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Morrissey : "Years of refusal" The music that you play has nothing to do with my life jeudi 19 février 2009, par |
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Découverte des Smiths à 16 ans, en 1986, Bigmouth Strikes Again à la télévision anglaise. Gros choc culturel, grande identification à certains textes, envie de plus tard devenir Johnny Marr. Vénérer les Smiths ne m’empêche pas de sortir danser l’acid-house, ni d’aussi écouter les Beastie Boys et Public Enemy, ni même de finalement considérer le groupe comme profondément réactionnaire, bien que toujours appréciable 25 ans plus tard. Hang the DJ because the music that he plays has nothing to do with my life. Je trouve le morceau super mais les paroles à double tranchant : déjà à cette époque, c’est la musique des Smiths qui n’a plus rien à voir avec ma vie et non la house, le funk, le rap, le rock fusion, les Happy Mondays, Primal Scream et tout ce que le groupe fait mine de conchier.
Je n’apprécie pas Strangeways Here We Come, le dernier Smiths, mais lorsque sort en 1988 Viva Hate, le premier solo de Morrissey, je suis totalement conquis. Il y a sur ce disque une volonté d’aller de l’avant, de tenter plein de choses qui n’auraient pas pu se faire dans le contexte du groupe. Il y a un côté zarbi au disque et aux singles des débuts, une touche très « science-fiction », franchement décalée. C’est dans cette direction que j’aurais voulu voir évoluer Morrissey, le scénario du dandy fragile au verbe haut se cognant à un monde perturbé. En fait, c’est très simple, j’aurais voulu que Morrissey devienne Jarvis Cocker, qu’il joue du Pulp. A la place, il a préféré envoyer son compère Stephen Street transformer ces blaireaux de Blur en rois de la pop, s’est entouré d’un groupe de rockeux d’opérette et a commencé à touiller du mauvais glam de stades annonçant la musique actuelle des Kaiser Chiefs avec quelques années d’avance mais en moins bien. Bref, Morrissey, très vite, est devenu un artiste que le Morrissey de 1984 aurait insulté en interview. Une caricature, voire même une imposture. Bénéficiant d’un culte planétaire tenace et d’une position d’apôtre des incompris romantiques, cette « partance en couille » n’a, je pense, jamais été trop commentée. On en a raconté des tonnes sur ce traître de Johnny Marr parti faire le kakou dans l’electropop mais sauf lorsqu’il fut accusé de racisme par la presse anglaise, Morrissey n’a jamais eu trop à s’expliquer sur ses albums merdiques (y compris Vauxhall and I, faut pas déconner), ses chansons racontant moins que du Patricia Kaas et son éternel cabotinage crétin (Dépucelé à 45 balais ? C’est celaaaa, oui...). Comme Bowie, on lui excuse beaucoup trop et on se refuse une vérité intrinsèque : artistiquement, ce mec a sorti sa dernière fulgurance il y a 21 ans (Late Night, Maudlin Street : texte à pleurer, musique cosmique) et capitalise sur sa légende depuis ; bien aidé par un public persuadé de tenir ici le rebelle ultime alors que fondamentalement le rapport à l’industrie des loisirs d’une Britney Spears est éventuellement plus aventureux et créatif que celui de Morrissey ; qui ne livre jamais que ce qu’on attend de lui, éventuellement avec un petit rictus cynique en guise de cadeau bonus. L’Eglise de la Rondelle Inviolée de Sa Sainteté Stephen Patrick en trouvera peut-être, des surprises et des plaisirs, sur ce Years Of Refusal qui nous a, nous, bien fait ricaner, à la rédaction. On a cité au jeu des ressemblances musicales Adam & The Antz et Plastiiiic Bertrand, estimé que lorsqu’il articule trop vite ses textes, Morrissey sonne comme Jacques Villeret dans La Soupe aux Choux. Un morceau très mariachi semble faire honneur aux gangs latino qui vénèrent le bonhomme à Los Angeles mais n’est jamais que du mauvais Calexico. Un autre morceau sample des dialogues d’un film français que l’on n’a pas pris la peine de chercher à reconnaître, endormi bien avant le générique final. Et Black Cloud, hahaha ! Sur Black Cloud, non seulement t’as JEFF BECK (si, si, Jeff Beck) mais aussi une petite ligne acide de TB 303 : non, tu ne rêves pas, il y a juste que là, ça fait un peu pitié comparé à ce qu’a fait Bomb The Bass avec la même idée (mais avec Jon Spencer à la place de ce vieux débris de Beck !) sur son dernier album ! Seule chanson à sauver (qui aurait été une face B2 du temps des Smiths) : I’m Throwing my Arms around Paris, allez, t’as raison, Momo, c’est une super ville ! Alors, quoi ? On oserait ? Oui, on ose : CET ALBUM EST UNE PUTAIN DE MERDE ! Voilà... |
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Serge Coosemans |
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Il y a 14 contribution(s) au forum. Morrissey : "Years Of Refusal"
(1/7) 21 avril 2009, par indecenthope Morrissey : "Years Of Refusal"
(2/7) 27 mars 2009, par Killgore01 Morrissey : "Years Of Refusal"
(3/7) 21 février 2009 Morrissey : "Years Of Refusal"
(4/7) 20 février 2009 Morrissey : "Years Of Refusal"
(5/7) 19 février 2009, par Matelot Morrissey : "Years Of Refusal"
(6/7) 19 février 2009, par Cz Morrissey : "Years Of Refusal"
(7/7) 19 février 2009, par Gilbert Lepère |
Morrissey : "Years Of Refusal" 19 février 2009, par SC [retour au début des forums] Oh, j’adore Blur, pas de blème là-dessus (moins Gorillaz et pas du tout QICKPT) et Albarn a sa petite graine de génie en lui, pas non plus de discussion autour de ça. Reste qu’à leurs débuts (maintenant, j’en sais rien), c’étaient vraiment des blaireaux, il y a assez d’anecdotes allant en ce sens, nottament chez les roadies de ce fameux concert aux Casemates de Mons, il y a très très longtemps, dans un Borinage éloigné... Morrissey : "Years Of Refusal" 19 février 2009, par Clay [retour au début des forums] C’était qui ? Boods ? Morrissey : "Years Of Refusal" 19 février 2009, par SC [retour au début des forums] nan, nan, nan... Bun-O, désormais king international du dubstep :-) Morrissey : "Years Of Refusal" 19 février 2009, par Gilbert Lepère [retour au début des forums] C’est vrai que lire ça aujourd’hui "Blur à Mons", ça prête à sourire. Une anecdote croustillante M Coosemans ? Morrissey : "Years Of Refusal" 20 février 2009, par Fabrice [retour au début des forums] J’y étais à ce concert ! Albarn s’était balancé à une enceinte façade, laquelle tomba sur un type du service d’ordre. Les 2 jambes cassées...
Morrissey : "Years Of Refusal" 20 février 2009, par SC [retour au début des forums] Je n’y étais pas mais je n’ai pas le souvenir des deux jambes cassées. Légende urbaine ? Morrissey : "Years Of Refusal" 20 février 2009, par Fabrice [retour au début des forums] Le mastodonte dut être évacué en ambulance. Je me trouvais à quelques mètres. Bon...Je n’ai pas du ramasser sa rotule mais il était sérieusement amoché. Après 10 min de pause, le groupe est revenu, bien calmé (et donc très plat). Mon meilleur souvenir de Blur est le VK où ils furent excellents. Blur, c’est davantage Coxon qu’Albarn. Ses riffs, sa présence, ... Son dernier album solo était fantastique, très Buzzcocks/Undertones. Coxon gratte sur 11 des 12 morceaux de l’album à venir de Doherty. Je suis curieux d’entendre ça.
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