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OMR : "Superheroes crash"
Welcome to the machine

jeudi 18 mai 2006, par Geoffroy Bodart

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Avec une pochette qui suggère de manière aussi explicite le caractère planant et aérien de sa musique, un groupe doit s’attendre à un sérieux retour de flamme si l’objectif escompté n’est pas atteint. Et y apposer un titre d’album pareil, c’est carrément tendre le bâton pour se faire battre tant les jeux de mots foireux seront faciles pour illustrer au travers d’une chronique l’éventuel échec de la tentative. OMR semble toutefois conscient d’avoir fait mouche avec ce magnifique recueil de ballades éthérées, ce qui est plus à prendre comme un signe de maturité que d’orgueil.

Les duos « une fille au chant, un type aux machines » semblent en vogue pour l’instant. Si certains d’entre-eux me paraissent relativement sympathiques, je suis loin de vouer une admiration sans borne tant au genre qu’à ses représentants. Mais, bénis soient-ils, les membres d’OMR ne peuvent être comparés à ces autres formations que par la typicité de leur line-up et proposent en vérité bien plus que cela. Tout d’abord, lors de la tournée qui a suivi la sortie de leur premier opus, Side effects, les deux comparses se sont entourés d’un vrai groupe sur scène, histoire de rendre leurs compositions plus vivantes. Exit donc le cliché du DJ qui presse des boutons pendant qu’une folle furieuse s’époumone tant bien que mal derrière son micro, la voix passée à travers mille et mille filtres. Ensuite, les Français ont décidé de passer à l’étage supérieur en faisant de l’électronique non plus une fin en soi, mais un moyen parmi beaucoup d’autres de développer leur musique.

Avec la prééminence des guitares, c’est toute la scène électro qui doit ciller en écoutant ces onze nouvelles livrées. Et il ne s’agit pas de guitares saturées qu’on peut distordre et dénaturer au travers de synthés, mais de purs arpèges qui évoqueraient parfois des influences post-rock. On y superpose une basse qui ronronne comme un chat à l’heure de la sieste et des rythmes à la batterie entêtants, on étoffe le tout avec des nappes de claviers, quelques effets et programmations ou des sons plus chaleureux comme ceux d’un orgue du 18ème siècle enregistré au cœur même d’une Eglise abbatiale, et il ne reste plus à la chanteuse qu’à poser sa voix désenchantée pour nous faire glisser hors de nos petits tracas quotidiens.

Vu que l’ensemble des titres est parfaitement homogène, résultante inévitable d’un effort de composition ramassé dans le temps, contrairement à leur premier album qui compilait des titres écrits sur plusieurs années, ceux qui se contenteront d’une écoute distraite pourront avoir le sentiment que tout cela finit par se ressembler quelque peu. Mais en leur accordant l’attention qu’elles méritent, on s’aperçoit très vite de la richesse des différentes chansons. Et si le groupe n’évite pas parfois la redite avec Superheroes crash ou Dancers, que la multiplication des écoutes rend répétitives, il touche par contre au sublime sur Immobilized, I don’t know ou Stood the test of time, dont on se demande encore comment on a pu vivre jusqu’ici sans s’en être repait.

L’équilibre improbable est donc atteint sur cet album qui allie la modernité d’une production de pointe à l’intemporalité d’une œuvre centrée sur les atmosphères et les compositions. On devine en effet aisément que cet album sera de ceux qui ne vieilliront pas rapidement, malgré les évolutions technologiques auxquelles est soumise la musique électronique. Il ne faut pas en déduire pour autant que cet album est le chef-d’œuvre ultime, le messie tant attendu, mais en privilégiant l’humain sur la machine, l’atmosphère sur la technique, la chaleur sur la distanciation, Superheroes crash se pose comme un des meilleurs albums de pop atmosphérique qui m’ait caressé les tympans depuis très longtemps.



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Geoffroy Bodart





Il y a 3 contribution(s) au forum.

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(1/3) 11 mars 2016, par amazon321
OMR : "Superheroes crash"
(2/3) 18 mai 2006, par silencio
OMR : "Superheroes crash"
(3/3) 18 mai 2006, par Tommy




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11 mars 2016, par amazon321 [retour au début des forums]

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OMR : "Superheroes crash"

18 mai 2006, par silencio [retour au début des forums]

Excellent album c’est vrai. Je les avais découvert avec leur premier album qui contenait déja de très bons morceaux et celui-ci est une vraie réussite.
Chaque titre fait mouche grâce à des très bonnes mélodies. Car OMR apporte un soin particulier à la musique et ça c’est vraiment appréciable.
Et puis c’est mixé par celui a qui l’on doit The notwist et Lali puna donc c’est un autre gage de qualité.

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OMR : "Superheroes crash"

18 mai 2006, par Tommy [retour au début des forums]

Entièrement d’accord avec cette chronique ! J’ai récemment découvert ce groupe sur MySpace et en ait été tout retourné, va falloir que je me procure cet album ...

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