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Metric : "Live it out"
Révision du système Metric

mercredi 16 novembre 2005, par Marc Durant

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Après un premier album pop d’une fraîcheur et d’une ingéniosité qui a fait des Canadiens de Metric un espoir plus que probable de la scène internationale catégorie "chanteuse sexy qui assure" ce nouvel album ne propose rien de nouveau, rien de mieux et aurait même tendance à s’enliser dans une redite de mauvais goût où le sens de la formule semble cacher l’impossibilité de se renouveler, et apporter du sang frais.

C’est par et dans le film Clean d’Olivier Assayas sorti en septembre 2004 que Metric se fait connaître, avec le tube d’une efficacité indiscutable Dead Disco où l’on découvre alors un groupe plein de fougue, emmené par Emily Haines en front-woman au caractère bien trempé, et avec assez d’intensité pour étonner la plupart des affamés de nouveauté. Pas si nouveau pourtant, le groupe a galéré huit ans avant de se faire connaître, mais leur premier album est un succès et les promesses de gloire fusent ça et là dans la presse bien pensante, sûre de tenir un scoop et une future star. Le groupe propose alors une électro pop dansante, énergique comme un pack de Red Bull, et des clips laissant la part belle aux mini-jupes de son égérie.

Mais il en faut sans doute plus pour réussir à faire carrière dans l’électro-pop d’aujourd’hui, et le deuxième album est pour un groupe un tournant décisif qui va confirmer ou infirmer leur excellence et leur faculté à continuer. Et ici, on a le douloureux constat d’avouer qu’on reste loin du premier opus... Un album en demi teinte, sans réel hit (alors qu’on en faisait moisson dans le premier), sans l’énergie à laquelle on s’était habitués, avec de l’ennui qui s’insinue comme une fuite d’eau, et une indigence mélodique qui frise l’affront. On aurait presque l’impression qu’ils l’ont fait exprès. Si la voix rappelle celle des Cardigans, elle fait juste son boulot sans plus. Pour ce qui est de l’instrumentation, on pourra noter de belles distos (le guitariste ne cache pas son amour pour Sonic Youth) et quelques sons synthétiques réjouissants. Sans plus.

Bien sûr le niveau reste correct et on a pas affaire à un groupe totalement amateur, mais plutôt bien rôdé, et c’est ça qui bloque. On en attendait plus qu’une chic monotonie, et si Monster Hospital sauve l’album du naufrage total, on en sort quand même trempé comme après une douche froide. Maintenant on verra comment les fans vont réagir, comment le public va accueillir ce nouvel album, mais je pense qu’actuellement le Canada a mieux à offrir...



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Marc Durant





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Metric : "Live it out"
(1/1) 19 novembre 2005, par Gaor




Metric : "Live it out"

19 novembre 2005, par Gaor [retour au début des forums]

Je suis totalement d’accord avec cette review.
Voici d’ailleurs ce que j’ai écrit à propos de ce disque sur un forum le mois dernier :
« Eh bien voilà : il a fallu que j’achète un disque sans l’écouter, mis en confiance par un premier album frais et alignant les singles excitants, pour que je sois déçu.
Qu’y a-t-il de plus triste qu’un deuxième album sans génie d’un groupe hyper prometteur ? 2 ou 3 pistes valables, le reste du temps on s’emmerde comme un métrosexuel dans "Vis ma vie de berger".
On ne m’y prendra plus. »

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