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L’album du mois
Stille Opprör : "s.o 2"
Une douce révolution

samedi 24 mai 2008, par Geoffroy Bodart

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Au départ, il y avait In The Woods, formation death-prog, qui vira sur la fin vers une musique plus ambiante et qui nous a laissé quelques jolies choses avant de se séparer et de laisser ses musiciens s’adonner à des projets plus personnels. Si Jan Transeth vient de nous livrer Decent man on a desperate moon, excellent premier album de Transit, Christer André Cederberg a décidé quant à lui de vivre une double carrière, avec les punks déjantés de Animal Alpha d’un côté, et avec Stille Opprör, son projet le plus personnel, de l’autre.

Le premier réflexe qui vient au chroniqueur confronté à pareil disque est une présentation "track by track". On imagine mal en effet quel autre chemin emprunter pour présenter adéquatement un disque aussi varié et qui se joue à un tel niveau des genres et des conventions. Le problème, c’est qu’une chronique track by track, c’est chiant. Or, le seul souhait de votre serviteur est qu’une fois la lecture de ces quelques mots terminée, et malgré cet épouvantable artwork, vous vous ruiez sur la page MySpace de ce groupe, que vous écoutiez les deux titres qui y sont proposés, que vous vous disiez qu’en effet c’est terrible, mais que vous soyez également convaincus que le meilleur du disque, duquel pas une seconde n’est de trop, ne se trouve pas sur ces morceaux.

Que peut donc proposer ce groupe totalement inconnu au bataillon (il s’agit pourtant de son deuxième album) pour induire une telle effervescence ? Il faut dire qu’à la base, la démarche est la meilleure qui soit : il s’agit d’un album fait pour le plaisir. Exit les compromissions, les délais, les objectifs à atteindre. Le groupe est le terrain d’expression et de jeu de son leader (d’ailleurs les autres intervenants ne sont présents qu’à titre de musiciens de session). Cederberg ne respecte dès lors rien ni personne d’autre que lui-même. Pour peu qu’on se sente des affinités avec l’univers musical du bonhomme, on est bien parti.

Et parlons-en, de son univers. Une touche de rock assez costaud pour l’énergie et l’expressivité, de la pop pour l’impact mélodique, du prog pour les compositions à tiroir (s.o 2 étant la plus révélatrice à ce niveau, bien que ni la chanson ni l’album ne sonne jamais comme du prog de facture classique), du post-rock, voire du post-core (les premières notes de Meanwhile semblent issues de Echoes de Cult of Luna) pour les ambiances, du jazz pour cette sensation d’improvisation, du psychédélique et de la folk pour l’intimisme. Le choc de ces influences, mêlé aux pertes de repères qu’entraîne la multiplication des intervenants (on a perdu le compte du nombre de vocalistes impliqués, parmi lesquels Jan Transeth, toujours aussi en voix) emporte des chansons qui ne se ressemblent pas, qui sont touffues, mais qui restent cohérentes les unes avec les autres et révèlent une rare richesse. Evidemment, il faudra plus d’une écoute pour rentrer dedans, le premier contact faisant se multiplier les questionnements (le début de la première chanson est assez pop... ah non, elle dure sept minutes et finit sur un long passage instrumental planant... ouch, le deuxième titre est foutrement costaud...), mais imposant d’emblée le groupe, ou plutôt Christer André Cederberg comme un artiste talentueux tant au niveau strict de la composition, mais également au niveau de l’interprétation et des arrangements.

Parce que monter une pièce comme s.o 2, qui s’ouvre avec une guitare rêche et lourde et un groove menaçant, se promène du côté des ballades acoustiques, se permet des envolées lyriques extraordinaires de la part d’un des trois chanteurs qui y participent et conclut sur un crescendo incroyablement mené, demande une vision et une assurance à laquelle peu peuvent prétendre. Bref, à l’image de cette incroyable chanson, l’album ne ressemble à rien de commun. Si la première impression est celle d’un fourre-tout, on découvre au fur et à mesure du temps qu’on accepte de lui consacrer une structure réfléchie et sans faille. Il peut évoquer de nombreuses choses, mais s’est taillé une identité sur mesure dans l’âme de son géniteur, se nourrissant tant de son esprit que de ses tripes. La marque des grands...



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Geoffroy Bodart





Il y a 6 contribution(s) au forum.

lo siento si using ak28s
(1/3) 19 avril 2009, par Peksraluale
Stille Opprör : "s.o 2"
(2/3) 6 juin 2008, par titi
Stille Opprör : "s.o 2"
(3/3) 26 mai 2008, par nestor arogian




lo siento si using ak28s

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Stille Opprör : "s.o 2"

6 juin 2008, par titi [retour au début des forums]

merci de m’indiquer ou je peux trouver cet album en france....

titi

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Stille Opprör : "s.o 2"

26 mai 2008, par nestor arogian [retour au début des forums]

t’as vraiment des goûts de chiotte, bodart.
va t’acheter des oreilles !

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