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Louis XIV : "The best little secrets are kept" Who’s your daddy ? vendredi 9 septembre 2005, par |
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Grosse surprise du début de cette année, Louis XIV a réussi à prendre un chemin détourné pour parvenir à s’imposer dans la hype des groupes à ne pas louper en 2005. Issus tout droit de San Diego, les musiciens autour du brillant Jason Hill versent dans le glam-rock débridé et sans tabou. Annoncés d’ores et déjà comme une réplique intelligente et novatrice aux White Stripes, les Louis XIV vont eux aussi devenir un combo à surveiller de très près. Du moins si l’on veut un tant soit peu commencer à faire des pronostics sur les groupes qui ont un avenir au-delà des cinq ans à venir...
Frais, bondissant et décomplexé, le rock de Louis XIV n’a absolument rien à envier à d’autres formations britanniques ou américaines. Et pour une fois, ils ne s’inspirent ni de la scène post-punk anglaise de la fin des années 70, ni de l’art-rock new-yorkais de la même époque. Louis XIV parvient intelligemment à faire le pont entre The Darkness et le bébé de Jack White, en invoquant des influences aussi diverses que les Kinks, T-Rex ou même les Rolling Stones dans leur période la plus hormonale. On sent également l’ambiguité d’un Bowie, le dandysme éhonté de Roxy Music, et pour couronner le tout, Jason Hill est pratiquement aussi obsédé que Prince. Voilà pour les références. Ca devrait déjà vous donner un bon aperçu de ce que Louis XIV est capable de faire, et surtout, de ce que cette musique incroyablement sexuelle est capable de réveiller en vous. Des guitares de crades, une rythmique binaire, et surtout, des paroles qui sentent les féromones à plein nez. En vrac, je peux vous citer "Let me buy you a lollipop you wanna lick" ou bien même "We don’t have to go to the pool if you want me to make you wet". Ah ben oui forcément, on est loin des revendications socio-culturelles des cités grises. Ce que veut Louis XIV, c’est très simple : des nanas et à boire, si possible. Au moins, nous sommes prévenus. On ne peut pas dire que les titres soient tous différents, puisque leur glam-rock est finalement assez répétitif, mais néanmoins savoureux. Seule la fin de God killed the Queen fait un petit clin d’œil au folk classique, mais sinon, tout cela reste finalement assez conventionnel, quoique très entraînant. A letter to Dominique possède toutefois un charme bien plus britannique que les autres compositions. Malheureusement, l’ordre des chansons est assez peu senti, puisque l’album se clôt sur deux ballades, le très conventionnel All the little pieces et le faux folk sombre de Ball of twine. Mais au vu de la qualité des premiers morceaux, on leur pardonne amplement cette erreur de jeunesse - ben oui, il s’agit d’un premier album après tout. Et puis finalement, le blues crade et très road movie du titre éponyme arrive bien à rattraper tout ça. Louis XIV parvient à charmer surtout par la voix perverse et excitée de Jason Hill, et notamment par les paroles dont je vous parlais plus haut... On possède ici de véritables perles à faire pâlir Frank Zappa lui-même. En vérité, je vous le dis, on n’a pas fini de transpirer devant les prouesses juvéniles mais diaboliquement efficaces de Louis XIV. Rien de bien original à mon goût, mais à surveiller de très près. Néanmoins, si vous voulez vraiment un groupe de rock qui réexplore le glam de façon novatrice, je vous conseille plutôt le dernier album de The Ark. |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. > Louis XIV : "The best little secrets are kept"
(1/2) 10 septembre 2005, par kaizer > Louis XIV : "The best little secrets are kept"
(2/2) 10 septembre 2005 |
> Louis XIV : "The best little secrets are kept" 30 novembre 2005, par thevogues [retour au début des forums] Aime également cet album.
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