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Orson : "Bright idea"
No Tomorrow ?

dimanche 12 novembre 2006, par Géry Brusselmans

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Certains les appellent les “groupes kleenex”, ou les groupes projetés en haut de l’affiche par la sur-médiatisation d’un ou deux titres... Pour être ensuite oubliés comme un vulgaire kleenex. Orson fait-il partie de cette catégorie ? Malgré l’énergie et l’efficacité de la majorité des chansons de Bright idea, on peut le penser.

Vos oreilles n’ont sans doute pas échappé au très efficace single funk/pop No tomorrow, largement diffusé en radio et en télévision depuis le mois de février 2006. Chanson qui par ailleurs fut la plus convoitée de l’histoire de la plate-forme de téléchargement I-tunes ; autant parler d’une belle pub pour le groupe qui en est l’auteur : Orson. Les choses ont alors démarré, puisque le band s’est fait repéré par Universal lors d’un concert à Manchester ; s’en sont suivies des premières parties de Robbie Williams, l’ouverture d’un concert de Duran Duran et un premier CD dont nous parlons ici, Bright idea, sorti en juin passé via Mercury Records/Universal. Le groupe nous vient tout droit d’Hollywood et tire d’ailleurs son nom d’Orson Welles, le réalisateur/acteur de Citizen Kane.

« Un des rôles de notre musique est d’arriver à faire danser les filles pendant un concert », explique régulièrement le chanteur, Jason Pebworth, dans ses interviews. Le caractère d’entertainer-band est ici bien présent, avec un frontman plus formé sur les planches de théâtre que dans les répètes de garage. « Je suis autant influencé par les spectacles de Broadway que par la musique de Black Sabbath » déclare-t-il aussi. Le créneau d’Orson serait donc, a priori, orienté Star Ac’. Pour ce qui est de l’aspect musical, le groupe fait dans le rock FM énergique et dansant saupoudré de funk. Certaines sonorités qui rappellent le groupe Maroon 5, d’ailleurs aussi originaire de Los Angeles. Chose plus dérangeante avec Orson : son étrange similarité avec d’autres grosses références du rock. Pour exemple, le riff d’Happiness et sa ressemblance avec des riffs d’AC/DC ; Downtown et ses relents de Queen, certaines sonorités proches des Rolling Stones ou quelques solos pas éloignés de ceux de Jimmy Page. Même si les groupes pêchent toujours leurs influences quelque part, le cas Orson est assez parlant.

On ne niera pas le gros potentiel FM du quintet et ses chansons très rythmées extrêmement efficaces. Du bien emballé prêt à la consommation directe en somme ; tout âge/tout public. Les gens qui connaissent déjà Orson par la radio ou la télévision peuvent déjà se contenter des trois singles (Bright idea, Happiness et No tomorrow). Ce sont sans doute les plus convaincant de l’album ; avec en tête le single No tomorrow. En ce qui concerne le reste du disque, Orson ne remplit pas tout à fait son contrat d’originalité. Les titres s’enchaînent à la manière de hits formatés mais ne montrent ni la personnalité d’un groupe, ni le soupçon d’un certaine recherche musicale. Malgré ce défaut, le groupe peut-il prétendre à une notoriété plus longue que ces prochains mois ? Orson présente beaucoup de qualités ; il suffira maintenant qu’il se penche sur sa façon de composer.



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Géry Brusselmans





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Orson : "Bright idea"
(1/1) 29 juillet 2015




Orson : "Bright idea"

29 juillet 2015 [retour au début des forums]

Nice list of songs. This band has great potentials. - Sophia Wong YOR Health

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