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Robbie Williams : "Intensive care" Le beurre de Stephen Duffy dimanche 4 décembre 2005, par |
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Quel périlleux exercice que de chroniquer le nouvel album de Robbie Williams. Tout le monde est obligé d’avoir un avis sur lui. Soit on fait partie de la junte auto-proclamée en matière du bon goût de pop et du rock, qui lui crache dessus depuis ses débuts sans même daigner jeter une oreille à ses chansons, soit on se retrouve dans le camp des bobos pseudo-amateurs de rock qui tolèrent non sans une certaine admiration le chanteur britannique qui, il est vrai, a réussi une belle reconversion depuis son échappée du boys band Take That. Et si ces deux types de loustics sont sûrs d’avoir les meilleures raisons du monde pour rester sur leur position, il convient tout de même de se pencher avec prudence sur cet album.
Et le mieux est de le faire en essayant d’oublier qu’il s’agit de Robbie Williams. Parce que soyons honnêtes : si le nom de l’artiste avait été différent, cet album aurait sans doute été accueilli comme la nouvelle sensation la plus honnête et la plus admirable que la pop ait connue depuis bon nombre d’années. Parce qu’il est bon ce Intensive care, à la croisée de plusieurs genres. Certains trouvent cet album sans doute ennuyeux, parce qu’ils s’attendaient à du bon vieux Robbie des familles, celui qui avait envoyer bouler les ondes des chaînes généralistes avec Let me entertain you ou le sirupeux (et indigeste) Angels. Mais il y a un mais. Car depuis les singles issue du best of de celui qui a pour idole suprême George Michael (grand bien lui en fasse), Williams a décidé de se séparer de son vieux comparse Guy Chambers pour s’acoquiner avec Stephen Duffy. Oui, Duffy lui-même, chantre du songwriting folk le plus indépendant qui soit, bien loin des lumières depuis qu’il a été remplacé à la fin des années 70 par Simon LeBon, à la tête de son ancien groupe Duran Duran, et ce malgré le succès relatif de son dernier album Keep going. Stephen Duffy, qui a participé à l’éclosion de la scène indépendante des années 90 avec son fabuleux groupe The Lilac Time, jouant ainsi dans la cour de Lloyd Cole, Colin Vearncombe et autres House Of Love ou Doves. Et force est de constater que les amateurs de Duffy se reconnaîtront incontestablement dans ce nouvel album de Robbie Williams, tant la patte du chansonnier anglais est présente tout au long de cet album, avec toutefois cette touche de modernité impeccablement pop qui permet aux morceaux d’allier sans complexes cordes, chœurs gospel, guitares acoustiques et rythmiques entraînantes. Si le single Tripping fait penser à El Presidente, Spread your wings est absolument typique des chansons estivales de The Lilac Time. A côté de cela, la production de Sin sin sin n’est pas étrangère à l’influence toujours aussi agréable de New Order, et Your gay friend aurait pu figurer sur un album de Morrissey, avec ses guitares à la Johnny Marr. Et des références comme cela, il y en a plein, puisque le premier morceau Ghosts ouvre avec une solennité que l’on ne retrouve que chez The Divine Comedy, et que Please don’t die aurait pu se retrouver sur le Release des Pet Shop Boys. Vous l’aurez compris, il s’agit de pop, et c’est donc dans cette optique que certains qualifieront de commerciale que Duffy et Williams ont choisi de mélanger une bonne grosse partie des groupes appréciés par le public anglais pour les ressortir à la sauce légèrement folk de ce Intensive care. Musicalement, on ne peut pas légitimement détester cet album sous prétexte que c’est du Robbie Williams. Le songwriting de Duffy apporte des titres bien ficelés, que l’on écoute et que l’on retient facilement. Toutefois, la légèreté et la candeur de Duffy participe également au fait que l’on oublie très vite ce genre de chansons, dont on peut douter qu’elles soient réellement taillés pour celui que certains voyaient comme un nouveau Frank Sinatra, fut une époque. Il faudra sans doute attendre encore un autre album avant de pouvoir voir si Robbie Williams est réellement en train de s’installer dans un univers bien particulier et typique de la musique populaire anglo-saxonne, ou bien s’il est en train de faire un choix hasardeux dans sa carrière. En tout cas, cela ne l’empêchera sans doute pas de dormir, et nous non plus, d’ailleurs. |
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Il y a 18 contribution(s) au forum. Robbie Williams : "Intensive care"
(1/2) 4 décembre 2005, par rocambolesque Robbie Williams : "Intensive care"
(2/2) 4 décembre 2005 |
Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par Sentenza [retour au début des forums] .................... A-HA aussi ? injustement oublié par bcp de médias comme si ce groupe n’avait jamais existé alors que leur dernier album est une vraie perle,
J’espère que Pop Rock ne va pas oublier ces 2 groupes................ Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005 [retour au début des forums] bon ça se passe de commentaires... c’est vraiment la loose chez pop-rock. Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005 [retour au début des forums] Si çà concerne a-ha, détrompe-toi, ils ont eu 4 sur 5 dans Uncut pour leur nouvel album alors que Babyshambles a eu seulement 2 sur 5...Et ce n’est pas le seul mag qui a donné plus à a-ha qu’au groupe de ce connard de Pete Doherty.
Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par Marc Lenglet [retour au début des forums] De toute façon, peu importe la note attribuée par un magazine. Ce n’est pas vraiment un critère de sélection. Un très intéressant site américain présente une revue de presse des magazines musicaux anglo-saxons pour chaque album. Où on peut constater que de la pire soupe à la musique la plus pointue, les notes s’échelonnent généralement de 1 à 10. Comme quoi, les références de l’un ne sont pas forcément celles de l’autre. Alors, se baser sur un magazine pour déterminer ce qu’il serait bon de chroniquer...bof. Les Babyshambles sont peut être dignes d’intérêt, peut être pas. On les écoutera sans doute. Et peut être en fera-t-on une chronique si on en a le temps et l’envie. Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005 [retour au début des forums] En même temps, il n’y a pas longtemps que les mags branchés parlent de a-ha.Si ils osent enfin en dire du bien, çà veut dire quelquechose pour moi ;On en parle même dans un mag underground français...C’est quand même une révolution.
Euh, avez-vous prévu la chronique du concert de a-ha en Belgique le 13/11 dernier ? Merci de me répondre...Je serais curieuse de lire çà... Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005 [retour au début des forums] Ah, je comprends pourquoi vous ne répondez jamais à cette question !
Bon, j’attends la mise à mort de a-ha, hein... Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Si vous ne voulez rien voir qui ait la réputation, l’allure ou l’aura d’une bouse commerciale, faut pas venir ici. Les sites qui s’occupent de musique plus pointue, ce n’est pas ce qui manque sur le web, vu que tout le monde semble préférer passer pour un esthète que pour un consommateur de fast-food, ces notions n’étant de toute façon pas particulièrement dignes d’intérêt.
Je n’aime pas Robbie Williams, ce qu’il fait m’insupporte et, malgré l’avis positif d’Albin, il y a très peu de chances que je gaspille 45 minutes à écouter cet album. Et franchement, il n’y a pas de quoi tirer une quelconque fierté d’agir comme cela. Après tout, Robbie Williams ou pas, il y a peut être réellement quelque chose à tirer de cet album. On parlera aussi de A-ha et même de Madonna. Pas parce qu’on aime Madonna, mais parce qu’il serait un peu crétin de ne pas en parler. Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par jp [retour au début des forums] "Sur pop-rock, on fait tout" Bien sur que non vous ne faites pas tout. Il y a même une flopée que vous ne ferez jamais et qui est pourtant pop. Désolé, mais A-ha, Robbie Williams, je rigole. Pourquoi pas Elton John tant que vous y êtes ? Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par Marc Lenglet [retour au début des forums] Aucun média ne fait tout, et personne ne peut prétendre à l’exhaustivité, spécialement quand on n’a pas la journée pour le faire. Ce que je veux dire (c’est terrible de s’abaisser ainsi à s’expliquer, ça coule pourtant de source), c’est qu’on ne rejettera aucune proposition de rédacteur, sous prétexte que ça ne "corresponderait" pas à une image que nous n’avons de toute façon pas et ne cherchons pas à avoir.
Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par jp [retour au début des forums] Attendons-nous donc un jour à voir débarquer du Black eyed peas, du 50 cent ou du O-zone Robbie Williams : "Intensive care" 4 décembre 2005, par joanny [retour au début des forums] Babyshambles ? Je vois qu’il y a des comiques par ici. Robbie Williams : "Intensive care" 5 décembre 2005, par thevogues [retour au début des forums] Moi, rien que pour le coup de chapeau à Duffy, je dis bravo !
Robbie Williams : "Intensive care" 5 décembre 2005 [retour au début des forums] J’ai écouté l’album des Babyshambles, j’ai pas vraiment aimé, mais c’est 10 fois supérieur, au niveau de la démarche artistique j’entends bien, qu’à cet abruti de Robbie Williams. S’il vous plaît, soyez franc, ’y a des choses mille fois plus intéressantes à chroniquer en matière de pop que ça. Robbie Williams : "Intensive care" 6 décembre 2005, par thevogues [retour au début des forums]
Bon ben comme ils veulent pas le chroniquer, on va en parler ici du Babyshambles...
Robbie Williams : "Intensive care" 6 décembre 2005, par Geoffroy Bodart [retour au début des forums] Si vous continuez ainsi, vous allez surtout nous donner l’envie de ne pas en parler, de votre Babyshambles. Ou alors, on risquerait bien de me le refiler pour mauvaise conduite, ce qui pourrait aussi être assez festif dans le genre. Robbie Williams : "Intensive care" 6 décembre 2005, par thevogues [retour au début des forums] Sorry... Ai compris !
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