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No Man : "Schoolyard ghosts"
They see dead people

mercredi 27 août 2008, par Geoffroy Bodart

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J’ai tenu ! Je n’ai pas écouté la moindre note de ce disque sur MySpace, YouTube ou un quelconque autre média virtuel avant d’avoir le disque en main. Pas question de m’immerger dans ce type de musique par une voie médiane qui ne pourrait rendre hommage à ce qui demeurait un de mes disques les plus attendus de l’année, et ce malgré toutes les pérégrinations pour enfin entrer en sa possession. Dès lors, pas question non plus, une fois l’objet en ma possession, de l’insérer dans le lecteur de la voiture, ni de sauter sur la chaîne hi-fi une fois à la maison. Non. Conditions optimales oblige, j’ai attendu que le soleil soit couché (‘z’auraient pas pu le sortir un 21 décembre ?), je me suis servi un bon verre de vin rouge et, ô joie, en plus il pleuvait !

Je suis malgré tout tombé comme un bleu dans le piège à éviter : durant cette première écoute, je ne faisais qu’attendre de tomber sur un morceau du calibre des pièces majeures de Together we’re stranger. Une telle espérance était tout aussi vouée à l’échec que peut l’être l’espérance de quelques brit-popeux de voir The Verve accoucher d’un disque écoutable. Il n’en faut en effet pas long pour comprendre que No-Man a emprunté d’autres chemins que les longues plages ambiantes et minimalistes du dernier opus.

Malgré cette attente tronquée, le disque ne déçoit pas, loin de là. Plus orienté vers une pop aux accents symphoniques, il est d’un raffinement rarement atteint sur une production de Steven Wilson, qui n’est pas renommé pour triturer sa console avec deux mains gauches. Mais attention, par « raffinement », il ne faut pas entendre les chochoteries dont mon valeureux et estimé Rédac-chef est si friand. Pas de vieux beau en costard maniéré et à la décadence soigneusement étudiée ici, mais deux mecs en t-shirt qui passent du temps en studio, et que l’on surprendra plus souvent une guitare à la main qu’avec un verre de champ’. Le résultat est donc un album harmonieux, calme, limpide, duquel ressort le soin maniaque apporté à la production. Les nombreux instruments à cordes sont mixés avec brio pour que leur présence apparaisse indispensable, sans pour autant verser dans le mélo musical qui nous ferait bondir sur la touche « Eject ».

Ecueil difficilement évitable : l’album est un poil monolithique et répétitif. La faute à Tim Bowness, à la voix stupéfiante, mais qui ne fait pas véritablement d’effort pour varier la tonalité de ses interventions. Le tracklisting est toutefois étudié avec suffisamment de soin pour que cette impression de tourner en rond ne dure pas plus de quelques secondes. L’ouverture, All the sweet things, est imparable avec sa mélodie au xylophone. Le centre du disque est assuré en deux temps par deux morceaux fondamentaux. Pigeon drummer d’une part, est la chanson la plus tétanisante du lot. Bien que dépourvu de guitare électrique, il s’agit du morceau le plus violent jamais proposé sur un disque auquel Wilson a collaboré. Le sentiment d’agression est bien évidemment accentué par ces effets électroniques et par la torpeur que dégage le reste du disque, mais on cherchera longtemps un moment qui nous aura semblé tant dérangeant, d’autant plus que la deuxième partie de la chanson, fantomatique et glaciale en diable, vous interdira d’aller vous coucher avant d’avoir bien vérifier qu’aucun monstre, qu’aucun goule ou croquemitaine ne s’est glissé sous votre lit ou dans votre garde-robe. Deuxième pièce centrale du disque : Truenorth, le morceau long indispensable, qui paraît ne durer que deux minutes tant tout semble y couler de source. Enfin, la conclusion du disque, sur le très beau Streaming et le jazzy Mixtaped, dont les lanciantes dernières paroles répétées en fade-out risquent de marquer plus d’un esprit, et enfoncent le clou d’un album résolument plus sombre que son prédécesseur.

Continuant d’enchaîner des albums oscillant sans cesse entre le « Excellent » et le « Exceptionnel », No Man et Steven Wilson démontrent que ça valait le coup d’attendre cinq ans pour cette nouvelle livrée. On espère juste qu’on ne devra pas encore attendre autant avant la suite.



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Geoffroy Bodart





Il y a 14 contribution(s) au forum.

No Man : "Schoolyard ghosts"
(1/3) 19 avril 2009, par indecenthope
No Man : "Schoolyard ghosts"
(2/3) 29 août 2008, par xyz
No Man : "Schoolyard ghosts"
(3/3) 28 août 2008, par fan de Geoffroy




No Man : "Schoolyard ghosts"

19 avril 2009, par indecenthope [retour au début des forums]

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No Man : "Schoolyard ghosts"

29 août 2008, par xyz [retour au début des forums]

étrange que Mr. Bodart trouve cet album plus sombre que "Together We’re Stranger" car c’est pourtant bien l’inverse en réalité ! (excepté le dernier titre Mixtaped).
certes, "Schoolyard Ghosts" ne baigne pas dans la béatitude à tout va (c’est loin d’être le cas !), mais on sent pointer l’espoir au bout du tunnel.
même Wilson et Bowness l’ont confirmé !
et c’est vrai que l’atmosphère est quelque peu plus détendue par rapport à l’album précédent qui n’était qu’une longue et douloureuse rupture (sublimemement mise en musique, je l’avoue !).
bien sur, là où "Together" frappait d’emblée par son atmosphère lourde et éthérée à la fois, il faut à "Schoolyard Ghosts" plusieurs écoutes successives pour révéler tout son pouvoir de séduction.
lorsque l’on a complètement intégré cet album, on se dit que no-man nous a une fois de plus déroulé un nouveau chef d’oeuvre comme peu peuvent nous en offrir !
Wilson devrait consacrer plus de temps à no-man car c’est certainement ce qu’il fait de mieux musicalement ces derniers temps, vu que Porcupine Tree a tendance à stagner depuis quelques albums et que le second CD de Blackfield fut moins enthousiasmant que le 1er.

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    No Man : "Schoolyard ghosts"

    30 août 2008, par Geoffroy Bodart [retour au début des forums]


    On pourrait disserter longuement pour savoir lequel des deux derniers albums de No-Man est le plus sombre, et ce pour la simple raison qu’ils sont fort différents l’un de l’autre. C’est après un certain temps que j’ai trouvé Schoolyard’s ghosts plus sombre, car l’aspect symphonique masque, dans un premier temps, la noirceur intrinsèque du disque. Mais les paroles, et des titres comme Mixtaped ou Pigeon drummer finissent de me forger ma perception de l’album. Together we’re stranger n’est évidemment pas léger comme une blague de cul, mais cet album m’a surtout marqué par son caractère éthéré et hors du monde. Comme quoi, tout n’est qu’une question de ressenti.

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No Man : "Schoolyard ghosts"

28 août 2008, par fan de Geoffroy [retour au début des forums]

Arf, mon bon Geoffroy, cela fait plaisir de voir que tu n’as rien perdu de ta hargne envers toute cette racaille musicale qu’on appelle la "brit-pop" avec en tête de gogolle, de gondole pardon le brillant Richard Ashrtxrcroft, qui en plus de porter les stigmates habituels des brittons (grosses lunettes, l’air désinvolte, culpabilité d’être un grand berzingue), ce chanteur girafe décide de reformer sa troupe d’handicapés mentaux appelée "The Verve" pour s’enfoncer encore plus dans le mercantilisme de bas étage. Tu sais très bien ce que je pense de tout ça, je les fous directement au bac à crasses, d’ailleurs si jamais je vois un iréductible acheter le prochain disque commis par The Verve, je serai obligé de l’y précipiter avec : DANS LE BAC A CRASSES !!!

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    No Man : "Schoolyard ghosts"

    29 août 2008, par Jimbo [retour au début des forums]


    Et tant que t’y es rentres-y donc aussi dans le bac à crasses !!! Toujours aussi con ce fan de Geoffroy !

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      No Man : "Schoolyard ghosts"

      30 août 2008, par fan de Goeffroy [retour au début des forums]


      Ok, j’en profiterai pour venir te saluer alors. Il fallait me le dire plus clairement que tu voulais me voir, ne sois pas timide voyons.

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        No Man : "Schoolyard ghosts"

        30 août 2008, par Jimbo [retour au début des forums]


        C’est toi qui ,si je me souviens bien, s’est fait défoncer par une bande de hooligan en rut, hein ? Faut pas être comme ça mon vieux, les angliches sont pas tous des brutes ! Les groupes comme Oasis et The Verve ont marqué les nineties et si t’es trop con pour le savoir fallait te décrasser les tympans plus tôt mon petit !

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          No Man : "Schoolyard ghosts"

          30 août 2008, par fan de Goeffroy [retour au début des forums]


          Pourquoi vouloir transformer un simple commentaire qui se voulait être une simple blague (oui je sais en aucune façon drôle à tes yeux) en une joute verbale ? Je pense pas qu’on puisse rire de tout, et ta blague sur le viol ça me laisse perplexe, ça m’est jamais arrivé mais j’imagine à quel point ça peut détruire quelqu’un ayant vécu ça. Toi c’est sur que ça te passe au dessus du cigard, tu dois pas connaître le mot empathie, c’est normal quand on pense qu’à sa petite trogne et qu’on vient insulter les autres sans raison. Mon dieu, j’ai osé m’en prendre à des multimillionnaires qui sortent de la musique formatée et qui pourtant sont les premiers à cracher sur le système, des pseudos rebels qui sont bons qu’à casser des chambres d’hotel, et qui c’est qui nettoie leur petites conneries ? les petites mains des petites gens. Tien j’ai même envie de faire un "pffff"

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            No Man : "Schoolyard ghosts"

            30 août 2008, par Jimbo [retour au début des forums]


            Oufti ! Respire un peu, parce qu’apparemment tes tympans ne sont pas seuls responsables de ton état.

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              No Man : "Schoolyard ghosts"

              31 août 2008, par fan de Geoffroy [retour au début des forums]


              Toi t’as vraiment l’archétype du mec blasé, qui s’est lassé de tout avec le temps et croit plus en rien. Tu fais le gros dur pour tromper l’ennui, un peu comme les Gallagher sauf que toi c’est par le net et qu’en plus y’a autant de probabilité que tu deviennes connu (pour des bonnes raisons) que moi de devenir moine shaolin.

              P.S : j’ai pensé à la probabilité que tu me réponses ce que ça allait me faire de devoir un jour me raser la tête, alors essaye de trouver autre chose, tu dois bien avoir encore un paquet de vanne de mauvais goût en stock, c’est ta spécialité visiblement

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