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Queen Adreena : "The butcher and the butterfly"
The Queen is dead

jeudi 4 août 2005, par Marc Durant

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Ceux qui s’attendent à un album tout en plaies et en blessures ne seront pas en reste, même si il faut avouer, la maturité aidant, Katie Jane Garside (un nom très aristo, vous ne trouvez pas ?) s’est un peu assagie pour ne laisser la furie dont elle avait le secret ne faire que de sympathiques come-back ça et là. Bien entendu quand je dis assagie, il faut comprendre qu’on part de haut et que ce qu’il en reste est quand même propre à faire frémir les moins aguerris dans les chaumières.

Pour ceux qui ont connu les débuts flamboyants de Katie Jane Garside au sein des désormais cultes (n’ayant pas peur du mot) Daisy Chainsaw, ayant capoté suite au départ de la belle, ils vont retrouver ici cette si voix particulière qui a fait le succès des Daisy, un mélange détonnant de hurlements contrôlés qu’envierait sans doute Courtney Love (qui n’est pas en reste avouons le), de murmures impétueux, d’une douleur revêche presque salace, un phrasé qu’on imagine très bien sortant de la bouche d’une jeune prostituée de la Nouvelle Orléans du siècle passé. Les amateurs du genre ne seront pas déçus.

Après deux albums volcaniques dont l’âpreté aura séduit ou énervé la majorité, ce troisième opus produit par Paul Corkett (qui a bossé pour The Cure, notamment) s’impose comme une suite presque logique, plus en nuances, ample et intense, guitares aux arômes vénéneux et à la hargne facile, mélodies bien en avant. Avec des influences pas si compliquées à deviner. On retrouve un côté Marilyn Manson qui arrive un peu à l’improviste, même si cela confine à la formule (peut-être involontaire) de faire du rock nerveux grandguignolesque (dans le bon sens) avec un petit côté cabaret gothique tragi-comique. Alors puisque Manson est déjà dans le shaker on rajoutera une lampée de Nine Inch Nails et une pincée de Garbage, un peu d’alcool médical et on aura la définition succincte de ce que peut apporter cet album.

Par rapport à ce qu’ils faisaient avant un assagissement général, certains seront heureux (un peu de douceur dans ce monde de brute), d’autres crieront au scandale et iront s’enfermer chez eux pour écouter le dernier Metallica (oui il en faut pour tous les goûts).

D’entrée de jeu l’album annonce la couleur, le titre Suck ouvre le bal, avec un calme enfantin, genre ritournelle sadique d’une lolita qui sait ce qu’elle veut (et je ne dirai pas quoi). Medecine Jar est le single actuel, des guitares très Manson, encore un peu de retenue dans le chant, on aurait espéré plus de fougue... Mais ça vient. Ascending stars va ébranler tout cela, même si en règle générale ça reste plutôt sage (mais je vous avais prévenu, ils se sont calmés). Join the dots est un peu un retour au calme... Même si la guitare possède une disto des plus séduisante. Racing towards the sun revient bousculer tout cela. On dirait que la définition de courant alternatif prend ici un double sens... Je pourrais continuer à énumérer les titres avec moult appréciations, ça ne changerait rien. De toute façon, les plus curieux d’entre- vous écouterons ce disque, et se feront une opinion réaliste.

Alors verdict ? Et bien je ne vais pas lever les bras au ciel en criant au miracle ni en le proclamant album de l’année, il ne l’est pas, et seuls les fans les plus convaincus lui feront l’accueil qu’il mérite. Le retour au calme pour les Queen Adreena confine un peu au ramollissement n’ayons pas peur de le dire. J’aurais tendance à dire que je suis un peu déçu, connaissant le talent de ce groupe. Ce disque aurait sans doute brillé en tant que premier album, mais c’est difficile d’être le troisième dans une famille qui compte déjà deux génies (surtout succédant au splendide Drink me). L’animalité aurait du rester sauvage au lieu de chercher à la domestiquer. Un album qui ravira pas mal de monde, mais qui ne (me) surprend pas. Et c’est là, à mes yeux, son problème.



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Marc Durant





Il y a 4 contribution(s) au forum.

dropshippingwatch
(1/2) 5 avril 2010, par Administrator
> Queen Adreena : "The butcher and the butterfly"
(2/2) 25 septembre 2005, par Liliann Dumsky / Sassy Kinkle




dropshippingwatch

5 avril 2010, par Administrator [retour au début des forums]

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> Queen Adreena : "The butcher and the butterfly"

25 septembre 2005, par Liliann Dumsky / Sassy Kinkle [retour au début des forums]

Il est bien évident que The Butcher and The Butterfly, pour des raisons qui tiennent (aussi) à son tracklisting, plus fourni que pour son déjantissime prédécesseur Drink Me, laisse une impression d’apaisement (relatif en mon sens, mais apaisement quand même, cependant, tant qu’à évoquer Courtney Love, que dire alors du changement stylistique entre Live Through This et son successeur hyper allégé Celebrity Skin ?). Mais si K.J.Garside n’avait pas confirmé une telle intuition à la presse, je ne ressens pas à l’écoute de cet album une inspiration asphyxiée sauce : La fin est proche.
Ce troisième opus, selon toute vraisemblance conclusion artistisque de Queen Adreena (on se permettra là encore un clin d’oeil à Hole, suicidé au bout d’une trilogie ultra changeante), est bien entendu différent du brûlot enlevé qu’était Drink Me, néanmoins, puisque mention est faite à la production, rappelons qu’elle occupait un rôle essentiel dans le second essai du groupe, quand elle se veut un habillage épuré proche du live sur The Butcher and The Butterfly... Pas d’héritier à A Bed Of Roses, Under A Floorboard World, Hotel After Show ? Pari difficile à relever, quelque part. On aura donc effectivement droit à des cris dispersés (mais en aucun cas disparates, quoi que l’on dise du présent album, justesse ambiguë et persuasive demeure le maître mot de Queen Adreena), reprise synthétique de qualité de l’essence riot grrrl (In Red), et des guitares très proches il est vrai de Marilyn Manson.
Quoi qu’il en soit, l’habillage sonore du LP peut sembler a priori plutôt ingrat, complet mais peu convaincant, ce que ne parvient pas à faire oublier la voix de Katie, malgré tout lascive et envoûtante - il ne s’agit pas de déprécier The Butcher and The Butterfly qui n’en reste pas moins un excellent disque à mes yeux - voguant entre rêverie et fureur (moins que par le passé, certes, n’empêche que...).
En dépit de cette atmopshère plutôt déroutante après un Taxidermy plein d’imagination et un Drink Me assimilable au paroxysme de la névrose colérique de Queen Adreena, les points forts de cet album sont légion, et les morceaux sont indéniablement efficaces...
Telle est en tout cas mon opinion.

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