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Idlewild : "Warnings/Promises"
American English

jeudi 9 juin 2005, par Albin Wagener

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Le chemin des petits Ecossais est de plus en plus atypique. Alors que la formation du poète Roddy Woomble s’apprête à faire les premières parties des Pixies, de U2 et de R.E.M., elle nous livre avec sa pudeur réputée un quatrième album qui s’éloigne du punk écorché originel tout en ne refaisant pas les erreurs de son dernier opus en date, The remote part. Pourtant, ce Warnings/Promises a d’abord été composé à la guitare acoustique avant d’être étoffé en studio. Et si le line-up a changé, c’est bien pour le meilleur, contrairement à ce qu’on craignait.

Aidés par le producteur américain Tony Hoffer, les cinq Ecossais ont enregistré cet album entre la Suède et les Etats-Unis, ce qui explique beaucoup de choses. Premièrement, il est à noter que le son du groupe se rapproche de plus en plus du rock alternatif américain, avec cette touche d’originalité bien britannique. Et si la voix de Roddy ressemble de plus en plus à celle de Michael Stipe, d’après ses détracteurs, Idlewild est pourtant bien loin de devenir un R.E.M. à la sauce des highlands. En fait, à dire vrai, cet album me fait bien plus penser à du K’s Choice, notamment grâce à I understand it ou Welcome home, qui abritent en leur sein un indéniable côté folk légèrement mélancolique. Très bien, vous me direz que l’ex-groupe de Sarah Bettens est Belge et non pas yankee, mais pourtant la majeure partie de leur succès a pris racine dans les college radios du pays du dieu dollar. Et c’est ainsi qu’ils ont pu influencer une bonne partie de la scène alternative américaine...

Revenons à nos moutons : si Idlewild tente parfois de renouer avec ses racines énervées (comme sur I want a warning ou Too long awake), ce n’est pas en reproduisant l’énergie de leur punk juvénile d’antant (ah qu’il est loin ce petit Hope is important...), mais en utilisant des sonorités saturées et décalées qui font plus penser aux expérimentations artistiques de Daniel Ash qu’à la verve guitaristique des Clash. Par contre, côté mélodies et accords, on se rapproche bien plus de Dishwalla (Not just sometimes but always en est un parfait exemple) ou même des Goo Goo Dolls (Blame it on obvious ways ou le single Love steals us from loneliness semblent devoir beaucoup aux aventures musicales de John Reznik et de ses joyeux drilles).

Pourtant, cette quatrième galette doit également beaucoup au folk scandinave et bien évidemment à la pop anglaise, puisque ces deux genres partagent un certain amour pour les ciels pluvieux, les villes grises et la nostalgie automnale. Derrière Disconnected se cache un peu d’Eskobar, période ’Til we’re dead, et l’album se clot sur un Goodnight qui est si caractéristique des chansons anglaises telles qu’on peut les trouver chez The Lilac Time, dans une forme très épurée et intimiste. D’autres morceaux, comme El capitan ou The space between all things s’engouffrent dans des brêches plus expérimentales dans les sons des guitares, ce qui laisse à penser qu’Idlewild est en train d’évoluer vers un son nouveau, tout en gardant ce côté passionnément accessible qui fait de chacune de leur chanson une sorte d’hymne populaire ou personnel, c’est selon.

Je faisais partie de ceux qui craignaient que Warnings/Promises ressemble à un deuxième The remote part, mais force est de constater que non seulement le son de la formation écossaise évolue vers des sphères plus alternatives (dans le bon sens du terme) et que leur production évolue parfois vers des expérimentations surprenantes que l’on n’attend pas forcément, alors que leurs deux dernières plaques restaient quant à elles parfois trop largement prévisibles. Une espèce de nouveau départ en forme de retour aux sources donc, qui laisse présager de bonnes choses pour ce groupe. Il est tout simplement en train de nous prouver qu’il sait éviter le piège de la redite.



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Albin Wagener





Il y a 5 contribution(s) au forum.

Idlewild : "Warnings/Promises"
(1/3) 10 octobre 2014, par James Allen
Idlewild : "Warnings/Promises"
(2/3) 30 novembre 2005, par thevogues
> Idlewild : "Warnings/Promises"
(3/3) 9 juin 2005, par Jé




Idlewild : "Warnings/Promises"

10 octobre 2014, par James Allen [retour au début des forums]

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Idlewild : "Warnings/Promises"

30 novembre 2005, par thevogues [retour au début des forums]

Quel plaisir de voir que certains n’ont oublié The Lilac Time !!!!
Bon, maintenant, plus de 6 mois après, faut avouer que l’album d’Idlewild... A l’achat, je m’étais dit que plusieurs écoutes seraient suffisantes. Rien à faire, il est (je le trouve)mauvais.

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> Idlewild : "Warnings/Promises"

9 juin 2005, par  [retour au début des forums]

"Une espèce de nouveau départ en forme de retour aux sources" ??? Tout ça ne me semble guère cohérent.

Je pense également qu’ Idlewild mérite mieux que des comparaisons hasardeuses avec des groupes mineurs (les Goo Goo Dolls dont tout le monde se fout) ou pénibles (K’s Choice)...

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    > Idlewild : "Warnings/Promises"

    9 juin 2005, par Tommy [retour au début des forums]


    Ils ne méritent pas mieux sur cet album en tout cas, que je trouve raté à tout point de vue. D’aileurs je suis vraiment gêné qu’un groupe aussi prometteur en soit arrivé à cette daube, et dire que je les encensais il y a peu encore, deux premiers albums géniaux ou presque, j’avais même acheté un tee-shirt ;o) Mais là, cet album est aussi plat qu’un encéphalogramme de Lady Di ! Les mélodies n’ont aucun relief à une ou deux exceptions près, les paroles sont catastrophiques, bref, à oublier au plus vite tout cela.

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    > Idlewild : "Warnings/Promises"

    9 juin 2005 [retour au début des forums]


    hé ho ! J’ai un poster des Goo Goo Dolls dans mes chiotes.

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