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Jenny Lewis with The Watson Twins : "Rabbit fur coat"
Trois p’tits chats

vendredi 1er septembre 2006, par Albin Wagener

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Chanteuse du groupe californien Rilo Kiley, Jenny Lewis nous fait partager son goût pour le folk et la soul grâce à un excellent premier album, dont la simplicité n’a d’égale que la sincérité. Ce Rabbit fur coat est agréable, doux, sucré presque, et possède également quelques pépites acidulées qui révèlent tout le talent de notre songwritrice. Un album peut-être un peu court, loin d’être expérimental, mais qui n’a pour autre but que de transmettre un plaisir honnête et tout à fait charmant.

Les compositions de Jenny, épaulée donc par les fameuses Watson Twins, font de cet opus un véritable bijou qui recèle autant de gospel (l’a capella de Run devil run en tête, mais aussi le fabuleux single Rise up with fists, sans oublier le sudiste Born secular) que de folk lumineux (notamment l’entraînant The big guns ou encore le dégingandé Happy, qui n’aurait rien à envier aux perles de Neil Young). A noter également, une version conformiste de Handle with care des Traveling Wilburys, qui invite dans un crescendo vocal Ben Gibbard (Death Cab For Cutie et The Postal Service) mais également Conor Oberst (Monsieur Bright Eyes). Une belle brochette d’invités de marque, en somme, puisqu’il s’agit ici du gratin de la folk-pop indépendante américaine. Vous n’en aurez peut-être cure, mais cette reprise transpire le plaisir de chanter ensemble, et finalement, c’est déjà pas mal de pouvoir ressentir ça lors de l’écoute d’un morceau.

Autre single de ce petit album, You are what you love est nettement plus mignon, avec toujours cette petite touche presque country qui fait de ces chansons les portes délicates d’une sorte de monde à la Alice aux pays des merveilles, avec un chapelier fou (The charging sky) ou encore un insolent matou couleur mauve (It wasn’t me). Bref, Rabbit fur coat, c’est surtout le conte d’une fée qui est signée sur le même label qu’Emiliana Torrini, dont le dernier album, Fisherman’s woman, avait été tout autant enchanteur. Rien de fondamentalement nouveau donc, pas de badineries expérimentales, pas de rock’n’roll attitude non plus. Place au retour aux sources.

Pour un premier album solo, c’est plutôt réussi : Jenny Lewis décline ses différentes influences dans un univers coloré aux inclinaisons diverses et variées. L’énergie de certains morceaux est contrebalancée par d’innocentes balades (Melt your heart ou bien Rabbit fur coat, le morceau éponyme), et finalement, l’auditeur séduit pourra y trouver son compte. Autre qualité à souligner : la chanteuse de Rilo Kiley sait véritablement écrire des chansons. Non pas qu’on en doutait, mais se lancer dans l’aventure d’un album solo implique que l’on ait les épaules suffisamment solides pour en assumer seule les conséquences. Et bien qu’elles soient frêles, ses épaules, on peut dire que ce petit bout de femme a relevé le défi sans aucune difficulté.



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Albin Wagener





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Jenny Lewis with The Watson Twins : "Rabbit fur coat"
(1/1) 2 juillet 2016




Jenny Lewis with The Watson Twins : "Rabbit fur coat"

2 juillet 2016 [retour au début des forums]

The album is really nice. The talent and the love of music is there. - Gary McClure

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