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Silverchair : "Diorama" Un article "demolition man" jeudi 26 juin 2003, par |
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Avec cet album, Silverchair se positionne en très bonne place dans la course au trophée du "J’ai voulu évoluer, je me suis planté !"...
Considérés un temps comme des Nirvana miniatures des antipodes, les jeunots de Silverchair ont fourni deux albums à succès dans la ligne directe de leurs modèles de Seattle. Certes maladroits et un peu commerciaux, les Australiens semblaient pourtant avoir en eux la rage adolescente typique qui créait les grands groupes alternatifs des années 90. Freak show et Frogstomp furent donc deux fournées correctes de pop-rock qui aboyait mais ne mordait pas. Pas de quoi les sacrer groupe australien du siècle comme ils le furent (et Midnight Oil, INXS et AC/DC alors ?) mais pas de quoi les pendre non plus au grand gibet des arnaqueurs. Neon ballroom avait annoncé un désir clair de passer à un son encore plus pop, et voilà Diorama qui se pointe, infâme condensé des Carpenters, d’Elton John et de Wet Wet Wet. Qu’est ce qui a pu leur passer dans le crâne bon sang ?! A cet âge là, on est versatile, mais quand même... Il n’y a rien à garder sur cet abominable bouillon d’auto-apitoiement, de faiblesse et de misérabilisme musical. On est pétrifié dès la première piste, insupportable ballade pleurnicharde murmurée par un Daniel Johns reconverti en chanteur de charme. Un peu plus loin, quelques guitares électriques résonnent. "Sauvés !" se dit-on. Hé non, les guitares sont là uniquement pour faire un peu de bruit. Ils ont du se rappeler au dernier moment qu’ils avaient été un groupe de rock. Mais ce n’est pas tout : il y a un orchestre pour soutenir ce désastre. Aidez moi à me souvenir : à la base, les groupes comme Silverchair et leurs modèles ne se targuaient-ils pas de pratiquer une musique séminale, de vouloir retrouver les racines du rock, en opposition à la superficialité et aux prétentions des années 80 ? Faut croire que le groupe a viré sa cuti. Mais il n’est nul besoin de chercher la petite bête pour trouver ce choix dénué de sens. Car cet orchestre (celui de Sydney, ce n’est pas le Berliner Philarmoniker non plus !) n’apporte aucune envergure particulière aux morceaux. Au contraire, il les alourdit inutilement. Certains diront sûrement que ce disque est un choix courageux de la part du groupe. Possible, mais courageux ne veut pas nécessairement dire réussi. Et plus on l’écoute, moins on se dit qu’il reste quelque chose à sauver dans ce magma pompant, pompeux et pompier. Il est plaisant que ce genre d’objet nous arrive entre les mains. Parce qu’il nous rappelle que l’erreur est humaine et aussi parce que nous sommes un "méchant site", qui offense les belles âmes soucieuses de ne pas avoir d’avis blessant envers quiconque (on peut supprimer les trois derniers mots, d’ailleurs). Merci Silverchair de me permettre d’extérioriser mes sales pulsions "Demolition man" !
Marc Lenglet revient sur cet article polémique dans son interview du 10 octobre 2003. |
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Il y a 15 contribution(s) au forum. Silverchair : "Diorama"
(1/8) 14 décembre 2009, par Hugues Elle est bien bonne celle la !!!
(2/8) 6 juin 2006 Silverchair : "Diorama"
(3/8) 5 janvier 2006, par tyler > Silverchair : "Diorama"
(4/8) 9 septembre 2005, par francois le lapin > Silverchair : "Diorama"
(5/8) 22 juillet 2004, par Rom1 > Silverchair : "Diorama"
(6/8) 11 juillet 2004, par Mr.Bletz > Diorama
(7/8) 28 septembre 2003 > Diorama
(8/8) 27 juin 2003, par toto |
> Silverchair : "Diorama" 22 juillet 2004, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Tiens, je dois être bigleux mais...où sont ces fameux artistes dont Silverchair aurait du s’inspirer ? Je parle d’AC/DC et INXS en terme de reconnaissance populaire, et de Wet Wet Wet et Cie en terme d’équivalence dans la mièvrerie. Allez, avouez, c’est pour une caméra cachée ? Vous n’aviez pas remarqué que vous n’étiez pas sur un site professionnel ? Merci pour le chroniqueur du dimanche, cela reflète totalement la réalité(la semaine, je travaille...) Et la bonne vieille rengaine sur "Si t’es pas musicien,...", on commence à la connaître. D’ailleurs, vous n’êtes même pas chroniqueur du dimanche, je vous défends donc d’avoir un avis ! Avis aux lecteurs : le millième à nous faire ce reproche aura sa photo sur pop-rock et gagnera, au choix, les nouveaux Silverchair, A-ha ou HIM...
> Diorama 28 septembre 2003, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Je ne pense pas pouvoir argumenter plus que je ne l’ai fait dans l’article. Je ne cherche pas à produire des arguments imparables mais à coucher sur le papier mes impressions brutes à l’écoute d’un album. J’ai haï cet album...parce que je l’ai détesté ! Parce qu’il m’a ennuyé, jamais accroché l’oreille, fait preuve de prétention bien au dessus de ses moyens. C’est purement incompréhensible, tout comme ma répulsion totale pour radiohead !
Quant à l’orchestre, je trouve simplement que la musique de Silverchair (tout comme, plus récemment, celle de Kiss) ne se prête pas trop à l’accompagnement symphonique. Et pour le niveau de l’orchestre, je ne suis pas très connaisseur en musique classique, mais je fonctionne à l’instinct. J’écoute les travaux du Philarmoniker et ceux de Kamen à San Francisco pour le S&M, et j’en préfère un à l’autre. Même remarque pour Sidney.
> Diorama 28 juin 2003, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Pas question de rebellion ; juste de reconnaître certains albums pour ce qu’ils sont : de la merde pure et simple ! Si vous êtes trop aveuglés par l’idée de votre propre "tolérance" et "respect" pour vous en rendre compte, tant pis pour vous... > Diorama 2 juillet 2003 [retour au début des forums] Bon on va procéder autrement, je me suis mal exprimé. Après tout, le boulot d’un chroniqueur est de chroniquer, et d’exprimer comme étant acquis un avis personnel. Cependant, ta chronique est un peu "extrême". Que tu n’aimes pas l’album est une chose, et je peux très bien comprendre. Maintenant, le trainer dans la boue comme tu l’as fait, c’est aussi un peu, quelque part, accuser tous ceux qui l’ont aimé d’avoir mauvais goût. Personnellement, j’aime beaucoup Diorama, bien que mon préféré reste Neon Ballroom. Alors, quand tu dis "de la merde pure et simple", tu comprend, je me sens un peu insulté. J’ai peut-être réagi impulsivement, car je me rend compte que finalement mon commentaire rentrait dans la même démarche que celle que je cherchais, justement, à critiquer. Je propose qu’on fasse la paix et que chacun se quitte avec son image de silverchair :-) > Diorama 2 juillet 2003, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Comme je l’expliquais encore hier à quelques incrédules, la critique est par essence une démarche purement subjective. Je pense que nos lecteurs sont suffisamment intelligents pour ne pas penser que l’avis de Marc Lenglet ou de Jerôme Delvaux tient lieu de Table de la loi. Ce qui me permet d’écrire une chronique extrème sans crainte si j’ai un avis extrème au sujet de l’album. Sous-entendre que ceux qui aiment ont mauvais goût ? Cela tombe sous le sens, puisque j’ai détesté cet album et que, comme tout le monde, je pense avoir des goûts très sûrs... ;-) Là non plus, je ne pense pas que les lecteurs soient influençables à ce point.. ! Sur un site comme celui ci, dépourvu de toute attache publicitaire ou commerciale, on peut écrire ce qu’on veut sans crainte de rétorsion financière. Les lecteurs peuvent se sentir offensés mais ils ont toute latitude pour répondre !
> Diorama 8 décembre 2003, par Yoan [retour au début des forums] Je tombe sur ce topic complètement par hasard, et des plombes à la bourre, mais je ne peux pas me taire... Allons bon, "Diorama" ennuyeux ? "across the night" est un chef d’oeuvre mélodique d’une inventivité renversante, les lignes de chant sont inspirées, personnelles et véritablement intenses, et le titre s’avère passionnant de la première à la dernière seconde, arborant une structure confondante d’audace et de maîtrise. L’orchestration est à couper le souffle, soutenue par des cordes malicieuses et troublantes de justesse... Le talent de composition insolent de Daniel Johns se marie à merveille avec les orchestrations de Van Dyke Parks, qui n’a plus rien à prouver depuis fort longtemps... Le résultat est un titre magique, impressionnant, unique, aux partis pris évidents, qui sucitera une foultitude de réactions opposées mais dont l’inspiration grandiose lui confère un statut intouchable, quasi spirituel, bien au dessus d’une chronique incendiaire noyée au milieu d’éloges béats de gens qui n’auraient jamais misé un sous sur ce groupe.
Amicalement et sans volonté aucune de relancer une polémique déchirante, je tenais simplement à dire mon mot sur un album qui compte énormément pour moi. Merci. ;-) > Diorama 9 septembre 2005, par francois le lapin [retour au début des forums] Je pense exactement la même chose,mis à part le fait que les 2 premiers album de Silverchair s’inscrivait dans une mouvence qui n’a pas toujours donné dans la subtilité(mais c’était aussi la force de ce mouvement)
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