Pop-Rock.com



The Automatic : "Not accepted anywhere"
’z’auriez pas un kleenex ?

jeudi 23 novembre 2006, par Geoffroy Bodart

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Eyeless In Gaza : "Summer salt & subway sun"
Menomena : "Friend and foe"
The Enemy : "We’ll live and die in these towns"
Therapy ? : "One cure fits all"
CSS : "Cansei de Ser Sexy"
The Music : "Strength in numbers"
Amy Winehouse : "Back to black"
Therapy ? : "High anxiety"
Dÿlan : "Dÿland"
Yeah Yeah Yeahs : "Fever to tell"


Nous venons de franchir un nouvel échelon dans l’évolution musicale, de passer à une autre génération. Désormais, on ne cite plus les Talking Heads comme référence, mais Bloc Party. Oui, c’est moche mais c’est comme ça. Y a-t-il dès lors quelque chose à espérer de The Automatic ? Si, comme l’auteur de ces lignes, la musique post-punk vous a autant indifféré que son récent revival, la réponse est évidemment négative.

A moins que vous ne jugiez dédaigneusement que tout cela est passé de mode et que The Automatic débarque avec deux ans de retard, vous devriez y trouver votre compte. Ca bouge bien, les refrains sont bien balancés, la musique est agréable et sans prise de tête. Il n’y a aucune ballade. C’est important à préciser, ça. Car désormais, l’absence de ballade est un argument de vente. Il n’y aura aucune baisse de régime, vous allez pouvoir danser, mes p’tits canards. Encore heureux qu’ils parviennent à maintenir le rythme, car sur moins de trente-sept minutes, s’ils venaient à nous faire bâiller, on crierait au vol et on aurait bien raison.

Bien entendu, il se trouvera toujours quelque exécrable spécimen qui beuglera que c’est trop produit et qu’on ne retrouve pas l’énergie primale que dégageait le groupe lors de son premier concert dans une cave londonienne, devant soixante-quatre personnes. Le son était pourrave, le set a duré un petit quart d’heure (ben oui, pas encore assez de matériel), mais putain quelle démence ils dégageaient, ces petits. D’ailleurs il y était notre spécimen, et il sentait qu’il y avait là les nouveaux Stooges. Ouais, m’sieur. Carrément. Mais désormais c’est trop produit, il n’y a plus la spontanéité. Et en plus ils ont écoulé plus de cent mille singles. Non, ce sont des vendus, des pseudo-rock stars. Sûr que leur prochain disque passera inaperçu.

Si vous êtes un peu plus ouvert (ou qu’il est facile de vous racoler avec ce genre de produits), vous prendrez pas mal de plaisir pendant quelques semaines avec Not accepted anywhere. Et puis un petit nouveau débarquera, jouera la même chose, et remplacera The Automatic sur votre platine. Vous l’écouterez encore une ou deux fois dans les mois qui suivront et puis basta.

C’est comme les interactions génitales consenties, en fait. Vous avez les coups d’un soir et les relations durables. The Automatic, c’est un coup d’un soir, la fille mignonne, pas très maline, facile à ramasser, et qu’on cherche à faire dégager de son pieu dès qu’on en a fini avec elle et qu’il lui passe par la tête la fantaisie de tailler... une bavette. Tout ça c’est bien joli, mais ça ne fait rire que lorsqu’on est soi-même pas très malin, facile à ramasser et incapable de soutenir une conversation qui vire sur un autre sujet que la mode ou les people.



Répondre à cet article

Geoffroy Bodart





Il y a 1 contribution(s) au forum.

The Automatic : "Not accepted anywhere"
(1/1) 23 novembre 2006, par benjitricky




The Automatic : "Not accepted anywhere"

23 novembre 2006, par benjitricky [retour au début des forums]

Tout à fait d’accord avec cet avis,groupe sans aucune originalité mais à la recette efficace.

Le probleme de ce genre de groupe,c’est que l’on n’est plus à l’époque du single(si, on parle de single de lorie à la télé mais voilà...)

Sur la durée de l’album,on se rend vite compte de leurs limites mais si les amateurs de musique pouvaient encore trouver un "45T" intéressant pour pas cher,"Monster" ferait tout à fait l’affaire(le clip est d’ailleurs plutot bien foutu et assez drole).

[Répondre à ce message]