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L’album du mois
Grinderman : "Grinderman"
Get up to get down and start all over again

mardi 20 mars 2007, par Geoffroy Bodart

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Surmédiatisé, ce projet était annoncé comme un retour de Nick Cave au punk, au garage rock séminal, bruyant et sec comme un coup de trique. Les premières écoutes interpellent, en ce qu’elles révèlent un album fort différent de ce à quoi on s’attendait. Mais passée la surprise, on découvrira un disque finalement bien meilleur que ce qui était annoncé. Du garage, oui, mais un garage dans lequel les bagnoles doivent s’essuyer les roues avant de rentrer...

Si, au niveau du son, on n’est pas forcément loin de Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus (après tout, il s’agit du même producteur et de la même équipe, réduite, derrière les instruments), ce qui empêche de raccrocher trop fortement Grinderman à Nick Cave et ses mauvaises graines, c’est la façon d’approcher la musique et de la composer. Car, un peu dans la continuité du dernier album, ce disque est le résultat avant tout d’un travail collectif, raison principale, on imagine, pour laquelle les musiciens ont opté pour un nom qui s’affranchisse du patronyme de leur leader. Loin du caprice d’un égo décidé à prouver au monde entier que son talent surpasse sa notoriété et qu’il n’a pas besoin d’accoler son nom sur la pochette d’un album pour qu’il se vende, cette galette dégage, et c’est tout ce qui importe, une spontanéité, une urgence et un plaisir de jouer ensemble. Etonnant de devoir constater que ce qui est peut-être appelé à devenir un des grands classiques de Nick Cave fut composé en dilettante (quelques chutes des sessions de Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus, d’autres extraites de bandes-sons destinées au théâtre) et enregistré à l’arrachée, en moins de cinq jours.

Dès lors, pour peu que l’urgence rock’n’roll, cette nécessité absolue d’accoucher de la chanson et d’extérioriser un sentiment de désespoir ou une violente pulsion sexuelle existe, peu importe que la production soit luxueuse, que la forme choisie soit une ballade au piano de deux minutes, que Warren Elis joue du bouzouki électrique (instrument dont tout punk devrait normalement se faire une fierté d’ignorer l’existence), que Nick Cave s’interroge à nouveau sur son rapport à la religion, ou que certaines chansons épousent un format outrageusement radiophonique. Quoi qu’il arrive, quelles que soient les options du groupe, cette vitalité et cette énergie primale ressortira et contaminera sans crier garde toutes les oreilles à proximité, tout sera noyé dans un maelstrom de puissance et de tension. Avec cette approche sans défaut, qui ne rejette aucune idée pourvu qu’elle provienne des tripes, Grinderman renvoie sur les bancs de la Punk Academy tous les groupes de garage-rock persuadés que des paroles creuses et qui auraient pu paraître outrageantes il y a vingt-cinq ans, une production que l’on travaille très durement et que l’on paie très cher pour avoir un son crade, et un simplisme musical affiché (en paravent de son manque de capacités) constituent l’essence ultime du rock.

Ces invectives hargneuses, ce riff tournoyant et ces percussions presque tribales qui ouvrent l’album, ainsi que l’irrésistible premier single, No pussy blues (cette basse vicelarde, mes aïeuls !), décrivant le douloureux parcours d’un mec prêt à tout, même à acheter des fleurs, pour soulager sa crampe, donnent dans un premier temps ce qu’on imagine être le ton de l’ensemble de l’album. Electric Alice, son groove, son psychédélisme, son chant rappelant les Norvégiens de Madrugada, déboule alors et s’impose comme le titre parfait, celui qui restera comme la pierre emblématique de cet album et son joyau le plus pur. Toujours cette tension et cette nécessité d’en découdre, mais portée par une mélodie absolument remarquable, sorte de creuset où le travail rejoint la spontanéité, où les tripes et la raison ne font plus qu’un. Rebelote avec un Grinderman absolument minimaliste et trippant, qui nous fait penser que les Doors ne sont finalement pas si loin que ça. Et la suite n’aura de cesse d’exprimer ce sursaut bestial au-travers tant de morceaux de rock débridé (Depth charge Ethel) et même carrément absurde (Honey bee (let’s fly to Mars)), que de titres plus bluesy ou jazzy (Go tell the women, (I don’t need you to) Set me free et sa bonne trogne de single) ou même de ballades larmoyante (Man in the moon). Quel que soit le style, on décèle une constante : cette spontanéité et cette authenticité, combinée à un professionnalisme tiré de trente ans passés en studio et sur scène. En témoigne l’assemblage de ces morceaux extrêmement différents les uns des autres, qui n’a rien d’hasardeux et est pensé pour maintenir l’auditeur en état d’alerte, incapable de prévoir la tournure que va prendre la suite de l’album.

Comme de bien entendu, les textes de Nick Cave sont toujours autant soignés. Qu’ils soient drôles, cyniques, contemplatifs, hargneux, ils servent à merveille les chansons qu’ils colorent. On a envie de retenir l’hilarant No pussy blues (I thought I’d try another track / I drank a litre of Cognac / I threw her upon her back / But she just laughed and said that she didn’t want to), mais on est davantage interpellés par Go tell the women qui, sous ses dehors de chanson potache et décontractée, révèle une certaine lassitude et des préoccupations typique de Nick Cave (We are scientists / We do genetics / We leave religion / To the psychos and fanatics / But we are tired / We got nothing to believe in / We are lost).

Outre la satisfaction de voir enfin un disque fort attendu combler nos espérances, Grinderman constitue une nouvelle raison, pour ceux qui n’en avaient pas encore assez, d’admirer et de respecter Nick Cave, qui parvient, après un de ses plus gros succès commerciaux avec les Bad Seeds, à imposer un nouveau projet totalement décomplexé, libre de toute contrainte artistique et de tout objectif commercial, et qui trouve dans la foulée tout naturellement sa place au sein de l’œuvre de l’Australien.



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Geoffroy Bodart





Il y a 24 contribution(s) au forum.

Grinderman : "Grinderman"
(1/2) 21 mars 2007, par SC
Grinderman : "Grinderman"
(2/2) 20 mars 2007, par SC




Grinderman : "Grinderman"

21 mars 2007, par SC [retour au début des forums]

Amusons-nous...

« Vous arrive t’il d’aimer quelque chose monsieur coosemans ? »
Oui, Totoche. En ce moment, j’aime plutôt beaucoup la techno minimale de Pantha du Prince, l’efficace bien que très putassier dernier LCD Soundsystem, l’album Songs For The Young at Heart, qui est un disque de reprises de chansons enfantines anglaises initié par les Tindersticks ainsi que les derniers Chk Chk Chk, Good Shoes et Electrelane. En matière de kistcherie totale, j’ai aussi beaucoup d’affection pour le Black Devil Disco Club et il me faut aussi absolument me concocter un best of perso de Snoop Dogg. Que de l’underground, donc, mouhahaha !!!
« Vous réservez vos interventions pour vous défouler gratuitement sur des artistes n’ayant plus grand chose à prouver ? »
Personnellement, je trouve justement que Nick Cave a encore beaucoup de choses à prouver, dont principalement le fait qu’il ne se foute pas de la gueule de son public depuis en gros 10 ans, hahaha !
« Je crois que je ne vous ai pas encore vu vous passionner pour une seule chose... a part vous même ? »
Toi en Torquemada, t’aurais certainement été du genre à soutenir que les Indiens n’avaient pas d’âme tout cela sur base de quelques grrrrrrrrrrros préjugés personnels, l’ami ;-)
« à force de ressortir des noms de groupes qui ont sorti trois EP pour leurs amis il y a six ans et à cracher dans la hype, il finit par en être carrément en clamant connaître des groupes dont personne sauf cinq initiés et un tonton entendent parler... »
Dans vos fameux « arguments à la con », pensez donc un jour rajouter « prétendre que ce que je ne connais pas personnellement est inconnu et underground »
« Parce qu’a part un nick kent, un lester bangs ou un phil manoeuvre, qui peut vraiment se targuer d’avoir fait découvrir et aimé des artistes a ses lecteurs ? »
Sais-tu que Lester Bangs a plus démoli de groupes que moi dans sa bien plus courte, moins belgicaine et plus rayonnante carrière ?

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    Grinderman : "Grinderman"

    21 mars 2007, par cm (les initiales, c’est très tendance ici depuis un moment, alors...) [retour au début des forums]


    Ah ! Le loup sort de sa tannière ! Mais oui je sais tout ça monsieur sc, mais j’aime bien quand vous vous emportez et dressez des listes avec véhémence et autres "totoche" ! Encore une bonne journée qui commence...

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      Grinderman : "Grinderman"

      21 mars 2007, par SC [retour au début des forums]


      Si tu sais tout cela, qu’est-ce que tu viens avec tes « cotés artiste raté/frustré des critiques rock », comparaisons foireuses avec des Lester Bangs dont je me fous absolument et autres accusations de prétention, sans oublier les insultes et les procès d’intention ? Exemple : j’avais 10 ans en 1980 et mon principal souci était de savoir si Han Solo meurt ou pas à la fin de l’Empire Contre-Attaque, j’aurais donc du mal à avoir vécu la guerre rock’n’rollienne de ces années là !!!

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        Grinderman : "Grinderman"

        21 mars 2007 [retour au début des forums]


        Alors, il meurt a la fin ?

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          Grinderman : "Grinderman"

          21 mars 2007, par cm [retour au début des forums]


          Le problème est peut etre là : certaines personnes auraient du en rester au stade de regarder l’empire contre attaque au lieu de brasser du vent a propos du rock n roll ! AH AH Ah !

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          Grinderman : "Grinderman"

          21 mars 2007, par BM [retour au début des forums]


          Non, il ne meurt pas. Dark Vador le fait congeler dans un bloc de carbonite avec l’aide du chasseur de primes Bobba Fett. Ce dernier le remettra dans les mains de l’infâme Jabba The Hutt qui est un peu à Star Wars ce que Pierre Van Braekel est au rock d’en Wallonie. Ensuite, Dark Vador et Luke Skywalker- arrivé un peu tard pour sauver son pote Han Solo, le couillon - affrontera le premier cité dans un épique combat au sabre laser dans lequel il apprendra que l’homme au casque noir est son père. Il est à préciser que Dark Vador projettait de congeler Luke également (Solo c’était qu’un test) pour l’amener auprès de l’Empereur qui en aurait fait un seigneur Sith (soit un méchant Jedi qui maîtrise le côté obscur, brrrrr ça fait froid dans le dos). Las, les méchants s’en retournent dans leur croiseur de 10 kilomètres de long. Dans l’épisode suivant, le bien nommé "Le Retour du Jedi", Han est délivré des griffes de Jabba The Hutt. Ouf ! Tout est bien qui finit bien. Et encore, c’est qu’un court résumé, il s’en passe plein de trucs dans Star Wars, savez-vous !

          ^^ (pour les clampins qui n’auraient pas saisi le second degré...)

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        Grinderman : "Grinderman"

        7 août 2012, par ErayiHEZyoxmkHk [retour au début des forums]


        Pour faire simple avec WP Super Cache vous devez aectvir les choses suivantes :- Page Cache, cochez Enable si vous avez un serveur Memcache se9lectionnez le dans la liste, sinon se9lectionnez Disk Enhanced . Cette partie sert e0 mettre en cache vos page et donc fortement diminuer le temps de ge9ne9ration de vos pages.- Minify, Cochez Minify Enable , mode auto, Cache method, le meame que pre9ce9demment, le reste laissez les parame8tres par de9faut.c7a devrait de9je0 vous donnez un coup de boost. Apre8s j’avoue que W3 Total Cache est pas force9ment facile e0 prendre en main pour des ne9ophytes.Sinon oui j’ai active9 la compression et le rassemblement, votre remarque e9tait justifie9e et c’e9tait un oubli de ma part (meame si comme explique9 le gain est assez minime dans mon cas).

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Grinderman : "Grinderman"

20 mars 2007, par SC [retour au début des forums]

C’est quand même un disque très très surestimé et passablement décevant, où Nicolas Caverne et ses amis ne se sont en fait musicalement pas foulé des masses. Les morceaux violents font pâle figure à côté de ceux du Birthday Party ou des Boys Next Door, les morceaux plus soul ressemblent à des versions inabouties de ce qu’on fait ensemble Mick Harvey et Anita Lane et les machins plus mystiques sont donc apparemment des chutes de studio des Dirty Three. Sachant cela, je trouve limite scandaleux qu’on annonce le retour d’un Nick Cave hanté comme celui des années 80 alors que derrière leurs moustaches, tous ces musiciens se contentent plutôt de sortir les poubelles de leurs projets respectifs.

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    Grinderman : "Grinderman"

    20 mars 2007, par un admirateur de sc [retour au début des forums]


    Vous arrive t’il d’aimer quelque chose monsieur coosemans ? Ou alors peut etre que vous réservez vos interventions pour vous défouler gratuitement sur des artistes n’ayant plus grand chose a prouver ? Je crois que je ne vous ai pas encore vu vous passionner pour une seule chose... a part vous même ? Mince, vous auriez du faire de la musique au lieu d’écrire dans pif magasine ou je ne sais quoi. Vous auriez surement fait mieux que monsieur cave !

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      Grinderman : "Grinderman"

      20 mars 2007, par BM [retour au début des forums]


      Loin d’être tout le temps d’accord avec la pourtant fine plume qu’est Serge Coosemans, le "Mince, vous auriez du faire de la musique au lieu d’écrire dans pif magasine ou je ne sais quoi." est à ranger illico presto dans les arguments dits "à la con".
      Serge Coosemans est peut-être désabusé par la qualité (tousse) musicale des dernières productions en date tout comme certains se gaussent des galettes vite écoutées, digérées, et chiées (oh eh ! pas d’attaque perso ni insinuations derrière ça. Merci).
      Si certains n’ont pas encore compris que la musique était devenu un business au même titre que les gsm ou les écrans à plasma, faudrait penser à suivre des cours du soir en marketing...
      Dans ce cas, logique de se tourner vers des groupes qui ne vendent pas plus de 100 CD’s ou ne vivotent que via myspace. Et tout aussi logique de dézinguer les coups médiatiques foireux (reformations, buzz improbables, artistes encroûtés etc etc).
      Money rules les loulous. Faudra s’y faire ou vite abandonner nos contrées de béton au profit d’une vie plus "rurale" disons...

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        Grinderman : "Grinderman"

        20 mars 2007, par cm [retour au début des forums]


        Ce n’est pas un argument, mais un réel fantasme monsieur !
        Et pout ta leçon de parano aigue, comment dire... tu doit etre hippie toi, non ? Parce que là, l’argumentation de caliméro, bravo ! Si des mecs comme coosemans faisait aimer un seul disque valable a un jeune au lieu de le faire culpabiliser sur ce qu’il écoute, je serai ravis de son existence. Mais là, ce n’est qu’un mec de plus sur le web, comme toi et moi, mais avec une prétention qui dépasse le ridicule.

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        Grinderman : "Grinderman"

        20 mars 2007, par Clarisse de Saint-Ange [retour au début des forums]


        C’est pas tout à fait faut, BM, mais il faut reconnaître que Coosemans tire systématiquement à boulets rouges sur tout artiste qui sort un album... à force de ressortir des noms de groupes qui ont sorti trois EP pour leurs amis il y a six ans et à cracher dans la hype, il finit par en être carrément en clamant connaître des groupes dont personne sauf cinq initiés et un tonton entendent parler... _ ;)

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          Grinderman : "Grinderman"

          20 mars 2007, par BM [retour au début des forums]


          Pas faux Clarisse. Le bonhomme a ses contradictions. Autant pop-rock est souvent bloqué dans un trip 80’s mainstream, autant Serge se braque sur la fin des 80’s, le début des 90’s avec cette impression récurente de "c’était mieux avant".
          Toutes ces histoires de hype, c’est du flanc. Ca vaut pas plus qu’une promo H&M à 13.90 le pull. En effet, "tout le monde" (les djeunes en tous cas) va se jeter dessus et dans 6 mois, oublié au fin fond d’une garde-robe le pull, manches élargies et trous de boulettes. A peine bon pour descendre les poubelles. Pareil avec les CD’s qui finissent par prendre la poussière sur une étagère ou à servir de dessous de verre (pourquoi pas ?). En attendant, la sousoupe aura été vendue et les sousous auront été dans la popoche de messieurs H&M et "patron de label au choix". Business, pur business. CQFD.
          J’ai lu un Technikart récemment, spécial musique. Je chie sur cette forme de journalisme parigotte branchouille mais par moments ça sonnait coosemanien leurs articles (ou le contraire ?)... Ah ben tiens ! Ca cause du patron de Ed Bangers aussi par ici. Et pis tiens, v’là les pétasses de Plasticine, etc etc. Le magazine en regorge. Pourtant, je persiste et soutiens mordicus que Serge Coosemans est la meilleure plume rock en Belgique (francophone ok, ça limite le spectre. D’accord, avec des poulets de compet’ comme Coljon, c’est plus du jeu ;ppp).

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            Grinderman : "Grinderman"

            20 mars 2007 [retour au début des forums]


            JC Poncelet, c’est toi ???

            [Répondre à ce message]

              Grinderman : "Grinderman"

              20 mars 2007, par BM [retour au début des forums]


              Qui est JC Poncelet ????

              [Répondre à ce message]

              Grinderman : "Grinderman"

              20 mars 2007, par cm [retour au début des forums]


              Enfin ça c’est un débat belgo-belge. Qui en a quelque chose a foutre de l’avis de monsieur sc en dehors de vos frontières ! Même sur le net, c’est dire... Au final, ncik cave aura eu une carrière exemplaire, aura donné du plaisir a des millions de gens partout dans le monde, quand monsieur coosemans nous aura a peine fait sourire par ses singeries. Il faudrai vraiment ré-évaluer l’argument (soit disant) a la con concernant le coté artiste raté/frustré des critiques rock. Parce qu’a part un nick kent, un lester bangs ou un phil manoeuvre, qui peut vraiment se targuer d’avoir fait découvrir et aimé des artistes a ses lecteurs ? Même si je ne suis pas d’accord tout le temps avec les gens qui écrivent sur ce site, je préfère votre ton appliqué, sans prétention et concerné quand vous aimez un disque, que la moindre intervention d’un naze persuadé d’avoir vécu la guerre rock’n’rollienne au début des 80’s (rires...) en chiant sur tout ce qui bouge sans une once de bon sens. Ce n’est certainement pas son avis qui va influencer qui que ce soit. Useless...

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    Grinderman : "Grinderman"

    21 mars 2007, par Geoffroy Bodart [retour au début des forums]


    Mouais... qu’ils se soient basés sur diverses chutes de studio peut en effet jeter un froid à première vue. Mais je préfèrerai toujours 10 chutes de studio différentes et de ce calibre aux "copy-paste" des petits merdaillons britons (et mal coiffés en plus, comme le soulignerait Marc Lenglet) autour desquels certains peuvent s’exciter.

    De plus, le fait de savoir où, quand et comment ont été composées ces chansons n’est pas un élément pertinent quand il s’agit de dire si on aime ou pas. Qu’ils les aient composé dans un bar à tois heures du mat’ après avoir vidé six fûts, qu’ils aient assemblé les restes abandonnés en studio, qu’ils aient eu l’inspiration lors d’un mouvement de boyaux transcendantal sur les chiottes... on s’en fout un peu. Après, l’appréciation qu’on en a, c’est autre chose.

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    Grinderman : "Grinderman"

    21 mars 2007, par Nicolas Goffe [retour au début des forums]


    C’est quand même un disque très très surestimé et passablement décevant, où Nicolas Caverne et ses amis ne se sont en fait musicalement pas foulé des masses. Les morceaux violents font pâle figure à côté de ceux du Birthday Party ou des Boys Next Door, les morceaux plus soul ressemblent à des versions inabouties de ce qu’on fait ensemble Mick Harvey et Anita Lane et les machins plus mystiques sont donc apparemment des chutes de studio des Dirty Three. Sachant cela, je trouve limite scandaleux qu’on annonce le retour d’un Nick Cave hanté comme celui des années 80 alors que derrière leurs moustaches, tous ces musiciens se contentent plutôt de sortir les poubelles de leurs projets respectifs.

    C’est chouette, c’est le genre d’article que S. Coosemans aurait posté sur son blog s’il existait encore... Comme il l’a fermé, il vient ici nous donner encore plus de raisons de visiter Pop-Rock.

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      Grinderman : "Grinderman"

      21 mars 2007, par fabrice [retour au début des forums]


      Je déteste N.Cave, que ce soit en soirée d’anniversaire, en solo, avec PJ Harvey ou Kylie M.
      Pourquoi ? Aucune idée... Je ne peux davantage expliquer pourquoi le 4 est mon chiffre préféré...
      Mais, svp, qu’on arrête d’affubler n’importe quel son de "garage"... Vous me direz, ça change des incessantes références à Bauhaus ou aux Lylac Times propres à Pop-Rock.
      mwé...


      fin de mon témoignage à caractère vide----------

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