Pop-Rock.com



Maps : "We can create"
Certes, we can

vendredi 6 juillet 2007, par Clarisse de Saint-Ange

DANS LA MEME RUBRIQUE :
The Mooney Suzuki : "Have mercy"
Neil Young : "Fork in the road"
Hubert-Félix Thiéfaine : "Scandale mélancolique"
The Fall : "Reformation post-TLC"
Nid & Sancy : "Talk to the Machine"
Superbus : "Wow"
Erasure : "Light at the end of the world"
Ministry : "Houses of the Molé"
Monster Magnet : "Monolithic baby !’"
Nada Surf : "Lucky"


Le problème n’est pas de savoir si le projet de James Chapman "can create", mais plutôt de savoir s’il le fait effectivement. Parce que finalement, derrière la sensation que souhaite nous vendre l’honorable label Mute Records, il y a surtout l’impression amère qu’on essaie de nous vendre comme neuf un truc qui est déjà recyclé depuis quelques années...

A savoir, un mélange entre Mercury Rev, les Byrds et Spiritualized. Pour ces derniers, on commence à être habitués à ce qu’on nous les serve à toutes les sauces. Spiritualized, très honnêtement, c’est en train de devenir un peu la grosse tarte à la crème un peu facile quand on veut parler de musique rock mais pas trop, électronique mais pas trop, pop mais pas trop, et orchestrale sans trop l’être. Si j’étais le gars de Spiritualized, ça commencerait doucement à me taper sur le système. Mais bon, là il est question de James Chapman. Le jeu en vaut-il la chandelle ? James Chapman réussira-t-il à sortir de la salle avant que la clepsydre laisse choir sa goutte finale ?

We can create est loin d’être un album foncièrement mauvais. Il y a même d’excellents moments ici, comme le solaire Elouise ou encore So low so high, qui parvient à garder la surprise intacte, en sa qualité de premier titre de l’album. Mais pour le reste, on finit par s’ennuyer ferme. La deuxième moitié du disque est une sorte de soupe qui n’en finit plus de se répéter. To the sky, Back + forth et Lost my soul semblent représenter des scories du même moule, bien qu’extirpant ça et là de bonnes idées de productions. Mais que diable, il ne suffit pas de réutiliser sans arrêt le même snare et un orgue faussement psychédélique pour tirer son épingle du jeu ! Il va falloir arrêter de faire de l’électro-progressive pour les masses comme ça, c’est pénible. Vraiment pénible.

We can create représente pour moi le même style de déception que The brilliant masses de Monta. Un truc vendu comme un disque sincère et innovant, et qui n’est en fait qu’une resucée d’une palanquée d’influence "so nineties", chipées au hasard de quelques écoutes. Ce qui fait la différence entre un bon disque et un disque moyen, ce n’est finalement pas l’excellence de la production : c’est l’âme qu’on y met. Et ici, il semble n’y avoir aucune âme, mais simplement une étalage d’un savoir-faire studio. C’est tout à fait ce que je reproche à Chapman. Il semble simplement faire de l’esbrouffe, utiliser des sons qu’il aura glanés ça et là, et y poser dessus sa voix qui, à la longue, devient passablement irritante. A force de chuchoter sans arrêt, ce type oublie de chanter. Et c’est fort dommage, sur des morceaux qui en auraient bien besoin. Bref, si je veux réécouter une synthèse des années 90, je préfère me délecter d’un petit Amusement Parks On Fire plutôt que de souscrire à cet attrape-couillons.



Répondre à cet article

Clarisse de Saint-Ange





Il y a 4 contribution(s) au forum.

Maps : "We can create"
(1/2) 22 décembre 2014, par hanson
Maps : "We can create"
(2/2) 6 juillet 2007, par the last day of summer




Maps : "We can create"

22 décembre 2014, par hanson [retour au début des forums]

It was not a bad album after all. The group have actually made a hit album at the time. - Paramount Song

[Répondre à ce message]

Maps : "We can create"

6 juillet 2007, par the last day of summer [retour au début des forums]

Clarisse, dites, pourquoi vous ne chroniquez pas l’album de The cure "Bloodflowers" ? Il n’est surement pas assez bon pour vous j’imagine. Tanpis mais ça me fait bien de la peine ...

[Répondre à ce message]