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Peter Yorn & Scarlett Johansson : "Break up"
C’était la fille du Père Noël, j’étais le fils du Père Fouettard

vendredi 25 décembre 2009, par Tokyo Montana

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J’ai abordé cet album vierge de toutes références antérieures de l’actrice et du songwriter. Ce dernier m’étant d’ailleurs parfaitement inconnu avant sa collaboration avec la susnommée. Je pense qu’il devait en être de même pour la presque entièreté de la congrégation musicale de ce côté de l’Atlantique. Ce fut donc sans a priori que j’attaquais l’écoute, succombant immédiatement, non pas à la qualité d’écriture assez commune, mais à la voix chaude et suave de l’interprète féminine. Sans aucune préoccupation quant à savoir si elle était apte à chanter suivant les standards établis. Cette perception des vocalises confère un je ne sais quoi de sauvagement sensuel, ou de sensuellement sauvage, je n’arrive pas à décider, à cet album. Laissons nous envoûter.

Dès l’entame, l’ouïe est chaleureusement caressée par cette sonorité onctueuse particulière. Les yeux fermés, on se représente Scarlett moins bimbo, plus femme fatale, un peu Shane dans L Word. L’imagination nous porte à croire qu’elle nous susurre une comptine au creux de l’oreille. Que doucement sa langue, que l’on espère pointue et ferme, nous taquine le lobe, les frissons de plaisirs que cela engendre. Et voilà que l’on aspire à ce que nos vêtements s’évanouissent et que les larmes coulent car Peter est encore bien trop présent et elle trop en retrait. A l’instant ou elle ne saura plus quoi faire et nous le criera aux tympans, on lui demandera de rechercher son cœur et de le presser contre le notre. Les poitrines écrasées l’une contre l’autre, les boutons turgescents, mèneront un organe autre que vocal à se dévoiler, développer. Enfilant les perles, qui n’ont rien de climatiques, mais qui donnent juste envie d’en localiser une qui ne demande qu’à être effleurée, pressée tendrement. Et ce, dans l’unique but de huiler les rouages qui permettront l’enchevêtrement de corps qui mènera bien plus loin qu’au septième ciel, au cosmos. En jaillira alors un flot crémeux, mielleux, moelleux.

Le shampoing deviendra une absolue nécessité pour nous rendre propre à la consommation. Prêt à retourner aux aléas de notre vie, dans le seul espoir qu’un jour Scarlett à nouveau jette son dévolu sur un esclave lui fourbissant un lieu d’expression vocal. Nous pourrons alors, encore une fois, nous laisser aller aux élucubrations des plus scabreuses mais tellement jouissives.



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Tokyo Montana





Il y a 24 contribution(s) au forum.

Peter Yorn & Scarlett Johansson : "Break up"
(1/2) 31 décembre 2009
Peter Yorn & Scarlett Johansson : "Break up"
(2/2) 25 décembre 2009




Peter Yorn & Scarlett Johansson : "Break up"

31 décembre 2009 [retour au début des forums]

cet album est tout bonnement atroce quand on ne tombe pas stupidement sous le charme de la voix à deux balles de cette très vaine starlette

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Peter Yorn & Scarlett Johansson : "Break up"

25 décembre 2009 [retour au début des forums]

Y a Richard Brautigan qui se retourne dans sa tombe devant autant de clichés.

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