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John Cale : "5 Tracks"
Letting the cat out of the bag

mardi 9 février 2010, par Mathieu, mélomane

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Durant les années 90 et au début des années 2000, John Cale m’a semblé tout avoir de l’homme d’état en attente d’une retraite méritée. Fragments of a rainy season (1992) était certes excellent, mais il en a épuisé la formule ’live piano solo’ dans les années qui ont suivi. Mis à part Walking on locusts (1997), les bandes originales de films français ou (et) arty se suivent sans jamais susciter plus qu’un respect indifférent. Puis, en 2003, au moment où je ne l’attends plus, sort cet étrange et fascinant EP 5 titres, une mise à jour des obsessions musicales du lascar, d’une perfection à donner le vertige. Je me suis mis à culpabiliser à la troisième écoute. Comment ai-je pu penser que John Cale n’avait plus rien à nous donner ?

Si je consacre une chronique à cet EP, c’est parce qu’il marque le début d’une cure de jouvence qui se perpétuera sur deux disques, Hobosapiens en 2003 et blackAcetate en 2005. Cale a rencontré les personnes qu’il fallait pour réaliser un coup de maître : étudier les enseignements prodigués par les grands mélodistes-sampleurs des années 80 et 90, et en appliquer les recettes pour obtenir un résultat 100% John Cale. Celà semble impossible, parce qu’il est dur d’imaginer comment rapprocher des mondes aussi éloignés que, par exemple, ceux de Massive Attack ou de Tricky, de celui de notre compositeur-violoniste favori. Pourtant, écoutez Waiting for Blonde, un morceau décrivant un vendeur de piles dans un train de l’agglomération de New-York, et vous constaterez comme il s’en tire avec brio. Ecoutez Chums of Dumpty (We all are) au casque, et vous constaterez le soin apporté au son, aux petits bruits qui créent la tension, aux chœurs hypnotisants, et, surtout, à toutes ces voix à l’arrière-plan prononçant des phrases pendant les parties instrumentales. Je suis persuadé que John Cale a écouté avec attention le Hounds of love de Kate Bush.

Le coup de maître sur cet EP est E is missing, le quatrième morceau. Tout est parfait, et pourtant les ingrédients ne sont pas évidents : une guitare sèche, des cordes synthétisées aux sonorités orientales, des bruits pouvant provenir de la guitare de Blixa Bargeld à l’époque des Bad Seeds de Your funeral, my trial. Au dessus de tout çà, la voix de John Cale, belle à pleurer pendant qu’il chante un texte tout aussi émouvant que incompréhensible :

‘His soul’s in the corner, Very uptight, It’s ugly, But it’s not meant to be, A derelict lighthouse, Signalling men, in shipwrecks under the ocean,

Secret bruises from a writing machine, Dismantled in a winter landscape, His fingernails are missing, one through ten, and there’s ink all over the place.

Nowhere .... was not here nowhere’s not there nowhere is nowhere.’

Il est vraiment très dur pour moi de vous expliquer avec les mots justes pourquoi j’adore cette chanson et cet EP.

Si je m’adressais aux fans de John Cale, je leur dirais : ‘Imaginez son disque Music for a new society (1982), en plus étoffé, mais tout aussi touchant’.

Si je m’adressais à l’amateur éclairé, je lui dirais que cette chanson prend autant à la gorge que Patriot de Scott Walker, autre concoction improbable (le refrain de ce morceau : ‘Oh, Der Luzerner Zeitung never sold out never sold out ! ‘) tirée du disque Tilt (1995) devenu chez moi l’objet d’un culte acharné dès sa sortie.

Si je m’adressais au lecteur de passage guidé par le hasard, je lui dirais ‘écoutez E is missing, et vous ne serez pas déçu d’avoir trouvé la porte d’entrée de l’univers d’un artiste aussi important que ignoré, malgré son incontestable sensibilité pop’.

Nous sommes en 2010, bientôt cinq ans après son dernier opus en studio, et je réalise, à la conclusion de cette chronique, que John Cale a accompli quelque chose de précieux dans cette décennie, quelque chose dont cet EP a marqué le point de départ : ses fans se demandent à nouveau quand son disque suivant verra enfin le jour.



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Mathieu, mélomane





Il y a 2 contribution(s) au forum.

dropshippingwatch
(1/2) 5 avril 2010, par Administrator
John Cale : "5 Tracks"
(2/2) 9 février 2010




dropshippingwatch

5 avril 2010, par Administrator [retour au début des forums]

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John Cale : "5 Tracks"

9 février 2010 [retour au début des forums]

John Cale, c’est le genre d’artiste que je n’écoute pas souvent, mais à chaque fois que je le fais, je fonds. Ma préférée c’est "The soul of Carmen Miranda"... enfin, je crois, parce qu’il y a au moins dix autres oeuvres caliennes qui sont pour toujours indélébilement gravées dans un coin de ma mémoire. Je vais donc m’en aller écouter ce 5 Tracks qui m’avait échappé.

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