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Simple Minds : "Graffiti Soul" De Glasgow à Taormina lundi 25 mai 2009, par |
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Pour leur trente ans, quatre ans après le très correct Black & White 050505, le groupe écossais se fend d’un chouette retour aux sources avec un album frais et efficace, finalement bien meilleur que son prédécesseur. En revenant ainsi à ses fondamentaux d’une façon visiblement décomplexée, les Simple Minds se remettent carrément au goût du jour en dépassant de loin le dernier U2 (leurs anciens rivaux des années 80), faisant de ce Graffiti Soul l’un de leurs meilleurs albums : un disque urbain, urgent, enthousiaste et sombre.
Jeter un oeil au parcours des Simple Minds reste toujours intéressant : l’histoire d’un petit groupe écossais qui pond quelques albums expérimentaux avant de succomber aux sirènes de la new wave et d’en faire une pop putassière pour stades, avant d’être boudé par le grand public au beau milieu des années 90, forçant ainsi la formation de Glasgow à revenir à ses racines et à se réinventer pour le meilleur. En gros, voilà un groupe qui a connu le succès le plus éclatant avant de connaître la douloureuse sensation d’être has-been. Voilà un parcours que U2 ne connaîtra sans doute jamais, piégé dans la prison dorée du succès. En effet, Jim Kerr, Charlie Burchill et leurs collègues ont été obligés de se poser de bonnes questions à la fin des années 90 et au début des années 2000, et depuis, on peut dire que leurs albums ne font que s’améliorer - et c’est tant mieux, putain. Pour cette chronique, je ne vous parlerai pas des reprises qui accompagnent Graffiti Soul ; je n’ai entendu que la reprise de Neil Young, Rocking in the free world, et je fais confiance aux Minds pour faire des reprises correctes, sans être toutefois transcendantes. En revanche, les huit titres qui constituent le coeur de ce nouvel album, qui fête dignement les trente ans du groupe, parviennent à se loger quelque part entre Sons and fascination et Once Upon A Time... ce qui en soi n’est pas forcément étonnant, puisque le quatuor était parti enregistrer certains des morceaux au studio Rockfield, qui revêt une importance toute particulière pour la formation écossaise. Si le single Rockets est un classique, il parvient pourtant à marquer par son riff instantané et son format pop qui séduira peut-être de nouveaux fans. A côté de ça, l’album se clôt sur un This is it magistral et ultra-efficace, avant de définitivement se refermer sur Shadows & Light, titre bonus plutôt stellaire. Les meilleurs morceaux restent quand même Moscow Underground, qui ouvre l’album de façon absolument magistrale, mais aussi la ballade urbaine Light travels ou encore Blood type O et ses senteurs orientales hypnotisantes, très proche des expériences d’Empires & Dance. Les autres pépites présentes sur ce disque ne décolèrent pas non plus, avec une production vraiment bien ficelée, qui parvient à mélanger habilement impressions rock et effets synthétiques bien placés, qui ne versent jamais dans le cliché ou dans la nostalgie des années 80. Bien plus calibré que Black & White 050505, ce nouvel album des Simple Minds se concentre sur la qualité et la force de l’écriture des morceaux et réintronise les musiciens comme un groupe réel, non plus comme d’anciens requins de studio reconvertis dans de la pop européenne de supermarchés. S’il y a bien un ancien bon groupe vers lequel il faut maintenant revenir, c’est bien eux, car ils peuvent encore nous pondre de très belles choses. Avis aux amateurs ! |
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Il y a 8 contribution(s) au forum. Simple Minds : "Graffiti Soul"
(1/6) 5 juin 2010, par Saracla Simple Minds : "Graffiti Soul"
(2/6) 11 février 2010 Simple Minds : "Graffiti Soul"
(3/6) 20 juin 2009, par popgood Simple Minds : "Graffiti Soul"
(4/6) 27 mai 2009, par seeing out the angel Simple Minds : "Graffiti Soul"
(5/6) 26 mai 2009, par Jim du Caire en Egypte Simple Minds : "Graffiti Soul"
(6/6) 25 mai 2009, par Jimbo |
Simple Minds : "Graffiti Soul" 27 mai 2009, par Jim du Caire en Egypte [retour au début des forums] pour moi, cet album me procure autant de fraicheur que l’avait fait street fighting years lors de sa sortie, et effectivement sans plongé dans la nostalgie 80, il fait la part belle aux sons et compositions des albums que tu site.
Simple Minds : "Graffiti Soul" 7 décembre 2010, par mindopen [retour au début des forums] Pour moi cet album est la preuve que SM est un vrai groupe. Néanmoins, Ils devraient se mettre moins de pression pour leurs concerts, assez désastreux selon moi. J’aimerais les voir dans une forme moins pompeuse qui respecterait davantage la profondeur artistique de leur oeuvre.
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