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Muse : "Black holes and revelations"
Too young to die

dimanche 6 août 2006, par Marc Lenglet

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Voici trois ans, j’avais placé sans la moindre hésitation Absolution, le précédent album du plus célèbre trio du Devon, au pinacle du Top 5 de l’année. Une décision que je ne regrette pas aujourd’hui, tant j’avais été soufflé par la puissance et la pompe parfaitement assumée de ce jeune groupe qui ne m’avait pas vraiment intéressé jusque-là. De manière assez curieuse, j’admets cependant ne plus du tout écouter Absolution aujourd’hui. Trois ans après cet exploit, Muse est de retour avec un album logiquement très attendu au tournant, par les fans comme les détracteurs. Sera-t-il une révélation ou un trou noir dans lequel Muse sombrera corps et âme ?

La première écoute désarçonne et il s’en faut de peu qu’on ne range l’album dans sa pochette d’un geste énervé. Muse symbolisait jusqu’aujourd’hui le groupe de rock pur-sang, vaguement alternatif et vaguement progressif, pétri de grandeur et d’influences classiques. Et ne voilà-t-il pas que rien que l’introduction de Take a bow fait résonner les enceintes d’une improbable cantate de Bach tournée en électro. Passée cette introduction, Take a bow se transforme rapidement en un morceau enthousiasmant qui monte crescendo sans discontinuer, jusqu’à atteindre une intensité dramatique qui n’est pas sans rappeler le procédé utilisé pour Apocalypse please, premier morceau d’Absolution. Un moment fort en suivant toujours un autre chez Muse, la rythmique synthétique et obsédante de Starlight tiendrait parfaitement son rang sur un album de Depeche Mode, si le chant enlevé et un rien trop envahissant de Matthew Bellamy ne signifiait avec force que l’on a bien affaire à Muse et à rien d’autre. D’autres morceaux tout aussi intéressants (Map of the problematique, Exo-Politics) confirment ce changement de fond dans l’architecture sonore du groupe britannique.

La magie de Muse opère. Même les morceaux avec lesquels le premier contact est douteux finissent par dévoiler des caractéristiques attachantes. De prime abord, la balade émotive Soldier’s poem irrite, surtout avec Bellamy qui en fait des tonnes, mais il en ressort un esprit suranné délicat à même de dérider le plus mal embouché des détracteurs du groupe. Même remarque pour Supermassive black hole, incompréhensible mixture de rythme electro et d’un chant digne de Prince sous antibiotiques. On se prépare mentalement à haïr cette chanson de toutes ses forces... avant de se rendre compte qu’on la fredonne instinctivement, cette saleté. A nouveau, il s’agit ici d’un titre de haute volée.

Sans transition, Muse est passé d’un album baroque à la mégalomanie affirmée (et amplement justifiée) à une production tout aussi conquérante, mais utilisant au mieux tout ce que l’électronique peut apporter aujourd’hui à l’architecture d’une chanson. Certains auront peut être des difficultés à avaler cette évolution relativement radicale, mais il reste suffisamment d’éléments du « vieux » Muse disséminés à travers l’album pour que ce nouvel album ne fasse pas l’effet d’une trahison. Les compositions plus ouvertement rock n’ont d’ailleurs pas été remisées au placard, en témoignent Invicible ou le presque metal Assassin. Le piano est toujours de la partie, quoi que très en retrait. Sa présence au sein de l’électro dominant est d’ailleurs d’une telle étrangeté que sur Map of the problematique, on a parfois l’impression d’entendre du Robert Miles... Et pourtant, Dieu sait si cette chanson s’avère réussie à l’usage. Et puis, il y a le chant, évidemment. La voix de Matt Bellamy a toujours été l’une des caractéristiques les plus fortes du groupe, capable de s’élever vers des hauteurs insoupçonnées, et son propriétaire reste visiblement convaincu que les tremolos exacerbés sont la clé du succès. Si, de prime abord, cette emphase mûrement réfléchie semble s’accorder un peu moins bien avec le style général de Black holes and revelations, la légère sensation d’inconfort ne perdure que le temps des premières écoutes.

Pour terminer en beauté, certaines pistes s’écartent des sentiers battus sans crainte de rompre l’unité de l’album, et on constate avec plaisir que ce groupe, trop surexposé pour ne pas être soupçonné de formatage, parvient encore à surprendre. A cet égard, les dernières plages de Black holes ands revelations sont une divine surprise. City of delusion et Hoodoo se parent de chaleureuses couleurs méditerranéennes, tandis que le final, Knight of Cydonia, se jette à corps perdu dans une chevauchée épique qu’on n’attendait pas au terme de cet album electro-rock aux thématiques conventionnelles (quoique pour une fois, Muse ait abordé ses sujets au travers du prisme plus léger de la science-fiction ), et se clôture par des choeurs Queen-esques du meilleur effet.

Par cette relative prise de risques, Muse prête le flanc à la critique. Entre ceux qui auront du mal à s’habituer au son de cet album, et ceux pour qui Muse est catalogué à jamais comme un sous-Radiohead simpliste et gonflé d’orgueil, le trio aura fort à faire pour convaincre de sa pertinence. Tout le monde aimerait détester Muse. Parce qu’ils représentent à la perfection le groupe trop vite monté en graine. Parce qu’ils ont l’audace de continuer à récolter un succès de masse au bout de quatre albums. Parce qu’ils ont l’insolence, que dis-je, l’outrecuidance d’assumer leurs prétentions et de changer de registre suffisamment souvent pour qu’on ne puisse pas les taxer d’immobilisme. Parce qu’ils attirent des hordes d’adolescentes en pleine montée d’hormones. Parce que, tout simplement. Mais ce qu’il est difficile de nier, sauf à faire preuve d’une mauvaise foi crasse, c’est que Muse reste un groupe doté d’incroyables aptitudes à composer des chansons mémorables, dont on ne se demande même pas si elles ont une chance de toucher leur cible et de plaire au public, qu’il soit exigeant ou pas. Presque toutes les chansons de cet album diffusent quelque chose qui entraîne une adhésion très rapide, de même qu’une tendance à passer sous silence les faiblesses ou les caractéristiques qui peuvent irriter chez Muse. Et tant pis si Muse reste un groupe populo, coupable du délit d’être apprécié de tous. Si Black holes and revelations n’est peut-être pas un album de la dimension d’Absolution, il n’en reste pas moins intensément supérieur à 90% de la production rock mainstream actuelle...



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Marc Lenglet





Il y a 31 contribution(s) au forum.

Muse : "Black holes and revelations"
(1/15) 9 août 2008, par jean claude
Muse : "Black holes and revelations"
(2/15) 30 juin 2007, par nomis15
Muse : "Black holes and revelations"
(3/15) 31 janvier 2007, par hash2037
Muse : "Black holes and revelations"
(4/15) 28 janvier 2007, par dd
Muse : "Black holes and revelations"
(5/15) 25 janvier 2007, par zepo
Muse : "Black holes and revelations"
(6/15) 15 septembre 2006, par Clem
Muse : "Black holes and revelations"
(7/15) 1er septembre 2006, par baron
Muse : "Black holes and revelations"
(8/15) 17 août 2006, par dionycos
Muse : "Black holes and revelations"
(9/15) 14 août 2006, par razorlight
Muse : "Black holes and revelations"
(10/15) 12 août 2006, par Rocknlove
Muse : "Black holes and revelations"
(11/15) 7 août 2006
Muse : "Black holes and revelations"
(12/15) 7 août 2006
Muse : "Black holes and revelations"
(13/15) 7 août 2006
Muse : "Black holes and revelations"
(14/15) 6 août 2006
Muse : "Black holes and revelations"
(15/15) 6 août 2006




Muse : "Black holes and revelations"

9 août 2008, par jean claude [retour au début des forums]

Pour répondre à l’article (et faire preuve "d’une mauvaise foi crasse"), Muse prête le flanc à la critique, et c’est entièrement justifié (si c’est argumenté). La plupart des articles font une analyse élogieuse du groupe, parlant de génie, de créativité... tout au plus mettent-ils en lumière la mégalomanie du groupe (pas besoin de lire des articles cela se ressent dans la musique). Que dire des fans qui n’admettent même pas que l’on puisse ne pas aimer ? Les malheureux qui auraient l’audace d’émettre un avis contraire recevraient immédiatement les invectives des hystériques du groupe. Face à cette unanimité (de façade), et cette intolérance (bien réelle), il faut rappeler qu’aucun groupe aussi grand soit il ne peut plaire à tout le monde.

De manière générale, je trouve que les productions du groupe n’ont pas grand chose d’original et s’accordent parfaitement avec la production musicale rock actuelle (c’est déjà mauvais signe). Regardez vos amis qui aiment Muse, ils sont souvent également fans de Radiohead, Placebo... Au programme des voix déprimées et lancinantes. Un mélange de castra pour le timbre et de grand père asthmatique pour le souffle. Les mélodies ont une forte inspiration classique et alternent les moments calmes et le brouhaha le plus total. Oui quand on ne reconnait plus la basse et la guitare parce qu’ils jouent la même note saturée ou le même accord toute les croches pendant une mesure entière ça sonne dégueulasse. Surtout que le père Bellamy a une prédilection pour les sons de guitares crades (aujourd’hui c’est un style... c’est peut être aussi pour ça que le rock actuel est si merdique) et les rythmiques barbantes et rigides. On est loin du génie créatif et que dire du "génie guitaristique" ? Dans un pays comme la Grande Bretagne qui a produit tant de guitaristes extraordinaires, la simple évocation de cette idée est une honte (je pense au risque d’être intolérant à mon tour que cet avis est totalement objectif). Classer Mathew Bellamy au même rang que les Clapton, Jeff Beck, Ritchie Blackmore ou autres David Gilmour est juste absurde tant du point de vue de la technique que de la créativité. Le plus barbant restera quand même le bassiste au style aussi léger qu’un lot de parpaings à travers la gueule.

Le groupe est donc en ce qui me concerne parfait pour faire de la musique pour les publicités (ce dont il ne s’est pas privé). Comme pour le vin, il faut des grand crus et du vin pour faire la cuisine...

Voilà pour une analyse "alternative" de Muse. Les fans de Muse pourront ce dire qu’étant plus nombreux ils ont raisons. On pourra simplement se rappeler que concernant les gouts musicaux personnes n’a raison (moi le premier).

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Muse : "Black holes and revelations"

30 juin 2007, par nomis15 [retour au début des forums]

Connaissant Muse depuis leur début , album très decevant

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Muse : "Black holes and revelations"

31 janvier 2007, par hash2037 [retour au début des forums]

bof...............

inégale, lassant, le single phare plombant mtv et m6.
muse a démarré comme sous radiohead et va finir comme placebo : un peu de poivre dans la soupe et elle parait plus épicéé.
c’est grace à des groupes comme ça que le rock meure. félicitation et vive la soupe

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Muse : "Black holes and revelations"

28 janvier 2007, par dd [retour au début des forums]

oui, un album avec le lourdeur de Origin Of Symetry et la qualité de Absolution

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Muse : "Black holes and revelations"

25 janvier 2007, par zepo [retour au début des forums]

quel talent dans votre critique musicale !!!
quel professionalisme !!!
chapeau bas, Mr Lenglet !!

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Muse : "Black holes and revelations"

15 septembre 2006, par Clem [retour au début des forums]

Muse ne pourra certe jamais faire mieux que les deux tous premiers albums. (Showbiz et Origin Of Symetry : deux réferences pour le groupe...)Absolution est un tres bon album devenu trop commercial a mon gout.. Black Holes and Revelations suit la meme trajectoire mais j’aime a présent enormément ce disque, en effet, j’ai eu tres peur de le "haïr" .. et puis en analysant et en le réecoutant.. on redecouvre Muse et on se laisse entrainer dans ce son electro. C’est ce que j’aime chez Muse depuis le début.. ils ne font jamais la même chose. Vivement leur concert ! Ma place attend bien au chaud !

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Muse : "Black holes and revelations"

1er septembre 2006, par baron [retour au début des forums]

qu’est ce qui m’arrive ? je suis en total contradiction avec vos propos sur la trajectoire prise par le groupe !

Mon album préféré est showbiz , absolution est pour moi une parodie de Muse par Muse , trop ronflant , trop prévisible : un album qui frappe fort mais pas trés juste ( bouh " time is running out " )

le dernier ne m’inspire pas plus que le précédent ! j’ai l’impression que la voix de Bellamy se déteriore et ne retrouvera plus jamais son niveau de " falling "

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    Muse : "Black holes and revelations"

    25 septembre 2006, par Nico [retour au début des forums]


    Comme quoi tous les gouts sont dans la nature..mon album préféré de Muse est Origin of Symmetry...c’est l’album qui me fait le plus tripper et qui possède un bon son rock à la Muse comme j’adore. J’aime toutes les chansons de cet album avec une adoration pour Citizen Erased. Cependant Absolution est également une très grande réussite et le dernier en date, Black holes and revelations comporte quelques belles surprises comme Knights of Cydonia. Et curieusement, le morceaux que j’aimais le moins de l’album, à savoir Supermassive blackhole (j’ai été très déçu à la 1ere écoute sur les ondes) est aujourd’hui un de mes préférés de l’album. Ce qui est sur c’est que pour moi Muse est un groupe qui m’a apporté énormément sur le plan musical et est un de mes groupes préférés. Vivement le concert. Bien à vous tous.

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Muse : "Black holes and revelations"

17 août 2006, par dionycos [retour au début des forums]

Ahurrissant !!!
Cette critique, j’aurais pu en etre l’auteur. Elle reflete exactement ce que je pense de ce disque :
- premiere ecoute douteuse
- Supermassive black hole , ce single "beeeeeerk" qu’on se surprend à fredonner avec le temps
- Soldier’s poem que l’on trouve detestable lors des premieres ecoutes
- Le chant un brin trop poussif ... que l’on finit par adopter sans probleme avec le temps.
- Les 3 dernieres chansons, sommet de l’album .
- Knight of cidonya , morceau le plus réjouissant du disque.
- Ce coté "groupe enervant" qu’on adore malgré tout (vous n’imaginez pas a quel point ça m’horripile de voir pleins de "djeuns" de 13 14 ans porter des T hirt Muse etc... )

Bref, j’adore ce disque, qui est pour moi le 2eme meilleur du groupe apres l’immense Absolution (tiens, encore un point commun avec l’article)

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Muse : "Black holes and revelations"

14 août 2006, par razorlight [retour au début des forums]

Moi j’aime bcp cet album, bien qu’inégal dans son ensemble mais c’est ce qui en fait sont attrait en fin de compte. Il faut tout de même admettre que cet album regorge de belles trouvailles que personne ou presque à part Muse n’est capable de trouver et réunir sur un même disque. Mais lorsque l’on écoute Map of the problematique, city of delusion, Hoodoo ou Knight of Cydonia y’a plus rien à dire... Cette avalanche de sons, de guitares, de piano, la voix de Matthew Bellamy...Niveau créativité y’a rien de mieux en ce moment. Ce n’est pas avec les baby shambles, dirty pretty things et tous ces groupes qui font la même choses avec + ou - de talents depuis l’arrivée des strokes qui apporteront qqch à la musique.
Muse fait partie de ces groupes qui auront apportés qqch au rock, qu’on aime ou pas.

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Muse : "Black holes and revelations"

12 août 2006, par Rocknlove [retour au début des forums]
Our hopes and expectations : oppose and disagree, destroy demonocracy

Cette critique reflète exactement ce que j’ai ressenti en écoutant le dernier album de Muse.

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Muse : "Black holes and revelations"

7 août 2006 [retour au début des forums]

C’est marrant de voir que les choses ne changent pas sur ce site, on chéri Muse et sa muzak pour ado attardé, et on chie sur les dirty pretty things, groupe classieux et rock n roll, en essayant de les faire passer pour de faux rebelles ! C’est à se tordre de rire... J’ai même pas l’impression que vous le faites exprès, c’est plus une question de méconnaissance du rock en général, mais je ne comprend pas pourquoi vous continuez a en parler, si c’est pour dire n’importe quoi sans passion... Dans les 70’s, vous vous seriez rangé du côté de Yes et Pink Floyd, et auriez sûrement dégommé les stooges et autres ramones, car, au final, eux non plus n’ont rien inventé ! But, WHO CARES ????

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    Muse : "Black holes and revelations"

    7 août 2006, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


    Les DPT, à mon sens, c’est pas bandant du tout (pas plus que le reste en tout cas), pas plus rock’n roll que ça (enfin...autant que le reste quand même) et même pas classieux (un peu comme le reste, en fait). Mais comme je le dis dans cette chronique, ce n’est pas déplaisant pour autant. En fait, DPT, c’est un peu le punk pour les nuls, mais faute d’avoir mieux sous la main, on s’en contente. Muse, c’est la même chose, sauf que c’est Queen pour les nuls. Et j’ai toujours préféré Queen aux Stooges. D’ailleurs, tout comme vous, je suis assez mécontent quand je lis une critique qui n’est pas orientée dans mon sens (comme chez Rock’n folk, où ils ne jurent que par les Stones et les Stooges, j’ai du mal à trouver des commentaires positifs de leur part sur Kiss et Gwar). D’ailleurs, dans les années 70, j’aurais encensé Pink Floyd mais surement pas Yes ou ELP. Et j’aurais tout autant encensé les Stooges, Mc5 ou les Ramones. Mais j’aurais dit beaucoup de mal des New York Dolls et des Clash (mais pas de T.Rex, des Sex Pistols ou de Suzi Quattro, attention !)

    Y a pas de logique ou de cohérence à chercher, ni dans ce site ni ailleurs...On aurait pu encenser DPT et pas Muse. Peut être même que ça se serait produit si quelqu’un d’autre l’avait chroniqué. Mais avec des "si"...

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      Muse : "Black holes and revelations"

      7 août 2006 [retour au début des forums]


      Bah, question de goût. De toute façon se baser sur un seule critque pour se faire un opinion sur un album est stupide tant une critique ne peut être que subjective. Personne ne peut se prétendre détenteur du bon goût ultime. Honnetement, je trouve le nouveau Muse moyen et très inégal et je suis un fan inconditionel de DPT. Mais, à défaut de pouvoir se faire une opinion personnelle (ca couterait trop cher) sur chaque album autant essayer de comparer le plus de sources valables possibles (pour les novices : les inrocks n’en sont pas une). Le tout est de ne pas essayer d’imposer son point de vue aux autres. (bon j’avoue que je peux pas m’en empecher pour ces bouses que sont vegastar, mass hysteria & co)

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Muse : "Black holes and revelations"

7 août 2006 [retour au début des forums]

J’ aime beaucoup absolution mais j’avoue que cet opus ne me tente vraiment pas car le peu que j’en ai entendu laissait a desirer (même si je sais qu’il faut s’y attarder un peu plus que ça...). Le premier single par exemple : pas top.

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Muse : "Black holes and revelations"

7 août 2006 [retour au début des forums]

Pour ma part, j’ai été plutot déçu par cet album que je trouve trop proche d’Absolution, sans en avoir les qualités. J’ai l’impression que la bande à Bellamy fait du surplace et utilise un peu les memes recettes depuis 3 albums... mais bon, je le trouve meilleur que Origin of symetry, album que je ne supporte pas sur la longueur bien que possédant des titres formidables.

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Muse : "Black holes and revelations"

6 août 2006 [retour au début des forums]

Comme dirait l’autre, la télécommande est sur la table du salon..........ni plus, ni moins !!!

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Muse : "Black holes and revelations"

6 août 2006 [retour au début des forums]

Franchement, cet album n’est pas mauvais et innovant. Par contre, j’avais détesté absolution qui ne ressemblait qu’à une parodie d’origin of simetry : grandiloquant et plutôt lourd par moments. Pour ce nouvel album, les chansons sont très inégales. Voila donc un album innovant pas mauvais du tout, mais pas très bon non plus.

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    Muse : "Black holes and revelations"

    6 août 2006, par  [retour au début des forums]


    Je crois que le plus gros problème de Muse réside en son public.

    Mon premier contact a été avec Unintented, que j’ai adoré à la première note, et que je me suis donc empressé de faire écouter à ma petite amie de l’époque, qui m’a répondu que c’était de la merde. Puis est sorti le second album, et là, elle est devenu fan, oubliant au passage qu’Unintented était de la merde.

    Et c’est là que je me suis rendu compte qu’il y a une différence entre aimer une oeuvre et la comprendre.

    Il suffit de regarder le public de Muse, une horde de moutons vulgaires qui n’ont fait le bon choix que par un ahurissant concours de circonstances. Forcément, ça dégoute.

    (A quand un dossier Army of Lovers ?)

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      Muse : "Black holes and revelations"

      7 août 2006, par monsieur lunettes [retour au début des forums]


      Et tu l’as larguée alors ?

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        Muse : "Black holes and revelations"

        7 août 2006, par Rico [retour au début des forums]


        Pour quelle raison dénigrer un public ? Je n’ai jamais compris en quoi le public de Ben HARPER valait mieux que celui de Britney SPEARS... Sans compter que l’on a le droit d’apprécier les deux. Allons, allons ! Tolérance et modestie nous rappellent que l’on peut aimer des artistes très différents sans devenir un perstiféré dès que l’artiste en question est commercial ou représentatif d’une certaine immaturité. Concernant Muse, je trouve leur talent de composition vraiment impressionnant.

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          Muse : "Black holes and revelations"

          7 août 2006, par  [retour au début des forums]


          Oui, je l’ai larguée.

          Sinon, pourquoi dénigrer un public ? Parce que le public que je dénigre gâche les concerts, et, de manière générale, fais tout pour vous dégoûter du groupe en question. Bon, je n’ai jamais lâché un groupe à cause de son public - quand on essaye de me pousser, je réplique - mais c’est quand même agaçant de se faire écraser en concert par une horde de pucelles demeurées qui sont là pour un minois et non pas pour une prestation, qui achètent à outrance tout et n’importe quoi de telle sorte que telle édition d’un CD que l’on aimerait avoir voit ses prix grimper en flèche sur le marché de l’occasion, et quand la côte retombe, les quelques éditions revendues le sont dans des états déplorables. Egalement, ces fans ternissent l’image des artistes qu’ils "aiment", et c’est déjà assez agaçant de passer pour un fou à cause de la musique qu’on écoute, alors en plus passer pour un con, avec toutes les remarques continuelles que cela implique, à la longue, même avec la plus grande indifférence, cela devient usant.

          N’oublions pas que la tolérance à ses limites.

          (Et en parlant de modestie, écrire les noms de famille en lettres capitales est d’une grande prétention. :-)

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            Muse : "Black holes and revelations"

            7 août 2006 [retour au début des forums]


            Pour quelle raison dénigrer un public ? Je n’ai jamais compris en quoi le public de Ben HARPER valait mieux que celui de Britney SPEARS


            et pourtant c’est le cas, ca doit se jouer au niveau du QI

            [Répondre à ce message]

              Muse : "Black holes and revelations"

              7 août 2006, par Vince [retour au début des forums]
              http://thejmblog.blogspot.com


              Pour info, en Angleterre, ou le groupe Muse est vu completement differemment qu’en France et ou le public est egalement different, les critiques ont ete assez exceptionnelles avec leur dernier album :

              5 etoiles (le maximum) pour Q

              9/10 pour NME

              Pourtant moi je trouve pas que ca soit leur meilleur album mais apparemment l’originalite et le travail pousse de composition ont suscite un grand interet chez les critiques d’outre manche.

              [Répondre à ce message]

          Muse : "Black holes and revelations"

          7 août 2006 [retour au début des forums]


          Faut pas rester la monsieur, je pense que tu tes égaré, vas plutot essayer le site de NRJ ca semble plus à ta portée. Pourquoi le public de Britney and co serait merdique ? Tout simplement parce que ce public n’a aucune personnalité, suivre la mode des grandes radios commerciales c’est vraiment pathétique. Et tu sais quoi, le pire c’est que ca se confirme dans la vie. As-tu déja essayer de parler avec une fan de Britney qui ait plus de seize ans (avant j’ai encore un peu de pitié) ? Moi oui, superficialité semble leur maitre mot. Tout simplement navrant, ne pas être foutu de démarquer sa personnalité autrement que par sa coiffure, moi je trouve ca affligeant. De plus, rassure toi, ces personnes nous trouvent tout aussi cons mais eux ne sont pas capables d’argumenter pour s’expliquer.

          [Répondre à ce message]

            Muse : "Black holes and revelations"

            8 août 2006 [retour au début des forums]


            Moi j’ai essayé de parler avec un gars qui n’aimait pas Britney. C’était horrible. J’ai eu envie de chialer. Pas un gramme d’intelligence, rien.

            [Répondre à ce message]

            Muse : "Black holes and revelations"

            12 octobre 2006, par Jefferson [retour au début des forums]


            Ah, là, je dois bien dire que je suis d’accord. La plupart n’en peuvent sans doute rien, il n’en demeure pas moins que le QI, chez les fans de Britney fait souvent du rase motte, si pas totalement défaut... D’accord aussi sur le fait que leur attrait pour ce type de merde (oups) n’est crée que par le fait d’ouvrir la radio et gentiment la laisser vous imposer ses niaiseries. Comprend pas ça, moi qui suis un infatigable fouilleur de disquaire, médiathèque et internet... Mais ce ne serait pas trop grave si en effet ce "stars" ne devenaient pas des références pour ados en mal de vivre. Résultat : anorexie, fringues pourraves et vulgaires et j’en passe. Un p’tit dernier : si il y en a une que je peux pas blairer c’est Paris Hilton : même pas belle, conne et petasse comme c’est pas possible et bien sûr très riche, bref tous les atouts pour devenir une icone. Et parais qu’elle chante aussi ? Merde, elle sait vraiment tout faire. Oula, j’arrête, j’ai des sueurs froides et une envie de meurtre... M’en vais acheter un Chihuahua + gilet Dior rose pour me remettre.

            En ce qui concerne Muse, je trouve cet album assez pompeux et du Muse faisant du Muse, mais puisqu’il semble que les écoutes suivantes soient déterminantes, je vais m’y remettre, promis !

            [Répondre à ce message]

          Muse : "Black holes and revelations"

          7 août 2006 [retour au début des forums]


          Ah au fait tu pourrais nous citer tes autres références rock pour qu’on voit à qui on parle, parce que Ben Harper c’est très chouette mais ca ne dénote pas d’une grande connaissance du rock.

          [Répondre à ce message]

            Muse : "Black holes and revelations"

            8 août 2006, par Rico [retour au début des forums]


            Mes craintes se confirment. Et bien sur les plus "fins" tombent dans le panneau en me considérant fan de Britney Spears ou de Ben Harper (notez les minuscules...). Mes gouts vont de Dimmu borgir à Dir en grey en passant par After forever. Plutôt metal. Mais peu importe ! Non mais les gars, sans vous énerver, ce que je voulais simplement essayer d’aborder, c’était que prendre certains publics pour des bancs de crétins me paraissait ridicule et qu’il fallait peut être se regarder un peu les chevilles. Et tant mieux si on aime pas la même chose. Tout comme ça me gonflait d’entendre les sempiternels commentaires sur le métal et son public, longtemps stigmatisé en des crasseux aimant le "bruit", je tente en retour de ne pas tomber dans les mêmes excès, quand bien même certains artistes ( comme les deux artistes cités plus haut justement, CQFD...) m’indiffèrent ou me fatiguent. Voilà. Quant aux QI des foules évoqué par l’expert, un peu réducteur, ne confondons pas maturité et intelligence...

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