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Peter, Björn & John : "Seaside Rock" Au delà du péril jeune dimanche 19 octobre 2008, par |
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Je ne suis pas réfractaire aux nouvelles technologies, tout comme je garde une grande affection pour les anciennes, mais je ne saurai laisser quiconque me forcer la main en m’imposant des choix technologiques stupides. Aussi, l’album ici chroniqué est une version téléchargée illégalement, depuis mon domicile, afin de protester symboliquement contre la non disponibilité de l’album sur un support optique au son non dégradé.
(Accessoirement, le vinyle a été perdu par les postes françaises.) Peter, Bjorn And John est un groupe suédois, formé à Stockholm en 1999. De façon simple et humoristique, le nom de la formation vient des prénoms de ses trois membres, à savoir Peter Morén (chant, guitare, et harmonica), Björn Yttling (basse, claviers, et chœurs), et John Eriksson (batterie, percussions, et chœurs). Auparavant, Morén et Yttling avaient joué ensemble au lycée, influencés par la pop baroque, la power pop, ainsi que la new wave, citant par ailleurs des groupes comme les Stone Roses et Ride, tandis qu’Eriksson s’ennuyait tout seul chez lui. Le trio, jouant avant tout pour son propre plaisir, n’enregistre son premier album, homonyme, qu’en 2002 ; à comparer aux groupes éphémères qui envoient leur première galette au peloton d’exécution au bout de six mois, pour les résultats que l’on sait. Dans le cas présent, ce premier effort non avoué est d’assez bonne facture : sans ambition particulière, il se donne pour objectif de délivrer une pop un peu garage sur les bords, sans échappées belles mais avec une jolie collection de morceaux pour accompagner sans le déranger l’auditeur dans ses activités. En somme, un album correct, aux qualités indéniables, mais dispensable de par son manque de fulgurances. En outre, il faut bien avouer que ce premier opus fait bien pâle figure comparé à Falling out, second disque du groupe, et incontestable réussite. Enregistré entre fin 2003 et début 2004, cet album est en tout point une réussite : l’aspect garage a totalement été gommé au profit d’un son clair et ciselé, le chant est assuré, et les compositions se révèlent riches mais accessibles. Cependant, et encore une fois, il n’y a aucune fulgurance réelle à relever. Néanmoins, le niveau général s’est vu rehaussé de telle façon que l’on ne peut plus parler d’album dispensable : le disque est cohérent, coule de source serait-on tenté d’écrire, et les écoutes successives marquent progressivement à l’encre indélébile l’esprit de l’auditeur. Mais quid d’une fulgurance à même d’imposer le groupe sur la scène internationale ? Elle arrive, avec le troisième album du groupe, le plus vendu mais aussi le plus sous-estimé de tous. Writer’s block contient en effet ce qu’il convient d’appeler un « tube planétaire » : Young folks. Cette chanson - cet hymne ? - est en effet repris partout, à tel point que seuls les sourds ont pu ne pas l’entendre. Conséquence directe et implacable de cette soudaine reconnaissance internationale : le reste du disque est intégralement occulté, balayé, alors même qu’il était loin d’être mauvais. Les compositions ont encore gagné en richesse, mais se révèlent par contre moins accessibles que celles de Falling out, qui aurait été bien plus à même d’accueillir Young folks en son sein. Aussi soudain qu’inattendu, ce succès aurait pu sonner le glas de Peter, Björn And John ; après tout, ils ne seraient pas les premiers à être broyés par leur propre production. Cependant, et au prix de quelques tâtonnements - l’album devait à l’origine s’appeler Earl Grey -, le groupe a finalement publié sa réponse : Seaside Rock, véritable doigt d’honneur rock’n’roll sous la forme d’un disque pop aéré et audacieux, que l’on pourrait presque qualifier de blog : quelques notes tirées de journaux intimes mis à la disposition de tous sur Internet. Majoritairement composée d’instrumentaux, cette escapade sur les terres bucoliques suédoises contient trois textes récités en autant de patois (Vous ne comprenez pas ? La plupart des Suédois non plus.) par des locaux. Album de la nostalgie de l’enfance, ode sincère à son pays, Seaside Rock est aussi une vengeance savourée dans tous les sens du terme ; et tandis que Courtney demande aux fans de Kurt de lui dire merde, Peter, Björn, et John livrent ce qui est à ce jour ni plus ni moins que leur meilleur disque, une leçon de musique pop moderne destinée à devenir un classique selon Mark Twain : un disque que tout le monde veut avoir entendu, mais que personne ne veut écouter. Tant pis pour eux ! S’ils ne savent pas ce qu’ils perdent, nous savons ce que nous gagnons. |
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Il y a 16 contribution(s) au forum. lo siento si using aw19f
(1/3) 19 avril 2009, par Peksraluale Peter, Björn And John : "Seaside Rock"
(2/3) 22 novembre 2008, par Homösaurus Eructus Peter, Björn And John : "Seaside Rock"
(3/3) 19 octobre 2008 |
Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 19 octobre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Nous ne devons pas avoir les mêmes dictionnaires, alors... :-) Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par Humphrey [retour au début des forums] T’inquiète il n’en a aucun. Mais des pommes de terre oui. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] C’est salutaire, en ces temps de "crise". ;-) Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par Vehau [retour au début des forums] La littérature est morte, vive la purée ! Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Je viens de tomber sur ce beau pavé philosophique du Yû en guise d’édito, je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais il faut reconnaître la capacité du monsieur à passer de la concision extrême au pavé monumental en un tour de souris. De l’excrément au monument, il n’y a qu’un pas. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par R.T. [retour au début des forums] Pourtant le monsieur à raison ! Seul un individu peut être "Eponyme" ! Il existe un mot très simple pour signifier ce que vous voulez dire et qui était encore fréquemment utilisé naguère, il s’agit d’"homonyme" ! Madame Bovary est l’héroine éponyme du roman...mais le roman est homonyme à son héroïne. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Après une longue vérification, j’ai en effet jeté mon dictionnaire qui prétendait le contraire - en fait, un anglicisme des plus barbare - et me suis offert un Littré. Voilà, voilà. :-) Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par R.T. [retour au début des forums] Bienvenue au club de ceux qui ne peuvent plus entendre ce mot à la con mis à toutes les sauces. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par JP [retour au début des forums] Merci R.T. ; moi qui pensais que tu étais mort. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par R.T. [retour au début des forums] Mort pour les commentaires ici, oui ! Ca tournait systématiquement en rond.
Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 20 octobre 2008, par Vehau [retour au début des forums] J’irai dans le sens de RT, ça tourne parfois en rond, mais que voulez-vous, on s’y attache à ce site malgré tout, tant qu’il y aura quelques commentateurs vivants et dépassant le QI de la coquille Saint-Jacques, difficile de faire ses valises de façon définitive... N’est-ce pas Humphrey ;) ? Le bon goût, c’est bien, le gouda c’est mieux. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 21 octobre 2008, par Humphrey bien des frites [retour au début des forums] Purée ça m’apprendra à avoir eu la flemme de vérifier une 20ème fois cette saleté de mot. Peter, Björn And John : "Seaside Rock" 21 octobre 2008, par Humphrey [retour au début des forums] Et je vous prie le monsieur d’accepter mes excuses.
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