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Spleen : "Spleen"
Synthrock

vendredi 7 septembre 2007, par Clarisse de Saint-Ange

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Groupe français né en 2002, Spleen nous offre cette année sa première démo au format de cinq titres suffisamment bien produits et bien calibrés. Les influences de base sont clairement perceptibles, et on a envie d’en entendre encore un peu plus avant de pouvoir se prononcer définitivement...

Pour faire court, les fans de Zeromancer et d’Orgy seront servis. Seul hic dans ce monde merveilleux, il n’aura échappé à personne que les deux groupes précités commencent à avoir un peu de bouteille, et que Spleen surfe (heureusement ou pas) exactement sur la même vague - ce qui peut donner une nouvelle fois l’impression que le monde musical français a toujours un sacré train de retard sur le reste du monde. Non pas que cette galette éponyme soit mauvaise, loin de là, mais Make me bad et Illusion sont des morceaux que l’on a l’impression d’avoir déjà entendu ici ou là.

Fort heureusement, Again et Endless addiction rappellent plutôt l’album Host de Paradise Lost, sauvant ainsi Spleen du plagiat complet des mastodontes de l’electro-metal. Petite remarque également : le chant mériterait d’être travaillé encore un petit peu plus afin de se débarrasser de ce reste gênant d’accent français (même si rassurez-vous, on est très loin de Nicola Sirkis) et de se caler un petit peu mieux sur les morceaux. Ceci étant dit, mis à part ces remarques, on ne peut pas dire grand-chose de plus au sujet de ce petit maxi.

Les synthés sont en revanche très bien utilisés : il n’y en a jamais trop et ils sont calés avec justesse, s’enlaçant parfaitement avec des guitares lourdes et musclées. A ce niveau, on peut dire que Spleen parvient à faire mouche sans trop tomber dans la parodie. Malheureusement, les thèmes éculés ici risquent sans doute de surtout plaire aux adolescents, et les autres se diront qu’ils ont déjà entendu ces cinq chansons ailleurs en 1998 - c’est là sans doute le principal reproche que l’on pourrait faire à Spleen. Pour le reste, les efforts du quintet français sont louables et témoignent d’une grande prudence dans le maniement de leurs influences. On attendrait cependant un peu plus d’un groupe qui lorgnerait du côté du synth-rock, donc concentrons-nous plutôt sur la suite.



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Clarisse de Saint-Ange