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The Aliens : "Luna"
De la Terra à la Luna

lundi 2 mars 2009, par Jeremy Plywood

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Deuxième album pour ces ex-Beta Band. Une pochette pour le moins bucolique qui invite à se la jouer très cooooool. Deux ans après Astronomy for Dogs, les trois Ecossais sont bel et bien de retour, avec sous le bras un album pop-psychédélique pur jus, barré et sous influence seventies. Il faut être sacrement allumé pour débuter un disque par un titre qui dure plus de dix minutes. C’est anti-borne d’écoute en diable. C’est surtout pour ne pas faire comme tout le monde. Précepte pur et dur, comme une règle tacite qui aurait pris cours dès leurs débuts. C’est ce qui fait également le charme de ces jeunes gens qui ne nous ont jamais déçu tout au long d’une carrière qu’on leur souhaite encore bien longue.

Ce sont donc les dix minutes vingt-six secondes de Bobby’s Song qui ouvrent cet excellent Luna. C’est bien moins que le temps que l’on peut mettre pour aller de la Terre à la Lune. Mais ce voyage est tout bonnement chatoyant et versatile. Un harmonica nous tient en haleine et navigue à travers les vagues de ce titre qui glisse fièrement comme un vaisseau qui partirait à la découverte de lointaines contrées. On est surpris par ce mélange d’instruments rock classiques accompagnés de façon bienveillante par un vieux synthé qui assène une basse ondulante. Un peu plus loin, on croise en chemin Jim Morrison et Syd Barrett qui improvisent une gigue sur un accordéon fou. Puis, comme pour calmer le jeu d’emblée, un intermède instru-mental pour le moins sépulcral au titre évoquateur : Amen. Un conglomérat intelligent mené par un orgue implacable et des chœurs rampants.

On repart avec Theremin, très proche de ce à quoi nous avait habitué le Beta Band par le passé et particulièrement sur leur dernier et excellent disque Heroes to Zeroes. Un petit bijou de pop à la mélodie enjouée qui glisse vers un bruitage d’automobile avant de repartir vers une petite mélodie innocente et fluide pour le moins « smilienne ». Everyone, chanson trouble qui n’aurait pas dépareillé le The Piper At The Gates Of Dawn ou même Their Satanic Majesties Request de qui vous savez. Une pièce psyché en diable avec orgue typique. La voix est volontairement noyée par moment, intriguante. On est en plein jeu de piste sous LSD.

Magic Man, quant à lui, est une sorte de garage-rock ondoyant et lunatique qui doit autant aux Stones qu’aux Who. Voire même à leurs contemporains de Primal Scream, parfaitement écossais tout comme eux. Une mélodie simple et franchement parfaite. Des nappes d’harmonies vocales au cordeau. Une chanson, vraie de vraie. 100% rock’n’roll. Bluffant !

On garde bien le cap avec Billy Jack. Mélange acide de psychédélisme hypnotique et halluciné. Dix minutes vingt-cinq puissantes et félines. Un jeu de batterie que n’aurait pas renié Keith Moon. Rock et planant à la fois. Et toujours les mélodies soignées et les harmonies parfaites qui s’amusent avec les phasers et les synthés illuminés. Un voyage à fleur de peau. Des moments d’accalmie qui font place à un bordel sous contrôle. On marie tension et douceur avec bonheur. Et on arrive à la plage titulaire. Celle-ci sera instrumentale. Luna débute dans de curieux bruitages. On se croirait dans une forêt magique, entouré d’oiseaux géants et inquiétants qui nous crient dans les oreilles. La stéréo dessine des contours étranges. Ça tangue de gauche à droite. La pièce tourne autour de nous avant de reprendre sa position initiale.

Luna aura servi de rampe de lancement à Dove Returning. Ça plane de plus belle ! Un farfisa tourne dans les replis d’une harmonie vocale qui ne se laisse pas attraper. Le beat se fait lourd et profond. La mélodie se déchire dans un riff de guitare clinquant. On est en pleine mer, en pleine nuit et on cherche la lumière de l’aube. Ambiance plombante. La lune peine à percer les nuages. Soudain, tout se fait plus clair. Sunlamp Show fait d’emblée référence au Brian Wilson de Pet Sounds et Smile. On notera au passage que le label créé par le groupe, abandonné par EMI, pour gérer sa carrière s’appelle Pet Rock ! Pas d’ambiguité possible. On a ici de véritables fans de pop. Et cette chanson est bien plus qu’un copié-collé, même si la basse a l’air d’avoir été samplée de Good Vibrations. De bonnes vibrations, il en bien question ici !

One, two, three, four... Smoggy Bog, second intermède avant de repartir dans la dernière ligne droite. Les Who en guests stars ! On reste en bord de mer, vagues et mouettes en témoignent. Daffodils s’étire paresseusement. Tout ici est langueur et nostalgie. Un orgue vaporeux nous donne le tournis. La mélodie se love dans les méandres de la rivière que l’on remonte depuis la mer. Et tout autour de nous, flottant en surface, des milliers de pétales de jonquilles nous frôlent pour nous rassurer. On remonte sur le bateau pour faire demi-tour. Boats continue sa route vers les lointaines contrées dont question plus haut. Une chanson limpide soutenue par un piano détaché et une guitare bluesy chaleureuse. Le voyage se prolonge toutes voiles dehors et on voit au loin les paysages majestueux que l’on cherchait.

On met enfin pied à terre. L’île s’appelle Blue Mantle. On y fait connaissance avec une armée de synthés planants. Une armée alliée, calme et accueillante. Tout nous semble enfin bienveillant. C’est sûr, on est en territoire ami. L’hymne se fait caressant et fluet et se fond dans un écrin. Une guitare flotte bizarrement dans l’air pendant quelques instants et disparaît à son tour. On peut dès lors se réveiller calmement. Le pouls redevient normal. On se frotte les yeux. On se dirige lentement vers la platine cd. On pousse fébrilement sur la touche « eject ». Une rondelle argentée en sort fièrement. Ce n’était pas un rêve. Ce disque existe bel et bien. On est tout heureux. On a un nouvel ami pour nos journées de spleen.



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Jeremy Plywood





Il y a 1 contribution(s) au forum.

lo siento si using eg26r
(1/1) 19 avril 2009, par Peksraluale




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19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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