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Hot Hot Heat : "Elevator"
La Boum 2

mercredi 3 août 2005, par Jérôme Delvaux

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Certains d’entre-vous l’ignorent certainement encore, mais Hot Hot Heat a sorti son deuxième album cette année. La presse rock en a assez peu parlé, préférant se concentrer sur les moindres faits et gestes d’une liste interminable de nouveaux groupes britanniques tous plus ou moins cousins entre eux (Bloc Party, Maxïmo Park, The Futureheads,...). Refusant de céder aux sirènes du côté obscur, c’est le volet le plus funky et le plus fun de la new wave que Hot Hot Heat fait revivre au travers de son rock énergique, libéré et dansant.

En 2003, Hot Hot Heat avait réussi la gageure de placer son Make up the breakdown parmi les dix premiers du classement des albums de l’année des Inrockuptibles. Derrière The Rapture, mais loin devant le second essai des Strokes (classé trente-septième : un camouflet !). C’est aujourd’hui au tour des Canadiens de défendre un deuxième album. Deux années ont passé et, le moins qu’on puisse dire, c’est que Hot Hot Heat peine à retrouver l’engouement de ses débuts. De nouveaux groupes pas forcément plus doués trustent désormais l’intérêt des critiques et du public. Cruelle loi que celle de la hype éphémère...

Hot Hot Hot !!!, c’est le titre d’un single épicé de The Cure extrait de l’album Kiss me, kiss me, kiss me, paru en 1987. Certains prétendent que c’est sans rapport avec le nom du groupe de Vancouver, mais on a beaucoup de mal à y croire. On ne vous apprendra sans doute rien en vous disant que la voix de Steve Bays ressemble fortement à celle de Robert Smith (tout comme d’ailleurs celle de Luke Jenner de The Rapture) et c’est en grande partie pourquoi Hot Hot Heat a rencontré un tel accueil lors de ses débuts. Sans doute exaspéré par cette inévitable comparaison, qu’on a pu relever dans absolument toutes les chroniques de Make up the breakdown, le groupe essaie aujourd’hui de se démarquer tant que possible de cette référence vite devenue encombrante (mais qui leur a quand même valu de participer au Curiosa Tour 2004, avec The Cure, The Rapture, Interpol et Mogwai,...).

C’est dans un univers bien plus festif et décontracté que Hot Hot Heat nous convie avec Elevator. Si on aime la pop sautillante et les guitares rugissantes à la XTC, il sera impossible de résister à des morceaux comme Running out of time, Goodnight Goodnight, Ladies and gentleman et Shame on you. Toute cette gaieté contagieuse peut toutefois vite devenir lassante... et le sera inévitablement à la fin de l’été. Elevator est un album estival et léger qui ne risque pas de marquer son époque mais qui nous donne quand même un peu de bon temps lorsque nous sirotons un cocktail au bord de la piscine, voire lorsque nous faisons de stupides moulinets avec les bras sur les pistes de danse. Vivement l’automne qu’on puisse réécouter Joy Division sans passer pour des sociopathes !



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Jérôme Delvaux