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Ian McCulloch : "Slideling"
Big mouth strikes again

mercredi 14 mai 2003, par Jérôme Delvaux

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La plus grande gueule de l’histoire du rock britannique revient en pleine forme avec un troisième album solo, beaucoup plus inspiré que les deux précédents. Le retour des beaux jours pour Mac the mouth ?

Celui qui se décrivait lui même, il y a peu, comme "Jacques Brel jouant du punk-rock" n’a rien perdu de son franc-parler (il lui arrive encore d’insulter Bono par interviews interposées), ni de ses qualités d’auteur compositeur qui ont fait le bonheur d’Echo & The Bunnymen dans les années 80. Bien malin d’ailleurs qui saura distinguer une chanson de McCulloch en solo d’un titre du groupe qui l’a fait connaître. On remarque l’absence de la guitare tranchante de Will Sergeant, mais les mélodies et la construction des morceaux sont à peu près similaires. En ce sens, tous les admirateurs du groupe peuvent sans crainte faire l’acquisition de ce nouvel album du "Sinatra de Liverpool". Est-ce surprenant dans la mesure où Mac coproduit l’album avec Cenzo Townshend, grand fan des Bunnymen qui se distingua en produisant Evergreen, en 1999 ?

Rien de révolutionnaire ou vraiment novateur me direz-vous ? Non. Mac rejette toujours l’électronique et reste fidèle aux vieilles recettes qui ont fait son succès, et celui de son groupe. On sent toujours l’influence des Beatles (le chorus de Martin sur Sliding, la simplicité des harmonies) ou du Velvet Undeground (la ligne de bass de Peter Wilkinson sur Baby hold on), tandis que d’autres titres comme She sings (all my life) et même Love in veins (très certainement le prochain single) n’auraient pas dépareillé sur Flowers, le dernier album studio des Bunnymen.

Très homogène, Slideling alterne douceur, fraîcheur et une certaine gaieté. La section de cordes et la voix chaude de Mac donnent souvent à l’album un aspect joyeux, loin des clichés de la pop sucrée.

La participation, souvent évoquée, de ses fans Chris Martin et Johny Buckland de Coldplay est au final assez anecdotique. Elle se limite à deux titres : Sliding, le premier single et Arthur. Toutefois si vous avez apprécié A rush of blood to the head, nul doute que vous vous délecterez de ce disque de pop mature et intelligente.

"Ma voix est tout simplement inégalable" clame volontiers le toujours très peu modeste McCulloch. "Mon amour pour le football et le club de Liverpool en particulier me donnent cette envie de toujours être le meilleur. Je me sens en compétition, c’est ce qui me motive à aller de l’avant" et de conclure "les autres ne m’arrivent pas à la cheville". Il a tout dit. Que rajouter ?



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Jérôme Delvaux





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Ian McCulloch : "Slideling"
(1/1) 5 août 2015




Ian McCulloch : "Slideling"

5 août 2015 [retour au début des forums]

I agree with this review. This is one great collection of songs from the band. - Dennis Wong YOR Health

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