Pop-Rock.com



JoeyStarr : "Gare au jaguarr"
Bonjour voisin !

vendredi 6 août 2010, par Vincent Ouslati

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Empyr : "The peaceful riot"
Manic Street Preachers : "Lifeblood"
Johnny Cash : "American V : A hundred highways"
Anathema : "A natural disaster"
Santana : "All that I am"
Peter Gabriel : "Up"
Alexis HK : "L’homme du moment"
I Love You But I’ve Chosen Darkness : "Fear is on our side"
Alice Cooper : "The Eyes of Alice Cooper"
Flexa Lyndo : "Slow Club"


Le fait que JoeyStarr [1] fut un temps mon voisin dans la rieuse cité Allendé au nord de Saint-Denis, département du "9-3’’, a certainement un lien avec ma curieuse empathie pour ce mec. De fait, quand mes parents vivaient encore au huitième étage du bâtiment 6, juste à côté du parking souterrain qui finira par cramer un peu avant qu’on se casse (aucun lien de cause à effet), et tant d’années après avoir croisé sa gueule de shooté à la colle entre la supérette et la pizzeria mobile, j’eus un jour envie de prendre des nouvelles de Didier Morville.

De sa carrière personnelle, il est rapide d’effectuer un choix vu que seul Gare au jaguarr peut se prétendre élément discographique à part entière du JoeyStarr hors NTM.  Didier souhaitait y “remettre les pendules à l’heure”, revenir sur son existence tumultueuse et ses expériences diverses, aussi positives (il doit bien y en avoir une ou eux...) que négatives (vous pouvez mater son casier judiciaire, c’est impressionnant). Pour enfoncer la concurrence, le vieux jeune accepte les grosses guitares basiques d’Enhancer, histoire de métalliser, d’alourdir son entrée en scène. Le basique album de rap s’en voit orné d’une vision plus personnelle. Et malgré un texte aussi rentre-dedans que banal, on se prend au jeu, interpellé par ce curieux intermède de carnaval martiniquais en plein milieu.
La “racaille” nous surprend, et fait espérer un album plus nuancé que le commun des médiocres de la génération suivante. On oubliera rapidement l’introduction du style champion de la WWE, c’est heureusement court et grossièrement prétentieux, on ne change pas un beauf aussi aisément non plus.

Oubliez-la car notre “grosse caisse” confirme par la suite que cet album qu’il murit depuis au moins trois années cumulées de mitard est nettement plus profond de ce que la rusticité du personnage pouvait laisser penser.
Prenons Métèque et son sample de Georges Moustaki. S’inspirer d’un tel morceau est pour le moins inattendu, et l’interprétation de JoeyStarr finit de troubler par un texte fort bien torché. Ce mec a donc bien un cerveau, qu’il sait utiliser dans d’autres buts que de cogner sur sa femme. Moi, je dis respect :

“Avec mon air aigri amer, galbé comme un fil de fer
Affûté pour la guerre j’roule pour la Maison mère
Avec ma gueule j’fais belek
J’ai pas une ganache de dieu grec
Il est possible qu’on m’arrête ou par erreur qu’on m’affrète
Avec ma bouche qui a trop bu mon air obtus qui pue la rue
Cette façon d’être à l’affut et en même temps d’être à la rue
Avec mes yeux tout délavés qui me donnent l’air de rêver
Avec mes rêves de délinquant
Mes coups d’sang incessants
Avec ma gueule de métèque
Héritière d’une souffrance lointaine
J’veux pas finir en victime ni même finir à Fresnes
Avec son visage, ses yeux verts
Tout me rapproche de ma mère
Tout m’éloigne de mon père grâce à qui j’ai ce goût amer.”

Sans jamais remettre en cause son personnage de gros connard violent, il invoque son père, un enfoiré de première classe, regrette une jeunesse qui ferait ressembler Cosette à Paris Hilton. Cela n’excuse rien, on est bien d’accord mais ça nous donne une image plus nuancée du bestiau.
C’est avec Bad boy qu’il règle ses comptes avec une franchise toute personnelle. D’abord à Kool Shen, à qui il reproche ses copies conformes de NTM, ses poses de caution intellectuelle du groupe, et son image bidon de "bad boy", mais c’est contre MC Jean Gab’1 qu’il se lâche complètement :

“Gabin !
Y a moyen de parler au tocard
Abruti, t’as les lobes trop congelés pour me mettre au rancart
Va te peser, Jo la pointe, t’arrives un peu tard
Lâche, lâche le produit go,
Euh, je crois que tu t’égares
Tes qu’une pompe à vélo
Tu vis dans le colon de Gyneco
Tu sens, tu pues, tu bouffes sa merde négro
Mais je t’ai toujours vu gratteur
Y a que dans ta tête que t’es braqueur
T’es qu’un bruit de fond qui croit remettre les pendules à l’heure
Quand tu m’emmerdes moi je t’encule
Quand je t’encule, tu dis "Je sais, je sais"
"Brûle sous mes lyrics"
Bouge, rase moquette, t’es pas à la hauteur
Ici pour tenir le pavé faut pas des couilles de pointeur.”

Une réponse épicée de plus à la chanson J’t’emmerde qui fit le succès de MC Jean Gab’1 mais lui valut aussi pas mal d’inimitiés dans le milieu, dont celle d’un JoeyStarr à qui on ne remue pas une couille sans faire enrager l’autre. Trouvez cela vulgaire, moi j’adore cette sincérité, cet art du règlement de comptes aussi net que cru.
Ses bisbilles d’avec Kool Shen sont plus mesurées, elles ne portent que sur les vues différentes des deux chefs du Suprême NTM. Joey Starr maintient que le groupe doit conserver sa base dans les quartiers les plus populaires de Seine-Saint-Denis alors que Kool Shen tentera toujours de s’en éloigner. Deux visions opposées d’un attachement/détachement à ses racines.

Lui-même ancien sans-abri, Didier est engagé à l’extrême-gauche, une implication entâchée par ses passages en taule, seul Olivier Besancenot lui maintient - encore - une réelle amitié. Les deux “rebelles” iront signer déclarations et pétitions communes, participeront à quelques mouvements en faveur de sans-abris ou de sans-papiers. Puis c’est par le collectif Devoirs de mémoires (Wikipédia vous dit tout ici) que ces deux-la ne se quitteront plus. Un engagement qui se reflète sur l’album, par touches plus ou moins appuyées.
C’est surtout lorsque l’on entend le petit facteur lancer un pamphlet contre les bavures policiaires dans Question 1 que le doute se dissipe immédiatement. Ca sent un peu trop la grosse démagogie, certes (certes, certes, certes !), mais la question n’a pas pour autant vocation à ne jamais recevoir de réponse.

JoeyStarr tente de se placer comme un patriarche du rap, n’occultant pas ses propres erreurs et, bien au contraire, laisse une grande place au dialogue et à l’évolution des comportements. Toujours plus facile d’éduquer les autres que de s’éduquer soi-même...
Un discours contradictoire, où comment prêcher le dialogue alors que l’on collectionne les mises en garde à vue ? Pourtant le monologue récité (et non rappé) dans Question 2 est on ne peut plus clair :

“Comment se fait-il que de générations en générations certains jeunes ont une vision de la police, et que certains policiers ont une vision de certains jeunes empreinte de préjugés ?
Il y a une autre voie à tracer, un avenir à construire débarrassé de ces regards défiants.
Il y a déjà eu trop de morts, trop de vies gâchées, trop de destructions, trop de malheurs.
L’urgence, la justice pour tous, le respect mutuel.”

On a vu des appels à l’émeute contre le vilain Français pur jus nettement plus ambigus... L’âge change le discours, peut-être, mais le fiel n’en est pas pour autant oublié, bien qu’il vise des personnes précises et non pas des catégories de population.

Du fiel et une certaine autodérision, tel que Carnival qui nous fait entendre un JoeyStarr complètement défoncé, et ce break délirant qui le voit s’éclater sur une musique de bal populaire (que le grand Patrick Sébastien n’aurait pas renié) est un moment aussi étonnant que génial.
Cigarette piégée parle également de l’addiction d’une façon toute personnelle, décrivant parfaitement les effets d’une bonne défonce vu par le défoncé lui-même.
Globalement politique (critique des lobbys autoritaires, refus de la précarité, de l’exclusion, imaginez Mère Teresa avec des ratiches en or), la galette profite de ses plages plus légères pour souffler quelque peu, et on s’en sort parfois avec le sourire, ce qui n’est déjà pas mal.

Gardons Gare au jaguarr pour la fin, ce morceau qui comptait parodier le Gare au gorille de Georges Brassens et qui failllit interdire la sortie de l’album. Les ayant droits de Brassens n’ayant pas apprécié qu’il n’y ait eu aucune demande formelle pour cette revisite. A moins que ce soit une bête histoire de thunes… Il fallut retirer le morceau du track-listing et relancer la promotion. Néanmoins, JoeyStarr en offre quelque chose de bien foutu, totalement dans l’esprit caustique d’un Brassens justement. Il revient sur l’épisode de l’hôtesse de l’air et sans dénaturer l’idée première du moustachu, le natif du 93 s’approprie totalement le morceau.

Personnellement, je suis resté bloqué dans des groupes tels qu’Assassin [2] auquel NTM rendra parfois hommage et dont un membre - Dj Clyde - participera à l’écriture de Paris sous les bombes en 1995. Un groupe qui débutera sa carrière dans la même sphère qu’NTM, et qui diffusera une certaine idée du “rap conscient” en France.

Mais sans en faire un vieux sage du rap français, JoeyStarr conserve une belle authenticité, conservant sa passion pour la taule tout en parvenant à s’exprimer intelligemment sur certains sujets. Si la nouvelle mise en orbite de Suprême NTM semble devoir mettre en veilleuse sa carrière solo (les concerts de la reformation furent un succès indiscutable), il serait intéressant de voir un successeur à cette somme bariolée que Didier Morville nous offrait en 2006. Faudrait aussi espérer qu’il arrête ses conneries contre les singes et les voitures, mais ça…


[1] L’artiste écrit son nom de scène de cette manière.

[2] Groupe phare du mouvement hip-hop en France, son leader Rockin’ Squat (alias Mathias Crochon, frangin de Vincent Cassel, continue à publier albums sur albums avec une égale fièvre revendicatrice. En voilà du rap de luxe, à mille lieues des textes haineux et pourrav’ d’un Rim’K.



Répondre à cet article

Vincent Ouslati





Il y a 18 contribution(s) au forum.

JoeyStarr : "Gare au jaguarr"
(1/4) 27 décembre 2012, par cherrin
JoeyStarr : "Gare au jaguarr"
(2/4) 6 août 2010, par Carla Blondie
JoeyStarr : "Gare au jaguarr"
(3/4) 6 août 2010, par fabrice
JoeyStarr : "Gare au jaguarr"
(4/4) 6 août 2010




JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

27 décembre 2012, par cherrin [retour au début des forums]

Model, PiPO U2 Dual Core Tablet PC. CPU, Rockchip RK3066, 1.6GHz, Cortex A9 dual core ; GPU : Mali 400 MP4. Operation System, Android 4.1.1. RAM, 1GB ...

[Répondre à ce message]

JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

6 août 2010, par Carla Blondie [retour au début des forums]

Sinon, en dehors des textes centrés sur le nombril de monsieur Morville, il y a de la musique sur cet album ?

Une seule ligne (les guitares d’Enhancer) y ferait vaguement allusion... Commentaires plus ou moins dithyrambiques des lecteurs compris.

C’est peu, et en même temps très significatif.

[Répondre à ce message]

    JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

    7 août 2010 [retour au début des forums]


    @carla blondie : Les dernières années, Pop-rock a plutôt modéré les attentes de son public. Du coup, une chronique qui ne contient pas les mots ’putain’, ’merde’, ’racaille’ ou ’Karcher’, il faut encourager ça au maximum.

    Arrête de râler, quoi ;-)

    [Répondre à ce message]

      JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

      7 août 2010, par Carla Blondie [retour au début des forums]


      S’pas Pas faux... ;)

      Mais je ne râlais pas après l’article (J’aime plutôt bien les chroniques de ce site, et celle ci est fort décemment écrite) mais plutôt en direction du choix du sujet qui me parait relever du pur alibi.

      Bien sûr on peut être éclectique ce serait même plutôt un signe de bonne santé mentale.

      Mais j’ai l’impression que dès que l’on touche au rap, il est très difficile d’avoir à assumer son manque d’intérêt pour le genre. On peut claironner son allergie à la variété, au métal, au jazz, au blues, à la musique classique ou à la bourrée poitevine sans sortir d’un éventuel débat de "gouts et couleurs".

      Mais être estampillé "rapophobe" vous place automatiquement dans une zone qui va bien au-delà des considérations musicales, et qui touche quasiment à la Morale.

      D’où l’intérêt de pouvoir sortir de son chapeau un ou deux "artistes" du genre qui nous seraient chers.

      Tel Coluche qui prétendait avec humour "Je ne suis pas raciste, j’ai même des disques de Sidney Bechet."

      [Répondre à ce message]

        JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

        8 août 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums]


        Ben non, tu fais erreur dans ce cas précis.
        Sans être un fan de rap, certains albums, textes, m’interpellent suffisamment pour en parler.
        J’en écoute peu, mais j’en écoute suffisamment pour ne pas considérer ce genre comme un concentré global de merde.
        Fouinez, cherchez, vous en tirerez toujours quelque chose.

        [Répondre à ce message]

          JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

          8 août 2010, par Carla Blondie [retour au début des forums]


          Je me suis mal exprimé, surtout.

          Je ne supposais pas que tu t’étais forcé à écrire cet article, mais que la "commande sur le sujet" était peut-être destinée à désamorcer certaines tension locales nées d’articles précédents.

          Ce qui relève de ma part du pur procès d’intention, et c’est mal, je l’avoue. Mea Maxima Culpa.

          Après... Défendre le rap sur la base quasi-exclusive de ses textes, sur un site à vocation musicale, pourquoi pas ? Faute de mieux...

          Mais là encore, quelques jours après un article sur Ferré, je crains que cette simple comparaison ne fasse écrouler l’argument.

          J’espère seulement qu’un jour, hors de toute polémique, des personnes maitrisant un minimum le sujet pourront étayer la thèse un peu hâtive du rapper sachant écrire.

          [Répondre à ce message]

            JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

            9 août 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums]


            Niveau musique, j’en parle bien un peu justement même si la chronique se centre principalement sur les textes, c’est clair et assumé.
            Pour le prochain, je verrais bien comment l’aborder, je pensais causer de Paris sous les bombes, ou de l’Homicide Volontaire ;-)

            Deux albums parus en 1995, mais avec des arrangements très différents.

            [Répondre à ce message]

JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

6 août 2010, par fabrice [retour au début des forums]

Bravissimo Vincente !
Quant à Assassin, je les ai toujours trouvés une pointure en-dessous du Suprême. Si le flow du frangin de Vincent Cassel (rockin’squat) n’avait rien à envier à celui de Mr Starr, ses fautes de liaisons agressaient de manière insupportable l’oreille... Etonnant de la part du fils de Jean-Pierre Cassel...

Sur ce lien : Joey Starr gamin, Rockin’squat, le juré de la Nouvelle Star Marco Prince et Vincent Cassel. D’où la question : comment Monica Belucci supporte-t-elle le human beatbox ?

[Répondre à ce message]

    JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

    6 août 2010 [retour au début des forums]


    A croire que faire semblant d’apprécier le rap, chez les fans de rock, est la pose ultime.

    [Répondre à ce message]

      JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

      6 août 2010, par Walter B. [retour au début des forums]


      Oui, ça doit être ça, une pose, rien de plus...

      Que l’article respire l’intelligence, la nuance, la passion véritable pour son sujet, à la fois, ça ne te choque pas, Type Sans Nom, dans ta jolie théorie des petits casiers ?

      Moi j’ajoute un bravo. Pas non-plus fan absolu de Didier Les Ratiches du Diable mais le personnage -aussi agaçant/bourrin/grosse brute puisse-t-il être parfois- n’est pas d’un bloc et peut tenir des propos très lucides au milieu de son flot de provoc’ et (oui) d’occasionnels clichés wesh.

      Pas du Rim-K, comme dit Vincent. Mais au moins, ce mec arrive à tenir un discours personnel et pas forcément destiné à conforter son public dans ses clichés. À l’écouter, j’ai pas l’impression de faire face à une simple tête-de-gondole "promo spécial si-si-gros" mais à un individu avec du vécu, des points de vue, quelque chose qui lui appartient en propre.

      Dans le fond c’est assez rare. Et ce dans tous les supposés genres à quoi tu sembles tant tenir, Anonyme Hermétique.

      [Répondre à ce message]

        JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

        6 août 2010, par fabrice [retour au début des forums]


        "A croire que faire semblant d’apprécier le rap, chez les fans de rock, est la pose ultime."
        Le prototype du pauvre type (NTM "Police")

        [Répondre à ce message]

          JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

          6 août 2010, par Walter B. [retour au début des forums]


          Je pense que cette réponse s’adressait au posteur précédent (Monsieur Innomé)...

          Sinon sur Assassin, je te rejoindrais assez, Fabrice. Leurs textes ’didactiques’ m’ont toujours semblé un peu lourds, en plus, et je trouve qu’ils vieillissent assez mal.

          Et musicalement, je n’y trouve rien qui ait la puissance et la fluidité d’un Paris Sous les Bombes, par exemple (enfin, des morceaux les plus réussis de l’album).

          [Répondre à ce message]

      JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

      8 août 2010, par BaDaBing [retour au début des forums]


      Je ne vois en quoi apprécier le rap chez les fans de rock ( l’inverse marche aussi ) est une pose. il y’a 2 sortes de musique la bonne et la mauvaise.
      J’ai toujours trouvé que faire des "classifications" par genre musical c’est un truc pour autiste.

      [Répondre à ce message]

    JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

    8 août 2010 [retour au début des forums]


    C’est Fabrice des Vogues ? Toujours un commentaire con à écrire celui-là.

    [Répondre à ce message]

JoeyStarr : "Gare au jaguarr"

6 août 2010 [retour au début des forums]

et voilà une chronique qui nous fait oublier (un instant seulement, faut pas rêver) les maladies de ce site. De la réflexion, de la nuance, du coeur...

[Répondre à ce message]