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My Sad Captains : "Here & elsewhere"
Clapotis dans la rivière

dimanche 1er novembre 2009, par Vincent Ouslati

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Il est de ces musiques qui vous rendent aussi apathiques et mous qu’un paresseux, de ces voix qui vous bercent à l’aube de vos soixante ans comme lorsque vous tétiez le sein chaud et rond de votre si belle maman, de ces comptines divinement pop qui vous font dire qu’il y a encore quelques poissons dans la mer. Here & elsewhere est de ceux là sans doutes aucuns.

Dans la vitrine et bien avant même la première écoute, j’ai posé les yeux sur le carton recouvrant l’objet, classique. C’est important un bel emballage, plus encore à notre époque où l’on downloadise à mort, merci à mon fournisseur de grosse bande, big kiss à mes dealers format USB 2.0.

Comme je regrette soudain le format actuel de parution des images du site qui me restreint au 5x5 et 96 pixels, ne pouvant vous en faire profiter d’idéale manière. J’ai acheté l’objet uniquement pour faire profiter mes mirettes des dessins, des graphismes, de ces jolies arabesques naïves. Basiquement, voilà donc une jolie pochette, qui fait penser, sourire, rêver, qui fait espérer des quintaux de sympathiques mélodies. Le visuel ouvre l’appétit, alors le menton trempé dans ma propre salive, il fallut passer au plat de résistance, musique !

Je suis convaincu que certains de nos plus vils et brutaux lecteurs pourraient trouver cela un tantinet fade, trop édulcoré (manque de poils sur les couilles en somme). Il faut entrer dans cet album comme l’on entre dans un centre de thalassothérapie, avec sérénité et courte serviette. L’esprit reposé aide grandement à accepter cette parfaite non-violence, cette langueur si bien rendue qu’elle vous imprègne le cérumen durant la journée. Le travail de ces marins d’eau douce semble finalement très simple alors qu’il n’en est rien, tout se joue sur une discrétion appréciable, rien de trop, rien de moins, c’est là de l’orfèvrerie précise et jamais vulgaire, encore moins racoleuse.

Curieux comme un groupe aussi gentillet a pu faire paraitre des disques, on les imagine mieux dans le grenier du tonton James à titiller de la vieille corde plutôt que dans un studio d’enregistrement. Quoique My Sad Captains peut aussi faire dans le plus élaboré, All hate and no plans est surprenant avec ses idées au kilomètre lancées ici sans que jamais se profile la prise des pieds dans le tapis. Quant aux textes, tout aussi précieux (Here & elsewhere, aaah), ils se fondent avec les notes dans la même ouate, petites histoires mélancoliques plus profondes qu’elles n’y paraissent. Ed Wallis (chanteur de type glotte dans le miel) leur donnant une profondeur qu’elles ne semblent pas contenir au premier jet.

Peut-être est-ce là justement la nuance d’avec nombre de groupes pop starophiles, peu doués sauf pour flamber, trop pressés d’atteindre un succès de masse avec de la putasserie vendue au kilo tels que ......., ......., et surtout ces gros nazes de ...... ! (veuillez inscrire dans les pointillés les groupes par vous détestés).

Plutôt que d’accéder aux désirs artistiquement faibles de ces zouaves, mieux vaut en revenir à quelques discrets artistes, nettement plus affables et besogneux. Votre audition vous le rendra.



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Vincent Ouslati





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My Sad Captains : "Here & elsewhere"
(1/1) 15 août 2015




My Sad Captains : "Here & elsewhere"

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