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Terry Hall & Mushtaq : "The hour of two lights"
Spéciales ces lumières...

samedi 1er novembre 2003, par Laurent Bianchi

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La pochette fait bigrement penser à un hypothétique procès de terroristes. Résultat d’une grande ambition musicale, qui cède peut-être quelque peu à la mode actuelle de la mondialisation, et d’un utopique mais néanmoins honorable universalisme politique, ce disque reste tout de même innovant à défaut d’être convaincant.

Pour commencer, un petit quizz. Quelqu’un se rappelle-t-il de Terry Hall ? Pour ceux qui auraient oublié, il ne s’agit pas du frère de Darryl Hall, de Hall and Oates. Non, Terry Hall était la tête pensante, le leader comme on disait alors, de The Specials, groupe ska connu entre autres pour son clip anachronique de Ghost town ou encore pour ses positions anti-National Front, le FN d’outre-manche (Baaah !). Il fut ensuite le frontman de Fun Boy Three, fondé sur les ruines des Specials, qui restera dans las annales du rock plutôt comme une sorte de groupe kitsch de la new wave (un look dans la lignée de ABC et des collaborations avec Bananarama en attestent...). Terry Hall sortira des albums plutôt dispensables, d’abord avec Colourfield, ensuite avec Terry, Blair and Anouchka, et enfin avec Vegas qu’il forme avec Dave Stewart de Eurythmics. Enfin, il sortira un album sous son propre nom en 1996. Il revient aujourd’hui sur le devant de la scène grâce à Damon Albarn (Blur), qui reconnaît en lui une grande influence dans le rock anglais.

Poursuivons notre quizz. Qui est Mushtaq ? Ce nom barbare « champignonesque » cache l’un des Fun-Da-Mental, ce groupe hybride, sorte de fusion à la sauce paki de Nine Inch Nails et de Public Enemy.

Le résultat, malgré la voix envoûtante d’une fillette de 12 ans ici ou le débit rapide d’un rappeur algérien (paraît-il aveugle - Who cares ?) est assez mitigé. L’originalité est là, l’acte politique aussi (le mélange de musiciens juifs, musulmans et gitans en témoigne), les rythmes arabisants également, mais malheureusement le disque semble mélanger des styles plus pour le plaisir de les mélanger que pour le résultat (que l’on voudrait probant, sinon réussi) de la manœuvre. La clarinette par exemple apporte un côté Yiddish connection qui n’apporte pas grand-chose. Seuls deux titres sortent d’un lot (de titres) qui raviront probablement les snobinards avides de montrer leur ouverture d’esprit de pacotille : Ten eleven (ça ne vous rappelle rien ?), qui a bénéficié de la collaboration de Damon Albarn, et qui sonne comme un retour des Sparks dans un rap arabe assez soutenu. Et Stand Together, qui a un côté récurrent qui plaît, un peu comme si Dead Can Dance avait goûté de la harissa et s’en remettait lentement mais sûrement.



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Laurent Bianchi





Il y a 3 contribution(s) au forum.

Terry Hall & Mushtaq : "The hour of two lights"
(1/2) 7 janvier 2015, par Andrew_
Terry Hall & Mushtaq : "The hour of two lights"
(2/2) 25 décembre 2005, par SS




Terry Hall & Mushtaq : "The hour of two lights"

7 janvier 2015, par Andrew_ [retour au début des forums]

This review gives me a glimpse of what kind of songs the band was producing in the later years. - Andrew Stolper

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Terry Hall & Mushtaq : "The hour of two lights"

25 décembre 2005, par SS [retour au début des forums]

Continuez avec le Rap Politique Arabe ! Je Vous ecoute.

Merci pour les informations sur USrael.
Theme Arabesque et Variations Maghrebiennes 25.12.05

Les Extremes se touchent :
"Mais de ne pas confondre une mémoire, de plus en plus orientée de part et d’autre, et l’histoire.
Au milieu du XX e siècle, Marcuse et Adorno craignaient l’apparition d’un « homme sans mémoire »"(de Saint Victor,Jacques,Plaidoyer pour une Histoire Libre, Le Figaro, 22.12.05)."Ce sont les enfants du rap haineux et victimisant, friands de violence à l’école et d’affrontements contre la police, les béats de Sniper et de Lunatic, et somme toute les produits de la culture socialiste"("Le monôme des racailles"
(d’après Pauwels) ;comparez s.v.p. Blog,24./25.12.05).
L’Allemagne _comme nation_
toujours en retard n’a pas
reussi de/a comprendre son
passe. La France n’a pas reussi de/a comprendre les
enfants du rap. Tirez les
conclusions:Si un jour les democraties finnisseront
c’est a cause de ca. C’est
un signe de notre temps
que Vous n’acceptez plus
les gosses du Maghreb comme
Votres enfants. Alors. Vous
- les forces de l’Etat Francais - remplacez le
discours avec la jeunesse
par des autres moyens. C’est une rupture profonde au centre & au milieux des
institutions democratiques ?
Assumez ces conclusions absurdes celles-ci ? Non !
Monsieur Sarkozy suit son
chemin au pouvoir supreme.

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