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People In Planes : "As far as the eye can see"
L’oiseau bleu

dimanche 22 octobre 2006, par Albin Wagener

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Un album qui commence comme un revival de Led Zeppelin et de T-Rex, puis qui enchaîne avec bonheur sur une rencontre improbable entre Muse et Doves, ça vous fait envie ? Et bien, heureux coquins, voici venir le premier album d’un groupe britannique qui, une fois n’est pas coutume, parvient à se hisser sur les premiers marches du succès aux Etats-Unis - alors que sa galette n’est disponible qu’en import dans son pays natal. Les voies du business musical sont impénétrables.

People In Planes possède un avantage indéniable : la sauce prend dès les premières écoutes et ne retombe pour ainsi dire jamais. Plusieurs mois après avoir écouté quelques titres, je me surprenais à fredonner For miles around (Scratch to void) ou surtout le très efficace If you talk too much (My head will explode), excellent titre qui pourrait à la fois faire un single heureux, un morceau anthologique de la future discographie du groupe (que l’on souhaite prolifique) et une perle rare et originale du petit univers du rock contemporain. Difficile de tarir d’éloges au sujet de ce As far as the eye can see. J’en reviens à If you talk to much (My head will explode), qui permet de comprendre pourquoi le groupe parvient à se frayer un chemin plus praticable aux Etats-Unis que dans la perfide Albion : la mélodie aux guitares finement lustrées est imparable et cadre parfaitement avec le monde du rock alternatif de l’Oncle Sam.

Il y a aussi les morceaux qui témoignent d’indéniables influences seventies de la part du combo : l’introduction éclatante et électrique Barracuda ouvre l’album magistralement, Black widow développe un funk discret mais teinté de guitares amplifiées, et le blues psychédélique de Rush nous offre un grand bol d’air, avec une authenticité difficile à contrecarrer. Mais au-delà de ces exercices de style foutrement bien réussis, People In Planes nous alimente de sensations bien plus originales grâce à des morceaux qui tentent de créer une ambiance propre, en expérimentant avec des nappes, des rythmiques et des mélodies atypiques : l’automnal Fire semble se déshabiller lentement à la lueur d’une bougie, Token trapped woman parvient à asseoir une rythmique incontrôlable au cours du refrain, après des couplets moins immédiats.

People In Planes arrive à s’extirper de ses références grâce à son originalité : on pourrait citer une véritable pelletée de groupes pour donner des pistes aux auditeurs néophytes, mais à quoi bon ? Au final, ça reste du rock qui parvient à digérer ses influences et à se balader entre des morceaux plutôt différents. Tous les ingrédients sont en somme réunis pour faire de cet album une galette solide aux ambitions assumées. Mention spéciale à des morceaux accrocheurs et fort singuliers, comme Light for the deadvine ou l’électronique nostalgique de Penny ! Non franchement, pour les amateurs du genre, toute déception est à proscrire dès la première écoute de ce fantastique début. Un disque qui se hisse au même niveau que Aerial view, le dernier Blackmail.



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Albin Wagener





Il y a 1 contribution(s) au forum.

People In Planes : "As far as the eye can see"
(1/1) 9 novembre 2006, par Jefferson




People In Planes : "As far as the eye can see"

9 novembre 2006, par Jefferson [retour au début des forums]

Aaaah, je suis content, nous sommes enfin d’accord sur quelque chose !!! Oui, c’est un fait que dès la première écoute, je fus envouté par cet album. Et je ne m’en lasse pas au fil des écoutes (ce que je peux rarement dire, si ce n’est de Bloc Party, ne vous en déplaise, du "Z" de My Morning Jacket et la plupart des Piano Magic, entre autre) Il est vrai aussi, comme mentionné, qu’on est loin ici des sonorités britonnes dont, il faut bien le dire, on commence à avoir marre.
Aucune réponse à cette critique à ce jour..., j’imagine que l’album n’est pas facile à trouver en nos contrées (jamais vu et rien à la médiathèque) MAIS ça vaut vraiment la peine d’être découvert. Longue vie aux People in Planes !

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