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The Cult : "Beyond good and evil"
Résurrection prometteuse

vendredi 28 mars 2003, par Marc Lenglet

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C’est toujours agréable d’assister à une reformation qui ne véhicule pas une odeur de gros sous. Bien que ce Beyond good & evil ne soit pas parfait, il n’en reste pas moins un nouveau point de départ de qualité pour ce groupe mythique.

Du véritable rock, qui ne soit ni du metal ni du punk/grunge/neo à la mode, ce n’est pas si courant de nos jours. Secondées par une rythmique d’acier, les guitares dominent les chansons avec leur son plombé et leurs riffs épais mais mélodiques. C’est un véritable raz-de-marée électrique qui vient s’écraser sur les enceintes : Bob Rock est aux commandes et ça se sent. Les thèmes accrochent l’oreille rapidement, notamment grâce à ce petit côté mystique et occulte, et à la voix remarquable du charismatique Ian Astbury : pas de doute, le grand Cult est de retour.

L’album fait la part belle aux compositions lourdes et rythmées, hommage aux grands groupes de hard des années 70. Un Rise limite heavy metal, ou un Take the power époumoné se disputent le titre de chanson la plus puissante de l’album. Mais The Cult sait également toujours officier remarquablement dans les balades, qui sont d’une grande classe et évitent les faux-pas sentimentaux. Une ode à une idole de Ian comme Nico ou un très enlevé True believers sont suffisamment maîtrisés et hantés pour ne pas risquer un jour d’entrer dans le top 50, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

On pourrait regretter que les chansons, aussi valables soient-elles, semblent dépourvues de ce petit éclair de génie, que l’on pouvait retrouver dans Firewoman ou Lil’ devil. Seule la remarquable et sinistre American gothic semble encore posséder le souffle de la fin des années 80. En regardant vers le passé, Beyond good & evil est certes loin d’être le meilleur album du groupe, mais compte tenu de la conjoncture actuelle, on peut dire qu’il s’agit d’une très bonne livraison de pur rock, directe, efficace et énergique, qui n’a que peu de choses en commun avec le metal mais encore moins avec ce que l’on voudrait nous faire passer aujourd’hui pour de la musique qui vient des tripes. Un petit Electric ou Sonic temple la prochaine fois, et on les vénère à nouveau !



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Marc Lenglet