|
|
Hush Puppies : "The trap" Pas mal... pour des Français mardi 13 juin 2006, par |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
Hush Puppies. Un nom plutôt bien choisi pour un groupe de musiciens au look old school (très tendance de nos jours), aux gueules d’anges et au charme forcément ravageur auprès de la gent féminine. Des sortes de bad boys/gentlemen du rock... On ne parle pas ici de pop gentillette mais de garage rock aux sonorités 60’s où l’image et la dégaine prennent presque autant d’importance que la musique. L’ex-groupe perpignanais, récente coqueluche du tout-rock-Paris, débarque avec un premier album très attendu, The trap, à l’accent plus british qu’hexagonal.
C’est l’histoire simple d’un groupe de rock, comme il pourrait y en avoir des milliers. Cinq potes de Perpignan, dans le Sud de la France, forment les Liquids et sévissent sur les scènes en distillant un rock sixties inspiré des Small Faces, Who, Kinks et autres du genre. Une certaine réputation commence à naître. Seulement, l’histoire aurait pu se terminer dès ce premier chapitre. Les jeunes musiciens grandissent, synonyme pour certains de vie rangée. Le chanteur, Olivier, décide de s’installer à Paris et voilà, Liquids liquidé ! Exit donc, la musique ? Par le hasard ou la force des choses, qui sait, les potes se retrouvent, toujours avec cette même envie de musique, de concerts et entre parenthèses de fêtes (l’un ne va souvent pas sans l’autre dans le milieu rock). Un nouveau membre, Guillaume, prend les commandes de la basse et Wilfried, l’ex-clavier des Liquids, rapplique. Le groupe, avec l’expérience en plus, sévira désormais sous le pseudonyme des Hush Puppies. Après quelques mois de répètes et une demo (Hush Puppies) sous le bras, les musiciens entament une série de concerts convaincants dans les clubs parisiens. Arrive le deuxième chapitre de l’histoire : un premier E.P. quatre titres officiel (The garden) signé sur le label Soundtraxx et un verdict plutôt prometteur de la presse spécialisée : « une des grandes promesses du rock hexagonal », « un groupe en pleine expansion », « les Hush puppies cristallisent les espoirs de la scène rock de la rentrée », « peut-être le secret le mieux gardé du rock français » commentent certains chroniqueurs. Si on nous avait vendu la marchandise des Hush Puppies en tant que dernière tendance rock d’Outre-Manche, on y aurait cru. C’est qu’en plus de proposer une musique de qualité, le groupe dégage un « concept marketing » attirant, en revisitant la tendance mods (abréviation de moderniste, à savoir des jeunes prolétaires anglais défenseurs d’une certaine culture rock et d’une mode chemise-parka-cheveux mi-longs) des années 60. Bref, une recette explosive ! Alors, ce premier album haussera-t-il encore la barre de popularité des Hush Puppies ? On s’attend forcément à une claque... Ca commence très fort : quelques accords de claviers et on balance déjà la sauce avec une distortion vintage et des roulements effrénés de batterie. Un refrain hyper simple - « I was born in the seventies » - et ear catcher, nous emporte... On ne se rend même pas compte d’être passé à la seconde plage. Peu de blancs, rien que de l’efficacité : dansant, spontané et nonchalant comme il faut. Contrairement à d’autres groupes français qui s’essayent à la « British touch », le groupe maîtrise ses influences sans tomber dans le cliché fade. A part l’accent d’Olivier, dont tout anglophile averti devrait détecter l’origine, le cocktail reste plus que cohérent. Parmi les frères et sœurs des Hush Puppies on parlera des Libertines ou des Hives. Leurs parents pourraient s’appeler les Doors, pour l’ambiance un peu psychédélique et les structures des chansons : un début calme ou plus rentre-dedans au refrain simple pour arriver progressivement à une tension et finir en apothéose par une longue partie instrumentale psychédélique. Pensons aussi à l’influence des Kinks pour la touche sixties ou à la jeune et fougueuse époque des Rolling Stones. L’album offre aussi quelques plages plus pop, avec notamment Automatic, titre clavier-voix qu’on aurait pu retrouver sur une galette des Beatles. The trap, un album pour finir assez amusant à chroniquer puisqu’à y penser, Hush Puppies se rapproche d’une série de groupes différents l’un de l’autre, sans copier un style en particulier. Un gage de qualité ? C’est qu’on se demande aussi si la formule est choisie ou si le groupe se cherche encore. Il y a sans doute un peu de la deuxième proposition et ce n’est sans doute qu’au prochain album - si prochain album il y a - que les Hush devraient montrer leur vrai caractère. Côté créativité proprement dite, on repassera donc (concédons-le, la créativité dans ce créneau est presque impossible). Le mérite vient surtout du fait qu’un groupe français a su fidèlement revisiter l’esprit anglo-saxon d’antan. Chapeau donc aux Hush de faire passer une telle énergie rock, une telle spontanéité, un tel sens de la chanson-garage-rock-efficace-sans-être-surchargée. Oui mais... Si par le malheureux des hasard, le band avait passé le second chapitre de son histoire Outre-Manche (sans parler des Etats-Unis), il aurait eu au moins affaire à une dizaine d’autres groupes de la sorte. Donc tout est relatif. |
|||
|
|
|
Il y a 5 contribution(s) au forum. Hush Puppies : "The trap"
(1/1) 13 juin 2006, par Noni |
Hush Puppies : "The trap" 13 juin 2006 [retour au début des forums] Tellement marre de ces nouveaux groupes kleenex que je ne les telecharge même plus. Finalement les maisons de disques ont gagné... Hush Puppies : "The trap" 14 juin 2006, par mellotronic [retour au début des forums] Tout à fait d’accord ! Mais on peut les remercier du message a caractère informatif : "the trap". un piege a neuneu... Hush Puppies : "The trap" 7 juillet 2006, par Marion. [retour au début des forums] Prener la peine d’écouter l’album, vous changerez de discours.
Hush Puppies : "The trap" 26 juillet 2006, par LN [retour au début des forums] Salut à tous ! Juste un petit message pour dire que j’ai trouvé une interview en podcast des Hushpuppies qui est sympa : vous
|