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The Dallas Explosion : "Girlfriends and excess"
It’s only rock’n’roll (air connu)

mardi 18 septembre 2007, par Geoffroy Bodart

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Plus que jamais, pour qu’un groupe de rock parvienne à s’imposer en dehors d’un pénible et par définition court effet de mode, il importe que ledit groupe aille puiser ses influences ailleurs que dans la hype préfabriquée ou les gros vendeurs des quinze dernières années. The Dallas Explosion semble avoir bien intégré ce précepte, car sous un son moderne et actuel, ce sont les bonnes grosses racines bien graisseuses du blues qui servent de base à ce premier album bien balancé et sympathique.

Et pourtant, malgré cette pochette adorable, difficile de réprimer un frisson devant ce coq et ces remerciements à notre bonne Communauté française pour les p’tits sous. On ne va pas en débattre à nouveau ici, on ne va pas reprocher aux musiciens belges de chercher à gagner leur croute par tous les moyens, mais bon Dieu, quelle est donc l’utilité d’afficher ce ridicule gallinacé sur des pochettes de disque ?

C’est d’autant plus ridicule que The Dallas Explosion prend toutes les précautions possibles pour s’affranchir de sa nationalité. Chant en anglais, bien sûr (et sans accent encombrant), patronyme renvoyant directement au rêve américain et ce charmant petit cow-boy à l’air hagard sont autant d’éléments extra-musicaux annonçant qu’on ne va pas nous resservir de la brit-pop sauce brusseleir.

Déjà, l’intro du disque, absolument et parfaitement cool, donne envie d’aimer l’album. Malgré des paroles tristounettes (ben oui, c’est du blues), Silent pain annonce le ton électrique mais relax de ce Girlfriends and excess. Un ton auquel colle bien mieux la seconde et dernière thématique abordée par le groupe et également héritée du blues : le sexe. C’est toute la légèreté et la fausse innocence du good ol’ rock’n’roll qui rejaillit au-travers de Not even gone et son épatant refrain ou Demon in my pants.

Tout l’album ne parvient pas à se maintenir à un niveau d’excellence (la première partie de Swimming contest lasse à force d’écoutes, She’s a heater ne remporte pas l’adhésion), mais l’énergie déployée sur des morceaux comme Videoclip et son fameux riff, ou la langueur d’une ballade comme All you need is a prince sont autant d’arguments avancés par le groupe pour maintenir l’attention et le plaisir durant ces quarante petites minutes. Bon point également : l’utilisation parcimonieuse de claviers qui empêche l’album de sonner comme anachronique, mais sans pour autant dénaturer la base blues-rock.

Bref, un bon premier album, frais sympathique et sans ambition démesurée, et qui soulage au milieu de tous ces pseudos-punks fous furieux qui imaginent indispensable de faire beaucoup de bruit pour avoir l’air d’un rocker et de ces popeux inconsistants et mous du genou pourvoyeurs en bâillements irrépressibles.



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Geoffroy Bodart





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The Dallas Explosion : "Girlfriends and excess"
(1/1) 28 août 2015




The Dallas Explosion : "Girlfriends and excess"

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I agree. It’s interesting to know the history of this band and how they became popular today. - Fred Wehba

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