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Guillemots : "Through the window pane" Douce surprise samedi 2 décembre 2006, par |
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Un nouveau groupe, encore un. Et devinez quoi ? Il est de Londres, tiens donc. Evidemment, les rumeurs l’encensent comme l’un des albums de l’année. Et évidemment, ça ne va pas suffir pour nous faire dire ce qu’on a envie de nous faire dire. C’est là tout l’intérêt de la chronique musicale, n’est-ce pas ? Alors attachez vos ceintures, laissez-vous aller, on va voir ce qu’il en est de ce Through the window pane.
Et là, surprise. Grosse surprise. Enorme même. Guillemots. Pour nous, ce nom résonnait comme un nouveau groupe de rock indé, entre The View et Arctic Monkeys, un petit quelque chose d’éminemment énervant, une bande de jeunes qui s’amuse à réinventer les seventies avec quelques riffs de guitare : bref, la routine quoi. Et qu’est-ce qu’on entend dès les premières secondes de cet album ? Little bear. Je ne sais franchement pas comment vous décrire Little bear. Imaginez une sorte de mélange pour le moins heureux entre les morceaux les plus doux et les plus sereins de Björk et les toutes premières ballades folk de R.E.M. Vous obtenez alors une sorte de musique de film : du silence, des cordes douces mais bien présentes, quelques gouttes de piano scintillantes et étoilées. Alors c’est donc ça, Guillemots ? On se retrouve comme un imbécile, du coup, subjugué par tant de beauté, étonné par tant de talent. Et ça ne sera pas fini, puisque Made up love song #43 suit juste après, avec ses samples orchestraux étouffés et adoucis, et sa petite mélodie à la guitare. Qui plus est, la voix de Fyfe Dangerfield parvient à marier toutes ces influences avec un bonheur et un optimisme hors du commun. C’est ainsi que sur chaque morceau, la progression parvient à inventer un nouvel univers. Non, on n’est pas loin de Band Of Horses, c’est sûr et certain : avec quelque chose de plus anglais, toutefois. Souvent, les cordes se font doucereuses et caressantes, comme sur le lumineux If the world ends et sa rosée d’orgue et de sonorités étranges et fantômatiques. Sur Blue would still be blue, on retrouve même Fyfe seul aux commandes, avec pour seul accompagnement un timpani léger et discret : à mon avis, voici bien la preuve que l’on tient là l’un des petits génies musicaux des années 2000, sans aucun doute. D’autres morceaux s’autorisent plus de danse et de festivité. Trains to Brazil parvient par exemple à respecter l’ambiance de l’album entier, tout en nous présentant une escapade à la fois étrange et matinale. Dans un autre genre, Annie, let’s not wait renoue avec un rythme légèrement latino qui laisserait sombrer un lui quelques bribes d’electronica du plus bel effet et quelques synthés vintage très éloignés dans la brume sonore. Pour les autres morceaux, les ambiances principales sont surtout drapées dans une soie musicale vêtue de cordes, de choeurs et de traitements sonores en tous genres. C’est un magnifique ouvrage que nous tenons là, un ouvrage méconnu s’il en est, puisque les Guillemots ne jouissent à mon sens pas de la notoriété qu’ils mériteraient. Qu’à cela ne tienne, on espère en tout cas que l’Histoire aura raison de cette méconnaissance et que votre hiver sera transfiguré par ce disque absolument nécessaire. |
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Il y a 6 contribution(s) au forum. Guillemots : "Through the window pane"
(1/3) 4 décembre 2006, par La touille Guillemots : "Through the window pane"
(2/3) 3 décembre 2006 Guillemots : "Through the window pane"
(3/3) 2 décembre 2006 |
Guillemots : "Through the window pane" 2 décembre 2006, par Albin Wagener [retour au début des forums] Binbin t’aime aussi. Guillemots : "Through the window pane" 2 décembre 2006, par Faust [retour au début des forums] Et puis les critiques systématiques concernant les références, c’est pas mal non plus .
Guillemots : "Through the window pane" 3 décembre 2006 [retour au début des forums] "c’est pas possible d’être aussi à l’ouest niveau référence (band of horses, bjork)," Et pouquoi pas ??
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