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Saint Etienne : "Tales from the turnpike house"
Indeed, my dear

samedi 13 janvier 2007, par Clarisse de Saint-Ange

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Légendes emblématiques de tout ce que la pop britannique peut faire de plus racé et de plus distingué, le groupe autour de la délicieuse Sarah Cracknell proposait en 2005 un album conceptuel. Que Saint Etienne s’attaque à ce genre était en soi une surprise, qu’il le réussisse constituait un véritable challenge. Et ici, on peut dire que l’exercice de style représente un pari réussi, bien qu’on ne renoue pas avec l’élégance d’un Tiger bay.

Si vous ne connaissez pas Saint Etienne ou que vous avez vaguement entendu parler de leur E.P. avec Etienne Daho dans les années 90, voici l’occasion de pouvoir vous faire une idée actuelle et pertinente de ce que vaut le trio anglais. On y retrouve tous les ingrédients de leur pop insouciante, profondément marquée à la fois par les Beach Boys et les Lightning Seeds : des perles pop comme Milk bottle symphony ou encore l’instantané A good thing. Et sur Relocate, c’est même David Essex lui-même qui donne la réplique à notre belle Sarah Cracknell.

Mais alors c’est quoi, le but de cet album concept ? Et bien il raconte tout simplement la vie quotidienne d’habitants d’un immeuble britannique tout ce qu’il y a de plus banal : dans un sens, on retrouve ici le génie créateur de l’emblématique Modern life is rubbish de Blur. Alors bien sûr, on pourrait se dire que les morceaux de Saint Etienne sont foutrement naïfs et s’écoutent très facilement - mais en fait, c’est bel et bien l’ambition poursuivie par ce trio : faire de la musique populaire, facile à entendre et à écouter, accrocheuse dès les premières notes, et tout à fait à propos pour vos escapades printanières ou vos pique-niques entre amis.

Quelques éléments électroniques nous permettent de nous pencher sur des titres un peu plus audacieux : Lightning strikes twice charme par sa production à la fois risquée et datée, alors que Teenage winter nous offre un voyage dans le temps qui rappelle les morceaux les plus étourdissants de feu Serge Gainsbourg (rien que ça). Dans un autre registre, Slow down at the castle propose un versant plus inattendu et plus intimiste des velléités populaires de Saint Etienne (avec l’élégance caractéristique de The Divine Comedy), alors que Stars above us s’offre carrément le luxe brillantissime de nous donner une version rafraîchissante et effrontée de ce Kylie Minogue pourrait faire si elle prenait quelques risques.

Ainsi, Tales from the turnpinke house mélange les genres et les aspirations radiophoniques les plus diverses pour nous offrir un concentré fruité de ce que la Grande-Bretagne sait faire de mieux en matière de pop. On se balade de morceaux dansants en ballades affectueuses, et on prend le temps de déguster les images anglaises les plus victoriennes et les plus alléchantes. Alors bien sûr, on est ici bien loin du terreau punk que la’Angleterre a également enfanté - mais ne dit-on pas que ce pays est la terre de toutes les contradictions ? Et puis au diable les mauvaises langues : Sun in my morning détendra tout le monde.



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Clarisse de Saint-Ange





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Saint Etienne : "Tales from the turnpike house"
(1/1) 1er août 2015




Saint Etienne : "Tales from the turnpike house"

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A nice music set up ! I’m thinking about getting this song collection. - Dennis Wong YOR Health

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