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JYM : "A fool’s chance"
Allez, on va la leur donner, cette chance

jeudi 16 octobre 2008, par Geoffroy Bodart

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Lors de ma première écoute de cet EP, ma réaction fut peu ou prou celle de Jimmy Page lorsqu’il entendit chanter Robert Plant pour la première fois : « mais p*** comment se fait-il qu’on n’ait jamais entendu parler de ce groupe plus tôt ? Il doit y avoir quelque chose qui cloche ».

Parlons un peu des biographies et autres documents de presse qui nous sont remis par les groupes ou leurs agents. Ils sont parfois une inévitable source d’information, mais ils sont surtout un affligeant laïus auto-promotionnel au style bien trop pompeux et élogieux pour être honnête. Parfois, cet aspect (incontournable et c’est logique : c’est quand même torché pour donner envie d’écouter et d’acheter) se révèle d’une incroyable drôlerie, comme lorsque EMI a tenté sur trois pages de nous faire gober que les Spice Girls étaient un équivalent culturel aux Beatles. Dans le cas de JYM, la bio semble avoir été rédigée spécialement pour faire baver votre serviteur, invoquant les mânes de Led Zeppelin, l’héritage du prog et la vivacité du hard le plus coléreux (Rage Against The Machine en l’occurrence). Le genre de groupe à écouter tant au casque qu’à fond de caisse sur l’autoroute. Racolage de bas étage ? Même pas !

Même pas car The tenth avatar, qui ouvre l’EP, n’est rien de plus qu’une des tueries les plus absolues de l’année ! La rythmique sauvage emporte tout sur son passage et, en effet, le chant est à la hauteur d’un Robert Plant circa 1968 ou d’un Axl Rose millésimé 1987. Rien que ça. Si l’EP avait continué sur la même lancée, nul doute que j’aurais sauté dans un avion, un train, sur une trottinette, n’importe quoi qui puisse m’amener jusqu’à ce vocaliste afin de lui faire subir un test ADN. Clairement, après une telle entrée en matière, on se met déjà à rêver d’un nouveau I ou Appetite for destruction... Mais on ne peut nier que le soufflé retombe un chouia sur la suite. Soyons clair, les chansons sont bonnes. Très bonnes par moment. Mais comme souvent, le procédé qui consiste à balancer en ouverture d’un disque le meilleur morceau qu’on a à proposer, s’il est efficace pour accrocher immédiatement l’auditeur, n’est pas le plus recommandé pour convaincre sur la totalité ou le long terme.

Mais bon, ne soyons pas vilain non plus. Une chanson comme Fire and tigers reste un exercice d’une trop rare puissance et maîtrise et ce serait dommage de bouder son plaisir. Tout dans cet EP transpire le talent, l’inspiration et le travail. La complexité des morceaux ne doit pas constituer un obstacle à l’écoute tant elle est tempérée par une véritable furia rock’n’roll.

Qu’est-ce qu’on met déjà, à la fin d’une chronique comme celle-ci ? Ah oui : « A découvrir d’urgence ».



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Geoffroy Bodart





Il y a 3 contribution(s) au forum.

JYM : "A fool’s chance"
(1/1) 16 octobre 2008, par Vehau




JYM : "A fool’s chance"

16 octobre 2008, par Vehau [retour au début des forums]

En voilà une chronique qui met l’eau à la bouche, et qui réveille mes appétits auditifs, du Led Zeppelin, du Rage Against The Machine dites-vous ?

Diantre, voilà un menu fort alléchant, si je parviens à dénicher cet album dans mon quartier populaire de La Paz en Bolivie, ce sera une belle trouvaille.
Que la Croisade commence !

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