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Jeremy Jay : "Slow dance"
Dandy, 1m93, accepte volontiers de danser (mais lentement)

mardi 14 avril 2009, par Jeremy Plywood

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Ce jeune Américain venu de nulle part nous revient avec son (déjà) deuxième album en dix-huit mois. Il nous balance une pop fragile et teintée de nostalgie. Sa voix, souvent mal assurée et traînant dans une reverb systématique, nous assène ses histoires de twentager mal dégrossi. Il nous avait laissé avec A Place Where We Could Go l’année dernière. Un album court et affuté, plongeant ouvertement dans les années soixante pour en régurgiter une vision exemplaire. Le voici à présent totalement immergé dans les années new-wave. On retrouve pêle-mêle des couleurs déjà entrevues, plus un peu de Bowie, un peu de Joy Division, un peu de Cure, un peu de Wall of Voodoo, un peu de cette période certes un peu froide mais tellement intéressante. Il en ressort également un feeling dandy clairement assumé. Plongeons-nous donc dans ce Slow Dance très tendance qui cartonne à trente-deux minutes, montre en main.

Tout commence par un We were There qui pourrait s’être échappé des sessions de Boys don’t Cry. Un rythme « tolhurstien » complètement linéaire avec un hi-hat bien défini et typique. Un synthé « d’époque » type Solina Strings. Une mélodie « inspirée » voire « empruntée ». Vous me suivez ? Et malgré tout ça, une énorme dose de fraîcheur et de sincérité. On est directement dans le vif du sujet. In this lonely town est de la même trempe. Un peu de 10:15 Saturday Night là-dedans.

On peut également y retrouver un peu plus de nervosité dans les guitares. La chanson s’étend comme un gros chat qui vient de se réveiller. Les synthés calment le jeu. Le chat saute de l’armoire et disparaît placidement par la chatière pour débouler dans...

...Gallop, dans lequel on retrouve un peu le côté dandy frisquet d’un Bowie époque Low qui aurait croisé la crème du post-punk britannique au coin d’un bar dans Berlin Est. Ce qui est magistral, c’est la façon qu’a Jeremy Jay de s’approprier plein de gimmicks qu’il a mille fois entendu, écouté et/ou décortiqué afin de nous livrer sa propre vision qui sonnera toujours de façon bien personnelle et attachante. Il faut aussi souligner cette propension à user et abuser d’effets de reverbération sur plein d’instruments. C’est ce qui donne assurément cette couleur tellement spéciale à son album.

Clairement cousin d’un autre groupe de l’époque, Canter Canter glisse tel un serpent sur les ruines de l’album Call of the West des cultissimes Wall of Voodoo et de leur charismatique chanteur Stan Ridgway. On retrouve ici tous les tics charmants du groupe de Los Angeles et Jeremy aura bien du mal à dire que ce n’est que pur hasard puisqu’il provient de la même ville et que Wall Of Voodoo reste un des groupes phares de la région. Tout y est, le chant nonchalant, le gimmick de synthé et le rythme tellement typé qu’il est impossible de nier la filiation.

Avec Slow Dance, on plonge dans la moiteur et la sueur. Sensations de surprise-party arrosée. Un orgue fripon qui tournoye comme les jupes des filles. On cherche du regard celle qu’on va inviter à danser. La pièce est remplie d’une âcre fumée de cigarettes. On reprend encore un whisky-coca pour se donner du cœur à l’ouvrage.

Arrive ensuite Winter Wonder. Et si Jeremy Jay était le fils caché de Ian Curtis et de David Bowie ? On sent beaucoup de nostalgie dans cette émouvante chanson. Une tension palpable. On sent un Jeremy en quête de la compagnie de ces illustres icônes qui doivent faire partie de la bande-son de sa jeune existence. Le chant est plus que jamais fragile et nu. On peut dire qu’il traduit tout ça par une sorte de cold-folk-wave-pop-song tout en retenue.

Will you dance with me ? est forcément comme une invitation. Rythmique serrée, le propos se fait plus câlin. Un piano qui flirte avec un guitare rêche et brillante. Le chant s’ébroue un peu et tente de faire diversion.

Et après avoir dansé, on fait un brin plus connaissance avec Breaking the ice. On sent l’homme tout détendu mais sexuellement prêt. Si Robert Smith se prenait pour Jim Morrison, il pourrait composer ce genre de chanson. Il faut vous imaginer la sensation d’un glaçon tellement froid sur votre peau qu’il donne l’impression de vous brûler.

Puis on re-danse à nouveau, toujours lentement bien sûr. On repart dans une Slow Dance 2 avec un piano pas très en place qui se heurte à des claquements de mains et de doigts. Une batterie aux balais minimaliste tente de se frayer un passage mais n’y parviendra pas. Enfin, on tente de ramener la partenaire à l’appartement avec cette simple question pleine de sous-entendus : Where could we go Tonight... Une fois encore, une composition toute simple qui s’élève au fur et à mesure. Une sorte de crescendo bien maîtrisé qui enfle. Tout en tension. Une sensation purement pop qui traîne avec un folk électrifiant.

Voilà cet album terminé. On a (re)découvert un nouveau compositeur bourré de talent et aux fréquentations plus que bienvenues. Un des chouettes disques de ce début d’année assurément. Avec des défauts qui, dans les mains de ce Jeremy Jay, deviennent d’indiscutables qualités. Un second disque plein de promesses qui en appelle un suivant. Celui-ci sera le bienvenu chez moi.



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Jeremy Plywood





Il y a 2 contribution(s) au forum.

lo siento si using bz16h
(1/2) 19 avril 2009, par Peksraluale
Jeremy Jay : "Slow Dance"
(2/2) 18 avril 2009, par Humphry, 1m77, accepte tout volontiers...




lo siento si using bz16h

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Jeremy Jay : "Slow Dance"

18 avril 2009, par Humphry, 1m77, accepte tout volontiers... [retour au début des forums]

Gnangnan que c’est pas permis. Dans les Jay préfère Jay-Jay Johanson tiens !

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