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Klimt 1918 : "Just in case we’ll never meet again"
Music for the K7 generation

vendredi 26 septembre 2008, par Geoffroy Bodart

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On nous reproche parfois sur Pop-Rock de faire l’apologie des années 80, période maudite de l’histoire pour tout amateur de rock qui se respecte. Ce n’est pas aujourd’hui que notre réputation risque de s’arranger...

Il s’agit, ici encore, d’un groupe issu de la scène death metal, et qui avait des envies d’ouverture vers des contrées plus accessibles. Moi, je les aime bien les groupes de death qui se reconvertissent. Parce que même si leur musique peut devenir outrageusement easy-listening, il reste toujours un petit reliquat de sauvagerie, au-travers d’une rythmique que des jeunes gens de bonne famille ne pourraient jamais envisager, ou d’un p’tit riff « pan dans la gueule », décoché comme ça, sans faire attention. De plus, bien souvent, les formations issues des mouvances extrêmes évoluent sans espoir aucun d’un jour rencontrer un grand succès populaire. Résultat pour les plus malins d’entre eux : ils n’ont rien à foutre de mélanger outrageusement new wave, rock alternatif et post-rock. Le quatuor italien Klimt 1918 attire donc spontanément la sympathie, et c’est dans ces excellentes dispositions que l’on aborde Just in case we’ll never meet again.

L’influence la plus évidente reste les Texans d’Explosions in The Sky, de par ce son de guitare si caractéristique. Mais il est ici mis au service de onze morceaux au format conventionnel, assez tristounets et mélancoliques dans le fond, mais qui n’hésitent pas à se faire sautillants dans la forme. On ferait bien le pisse-vinaigre en arguant que les chansons, de par leur format, la tonalité assez peu variée du chant, ce son de guitare, finissent par toujours se ressembler. Tout cela n’est pas faux, mais l’album n’est définitivement pas de ceux qui s’écoutent consciencieusement et méthodiquement. C’est plutôt le genre de gâterie à taper en fond sonore de luxe, ou à écouter bien fort dans la voiture. Et si les chansons se ressemblent globalement, certaines se détachent immanquablement du peloton, à commencer par le très bien senti Just an interlude in your life et le pétaradant Suspense music (il a tout d’un tube en puissance, celui-là).

Une fois de plus, on aurait tendance à rouspéter sur le fait qu’un disque de pop-rock efficace et plus original que la moyenne dans son approche passe inaperçu pour les bêtes raisons qu’il s’agit d’un groupe italien et pas brit, que ces gens sont inconnus à la base, et que, ô honte suprême, ils trainent derrière eux quelques casseroles encombrantes (du style : un ou deux albums que votre maman ne saurait pas écouter). Mais bon, on a déjà sorti cette rengaine suffisamment de fois pour ne pas vous l’imposer à nouveau...

A noter que cet album existe également en format cassette audio. Pour écouter dans un balladeur, qu’il disent. Si, si.



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Geoffroy Bodart





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Klimt 1918 : "Just in case we’ll never meet again"
(1/1) 25 juillet 2015




Klimt 1918 : "Just in case we’ll never meet again"

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This band is an exception. They have managed to produce wonderful rock music back then. - Steven Wyer

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