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The Dandy Warhols : "Odditorium or Warlords of Mars" It’s only rock’n’roll, but I think I like it ! lundi 5 septembre 2005, par |
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Subtil mélange entre toutes les époques précédentes, Odditorium or Warlords of Mars, avec ses titres d’une longueur toute pinkfloydienne, désarçonne au prime abord tout en nous rappelant en vrac leurs trois premiers albums. Tout à leur honneur, les Dandy Warhols semblent se moquer des modes et coutumes actuelles du rock, et poursuivre leur quête du Graal dans leur coin.
Dès le long Love is the new feel awful les cuivres et l’emprunte jazz sont plus que jamais présents ici : les trompettes et autres instruments à vent y tiennent une place considérable, apportant à l’ensemble une consistance qui a de la classe. Les percussions et les violons ajoutent à cette impression. La voix de Courtney Taylor-Taylor y est parfois méconnaissable, semblant singer celle d’un Damon Albarn (écoutez Easy), autant dans les aigus que dans les murmures. L’intro, telle la bande-son d’un docu sur le rock des années 60, présente l’album comme a piece of history. On peut penser ce que l’on veut d’une déclaration aussi mégalo, force est de constater que l’album est une pièce de choix dans la discographie du groupe, et dans le rock tout court aussi. All the money or the simple life honey et son ton enjoué ou le faux country style, avec banjo et harmonica au devant de The new country rappellent Thirteen tales from urban Bohemia. Holding me up vogue sur des flots connus, où basse et guitares scotchent le drogué de musique qui a besoin de son morceau pour continuer la journée. Des titres comme celui-ci, et qui caractérisent à mon avis les Dandy Warhols (et pas seulement parce que leurs plus gros succès ont trait aux narcotiques - de Not if you were the last junkie on earth à Bohemian like you auxquels Down like disco ressemble étrangement), sont légion ici et devraient plaire à l’amateur lambda du groupe. La grande admiration et inspiration que voue le groupe aux Rolling Stones est donc bel et bien de retour, puisqu’au vu de la discographie du groupe, et en y incluant la galette que je tiens entre les mains, Welcome to the Monkey house fait - du coup - office d’aparté. Serait-ce la tournée avec Brian Jonestown Massacre immortalisée dans le docu Dig ! primé au Sundance Festival qui les a mis (remis diront certains) sur cette voie ? La collaboration qui n’a jamais vu le jour avec Massive Attack les auraient-ils éloignés de cet échappée électronique ? Odditorium, du nom de leur studio dans l’Oregon, se termine avec un magistral A loan tonight, un titre sombre au tempo lourd, qui ne répond à aucun carcan musical précis, projetant les Dandy Warhols dans un méli-mélo de genres qui leur appartient désormais entièrement. Le chant de Taylor-Taylor s’est transformé en gémissements et en plaintes d’un alcoolo déluré. Des bruits de toutes sortes, ainsi que des guitares qui miaulent désespérément, viennent masser nos tympans, au rythme d’une basse assommante. On en veut encore. Ce fouillis, cet imbroglio, cette mélasse au prime abord indigeste, on en prendrait bien en flot continu. Sous perfusion, c’est possible ? |
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