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Jamie T : "Kings and queens"
La perfide Albion n’est plus stérile

jeudi 17 décembre 2009, par Tokyo Montana

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Un farfadet des banlieues londoniennes nous emmène dans son univers fait de bric et de broc aux multiples influences. Nominé et récompensé par le NME, il se dissocie franchement de la production récente nous arrivant d’outre-Manche. A cent lieues de l’ami Pete, une attitude naturelle désinvolte plutôt que trash mais marketée, un accent cockney bien prononcé, et une palette musicale fournie tout en restant fidèle à un débit tendance hip-hop. Ces ingrédients donnent un album frais, joyeux, simple mais à dévorer sans modération !

Depuis hier me traîne en tête un refrain dont je n’arrive pas à me défaire. En allant confirmer sur le site d’une salle de concert bruxelloise bien connue la reprogrammation de la venue de Jamie T (concert de novembre annulé pour cause de laryngite) , je suis tombé sur Stick & stones enregistré pour la BBC. Très Clash, très classe, et où l’on note que le Jamie est à l’aise non seulement dans un flow balancé à toute vitesse, mais qu’il peut également chanter un refrain requérant un minimum de voix.

Un mixage de genre que l’on retrouve dans nombre des compositions de l’album. A tout moment l’auditeur est confronté à des ambiances, des styles différents. Ce serait un exercice délicat, voire impossible, de chroniquer chaque piste, le ressenti à l’écoute de chacune est tellement complexe que l’article qui en sortirait aurait l’épaisseur d’une anthologie des Beatles et serait nettement moins passionnant.

Si The man’s machine est un pur traditionnel du style principal évoqué en introduction, le refrain et certains détails de l’arrière plan empêchent de le cataloguer tel quel sans états d’âmes. La suite est faite d’alternances de pauses qui se la posent avec Emily’s heart, de saupoudrage pop avec Chaka demus, de l’atmosphère presque folk de Spider’s web. Castro dies ne serait pas à l’étroit sur les dancefloors dignes de ce nom. Et tout cela nous mène à Earth, wind and fire, un bijou tant dans l’écriture que l’ambiance. On y trouve une différence indéfinissable dans ses prestations vocales, l’alternative flow et chant assez grave allié aux vocalises plus aigües du refrain confèrent une identité particulière, touchante. La façon abrupte dont tout cela se clôture nous donne l’impression qu’il manque quelque chose, et pourtant nulle autre coda ne serait envisageable. On pourrait craindre qu’après une telle perle la suite ne fasse que pâle figure. Ce serait mal connaître le gredin, il nous assène ce qu’il fait le mieux, un hip hop aux guitares très clashiennes, et nous offre en épilogue un Jilly Armeen un rien mélancolique mais indispensable.

Kings and queens mérite une critique courte, en faire plus, ce serait en faire trop et desservirait la cause initiale. A savoir que même si cela sent (à tort) un buzz de plus, parce qu’aimé de nombres de médias abhorrés branchouillards, c’est une découverte qui donne envie de la partager. Et qu’il serait dommage de manquer son concert en février pour des arguments qui ne peuvent s’appliquer à ce garnement attachant.

Interview, une idée du personnage :
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/jamie-t-en-interview



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Tokyo Montana





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Jamie T : "Kings and queens"
(1/1) 21 juillet 2015, par Ed Renton




Jamie T : "Kings and queens"

21 juillet 2015, par Ed Renton [retour au début des forums]

Such a nice review of this music, I could’t agree more. They have what it takes to be a hit. - Dennis Wong YOR Health

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