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Loreena McKennitt : "An ancient muse" Sésame, ouvre-toi ! lundi 18 décembre 2006, par |
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Un nouvel album de Loreena McKennitt, c’est toujours un petit événement. Surtout quand la plus celtique des Canadiennes nous revient précisément neuf ans après le magnifique The book of secrets, qui lui avait enfin valu le succès qu’elle méritait. Amateurs de musiques cinématographiques et de voyages sans limites, vous pouvez d’ores et déjà vous jeter sans ciller sur ce joyau !
Pour sa nouvelle mouture, Loreena a décidé de mélanger une nouvelle fois les styles, en s’inspirant à la fois de légendes celtiques mais aussi d’expériences mélodiques plus orientales, voire méditerranéennes. C’est avant tout le Proche-Orient qui semble être à l’honneur dans son épopée musicale, notamment à travers de sublimes échappées comme The gates of Istanbul ou encore le très détendu Caravanserai, qui développe ses volutes et ses charmes d’une façon fort lascive. Comme à son habitude, Loreena nous présente peu de titres, mais les fait durer à la manière d’une bande originale de film, et pour cause : une nouvelle fois, ses voyages lui ont permis de rassembler des impressions et des rêveries qu’elle parvient à merveille d’incarner dans sa musique. On retrouve ainsi tout l’onirisme de l’Orient mêlé aux influences celtiques chères à l’artiste. Ces influences nous réservent de bons moments irlandais, comme les ballades tristes Penelope’s song ou encore The English lady and the knight. A beaucoup d’égards, Loreena McKennitt parvient à rester une artiste intègre qui poursuit l’évolution de son propre univers musical sans passer par les obligatoires modes et artifices du genre : plusieurs fois, on se dit que les amateurs de Dead Can Dance, tout comme ceux de Tori Amos, pourraient trouver leur compte dans ces admirables ritournelles ethniques. On y croise en effet bodhran, luth, violons inspirés, pianos aériens et percussions diverses et variées, que l’on a très vite envie de draper dans un parfum d’encens. Le tout est surtout affublé d’instrumentations formidables : ainsi, les neuf minutes vingt-neuf de Beneath a phrygian sky nous semblent beaucoup moins longues qu’il n’y parait, et on éprouve même un certain pincement au coeur quand retentissent les dernières notes. Sur Kecharitomene, on retrouve à la fois la mélancolie du nord de l’Europe, mais également les charmes interrogateurs de l’Orient. Si vous ne connaissez pas encore Loreena McKennitt, ce morceau devrait vous permettre de poser un pied dans son monde sans être décontenancé, tant il représente une véritable invitation au voyage. Je ne sais pas si parmi les personnes qui liront ces quelques lignes, il y en aura qui ne connaissent pas cette artiste hors pair : si c’est le cas, je les encourage à réparer vivement cette lacune, car ils perdent non seulement l’accès à une grande artiste musicale, mais également l’accès à leurs onirismes les plus secrets et les plus enfouis. |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. Loreena McKennitt : "An ancient muse"
(1/3) 3 avril 2007, par mjo Loreena McKennitt : "An ancient muse"
(2/3) 29 décembre 2006, par Mick Loreena McKennitt : "An ancient muse"
(3/3) 18 décembre 2006, par marvin rouge |
Loreena McKennitt : "An ancient muse" 29 décembre 2006, par Mick [retour au début des forums] Marvin Rouge est trop catégorique et n’a pas assez écouté l’album
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