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Nashville Pussy : "Say something nasty"
Redneck rampage !

mardi 18 novembre 2003, par Marc Lenglet

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Violent, primaire, vulgaire, sexuellement agressif, ça ressemble aux qualificatifs dont on affublait Elvis Presley à ses débuts. Ca tombe bien, les Nashville pussy sont également originaires de l’ancienne Confédération, et leur musique, aussi simple et directe qu’un bon vieux morceau de rock’n roll, correspond tout à fait à cette description, considéré d’un œil actuel évidemment (dans les années 50, on les aurait sans doute brûlés vifs !). Venez goûter aux charmes du Vieux Sud, coté beauf.

Plantons d’abord le décor. Nashville pussy est un groupe de gros sudistes bas du front, dont les deux représentants les plus typés sont le chanteur-guitariste Blaine Cartwright, un hominidé d’une laideur à faire passer Lemmy de Motörhead pour un gracieux éphèbe, et Ruyter Sluys, la guitariste déchaînée, prototype presque parfait de la bimbo blondasse mammairement hypertrophiée, qui nidifie généralement dans les restos-route du Kentucky.

Leur musique n’est rien d’autre qu’une foudroyante synthèse d’AC/DC pour le rythme, de Motörhead pour la violence, et de Molly Hatchet pour l’aspect boogie sautillant. Les musiciens sont de véritables fous furieux, qui assènent des riffs basiques mais imparables sans discontinuer, l’affreux Blaine pose son joli filet de voix, forgé à coup de grandes rasades de Southern comfort, sur des chansons traitant, avec finesse et retenue, des thèmes qu’il affectionne. A l’écoute de "Keep on fuckin’", "You give drugs a bad name", "Beat me senseless" et "Gonna hitchhike down to Cincinnatti and kick the shit outta your drunk daddy" - fin de citation - on comprend bien que le Blaine se fout un peu complètement de savoir comment sa musique va être perçu dans certains cercles intellectuels.

Mais plus que tout cela, Nashville pussy possède un avantage indéniable sur pas mal d’autres groupes : leur musique ne nécessite que quelques minutes d’écoute pour que tout mammifère normalement constitué soit pris d’une irrépressible envie de headbanger et de taper du pied en cadence. Ne cherchez pas de trace de complexité, il n y’ en a pas. Tout se joue ici à l’impact immédiat. Le "Sex, drugs & rock’n roll" est remis plus que jamais à l’honneur avec cette tornade "In-your-face" pour motard mal embouché. Et qu’est ce que ça fait du bien !!



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Marc Lenglet





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Nashville Pussy : "Say something nasty"
(1/1) 18 août 2006, par Rock n’ROLL ain’t noise pollution




Nashville Pussy : "Say something nasty"

18 août 2006, par Rock n’ROLL ain’t noise pollution [retour au début des forums]

a ui ça péte, ça cogne , ça rend méchant et mon dieu que c’est bon ça faisait longtemps...

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