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Paul Anka : "Rock swings"
Smells like swing spirit

mercredi 3 décembre 2008, par Jérôme Delvaux

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Un vieux crooner de 64 ans qui sort de sa retraite pour enregistrer un album de reprises de classiques pop/rock des années 1980/90, ce n’est pas banal. Surtout quand le crooner en question n’est autre que Paul Anka, un chanteur de charme des fifties un peu désuet, même si doté d’un très bel organe...

Quand j’étais gamin, Paul Anka était un des chanteurs préférés de mon père, avec Elvis, Roy Orbison et quelques autres. J’ai grandi bercé par des chansons comme Diana, You are my destiny et Put your hand on my shoulder. Ses principaux succès de la période 1957-59, en somme. Et My way, bien sûr, son adaptation de Comme d’habitude (dont j’ai toujours préféré la version de Sinatra, ceci dit). Devenu adulte, n’ayant plus les vieux vinyles de mon paternel à portée de main, c’est sans aucune honte que je me suis acheté un best-of de Paul Anka. Pas vraiment par nostalgie de l’enfance, mais simplement parce que son répertoire comprend quelques très bonnes chansons. Même si je concède qu’on puisse trouver vieillottes des ballades romantiques comme A steel guitar and a glass of wine, Save the last dance for me ou encore Crazy love (ma préférée !), il faut reconnaître que ce sont de vraies références dans leur genre. Des classiques.

Après avoir connu un sérieux passage à vide, le Canadien d’origine libanaise (il s’appelle au civil Paul Mustapha Abdi Anka, ce que peu gens savent) a choisi d’imiter d’une certaine façon la démarche de son vieux camarade Tom Jones (dont il y avait aussi quelques disques chez mes parents...). Le chanteur gallois, qui avait connu quelques années difficiles après les seventies, a réussi à toucher un public plus jeune en 1999 avec son album Reloaded. A 59 ans, il y chantait des reprises en duo avec des artistes populaires de l’époque (Robbie Williams, Natalie Imbruglia, les Cardigans, les Stereophonics, Portishead...). C’est probablement cet album qui donna à Paul Anka l’idée d’essayer de rajeunir son auditoire en s’attaquant, lui aussi, à des titres plus contemporains. Sauf qu’il ne chanterait pas sur des arrangements hyper modernes, lui, - Tom Jones a tout de même frisé le ridicule dans cet exercice -, ni en duo avec des stars matraquées sur MTV, mais simplement à sa façon, accompagné d’un grand orchestre à l’ancienne.

Ce sera Rock swings, en 2005, un disque sur lequel il s’autorise à reprendre The Cure (Lovecats), les Pet Shop Boys (It’s a sin), Bon Jovi (It’s my life), Van Halen (Jump - absolument jouissive !), Oasis (Wonderwall) et même Nirvana (Smells like teen spirit). Quatorze chansons en tout. Jouées par un orchestre de swing jazz très typé années 30, elles apparaissent tout simplement intemporelles et universelles. Définitivement. Ces relectures apportent en outre véritablement quelque chose ; elles servent les compositions. La version de Everybody hurts de R.E.M. par Anka est encore plus touchante que l’originale et celle de True fait tout simplement oublier Spandau Ballet (ce qui n’est pas difficile, diront les mauvaises langues). Mais la plus belle de toutes reste sans doute Black hole sun. Cette reprise du hit de 1994 de Soundgarden est envoûtante au possible. Vous me direz que l’originale l’était déjà, mais avec la voix unique de Paul Anka et les arrangements swings tout en finesse de son orchestre, on nage dans le bonheur.

Un crooner sexagénaire qui revient pour chanter des tubes de la génération de ses petits-enfants, c’est une démarche originale qui pouvait laisser craindre le pire. Paul Anka s’en est toutefois remarquablement bien tiré, sans la moindre faute de goût. En plus de renouer avec un réel succès commercial qui le boudait depuis si longtemps, il a rappelé avec Rock swings qu’une bonne chanson est une bonne chanson, peu importe quand et par qui elle a été écrite. Et qui aurait osé imaginer voir un jour des grands-mères de soixante-cinq balais et plus se dandiner sur Smells like teen spirit ? Rien que cela rend ce disque unique.



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Jérôme Delvaux





Il y a 3 contribution(s) au forum.

lo siento si using bk30u
(1/3) 19 avril 2009, par Peksraluale
Paul Anka : "Rock swings"
(2/3) 4 décembre 2008
Paul Anka : "Rock swings"
(3/3) 3 décembre 2008, par Nobuko




lo siento si using bk30u

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Paul Anka : "Rock swings"

4 décembre 2008 [retour au début des forums]

Dans le genre "papy reprend du wokandwoll", je conseille aussi l’album de Pat Boone "In a Metal Mood : No More Mr. Nice Guy". Hilarant :)

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Paul Anka : "Rock swings"

3 décembre 2008, par Nobuko [retour au début des forums]

Je me souviens de cet album, absolument génialissime ! Du grand art excercé sur des reprises magnifiques. Par contr, heu... dire que Tom Jones a frisé le ridicule avec son album Reloaded est quand même gonflé, parce que le bonhomme a quand même fait du très bon travail.

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