes dont les fans, surtout féminines, crient très - trop ? - fort. Cela doit peut-être réveiller certaines jalousies, certaines frustrations.

    C’est l’histoire d’un groupe qui malgré les reconnaissances internationales (Hollywood walk of fame, MTV et Q awards récemment...) a toujours été dénigré par une presse rock - notamment française - et dont on se plait à parodier les excès et les erreurs, pour mieux légitimer le statut de certains vrais "rockeurs" qui n’ont certes pas les allures de poseurs, mais dont les productions musicales et scéniques sont parfois 100 fois plus ennuyeuses.

    C’est l’histoire d’un père de famille de 31 ans, fan de DURAN DURAN et fier de l’être, qui aimerait bien que les choses changent en 2004, année de parution d’un nouvel album servi par une tournée mondiale (la 10 ème du groupe...)

    Stéphane

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      > Welcome to the monkey house

      1er juin 2009, par Musicman [retour au début des forums]


      Right On mon cher....Les Duran sont de vrais de vrais légendes,et leurs albums sont souvent sublimes.

      Mec,père et fan de Duran aussi...et tu sais quoi ? mon nom est aussi Stéphane !

      [Répondre à ce message]