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Madrugada : "The nightly disease"
Confidentialité, maladie incurable

dimanche 31 janvier 2010, par Tokyo Montana

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Sans doute la meilleure production des Norvégiens à l’heure actuelle et qui risque de ne jamais être surpassée après le décès du guitariste Robert Buras en 2007. Hoyem réitérant ses cavalcades solitaires on peut craindre que Madrugada ne soit jamais reconnu à sa juste valeur et tombe définitivement dans les injustes et profondes oubliettes de l’anonymat.

Et pourtant cet album aurait pu, aurait du, les consacrer comme figure incontournable de leur genre, même si ils sont difficilement classables (on pourrait dire une sorte blues-rock atmosphérique). L’intérêt de l’album provient surtout du fait qu’il est une parfaite synthèse de ce qui était de meilleur sur le précédent, Industrial silence et déjà aussi annonciateur des meilleures scènes de Grit.

La structure des morceaux, les ambiances développées souvent lourdes et très détaillées, des guitares aériennes, très atmosphériques en guise de soutient ou d’amplification de la base ryhtmique où la basse est fréquemment omniprésente. Les ouvertures que sont Black Mambo et Step into this room and dance for me sont de parfait reflets de ce climat particulier propre à Madrugada. A mettre en exergue pour le second la voix caverneuse de Sivert Hoyem, digne d’une B.O. d’un film draculesque des années 80, les frissons parcourent l’échine à l’écoute de cette plage glaçante. Hands up – I love you et Two black bones tout en respectant ces données de base sont loin d’être une répétition ou ajoutés pour cause de remplissage

J’étais, et je reste, moins convaincu par cette même voix sur les plages plus secouées, agitées comme Nightly disease part II ou We are go. Ces incursions dans une production plus brouillonne, noisy, est par contre réussie en ce qui concerne le côté musical. Hoyem parviendra à intégrer plus judicieusement sa voix particulière sur ce type de composition sur Grit. On peut d’ailleurs considérer Lucy One comme précurseur réussi de ce qu’il en adviendra.

Les balades pures et dures sont une exacte réplique de la recette appliquée par le groupe sur Industrial Silence en y ajoutant une saupoudrée de maturité et de maîtrise. A deadend mind est un réel travail d’orfèvre, tant dans l’écriture que dans la production, les deux détaillées à l’extrême.

On ne peut parler de cet album sans mentionner l’ovni non égalé, Sister un régal dont jamais on ne voit la fin et pourtant avec lequel on ne s’ennuie pas une seule des 540 secondes. Le style des Nordiques scrupuleusement respecté, et on se dit que jamais pareil gâterie ne nous a caressé les trompes d’eustache. Une leçon de maîtrise dans la manière d’utiliser, d’associer les instruments de base, y compris la combinaison de voix masculin/féminin.

On ne se lasse jamais de The nightly disease, régulièrement je le place dans mon lecteur et m’abandonne à ses ambiances très vaporeuse. L’esprit s’envole sans qu’aucune substance illicite ou éthylique ne soit nécessaire. L’incompréhension me gagne toujours quand je pense à l’ombre dans laquelle le groupe est resté confiné a l’époque ou des groupes nettement moins inspirés occupaient le devant de la scène rock.



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Tokyo Montana





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Madrugada : "The nightly disease"
(1/1) 26 juillet 2016




Madrugada : "The nightly disease"

26 juillet 2016 [retour au début des forums]

It was a promising album and it did manage to be on the music chart. - Morgan Exteriors

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