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Friendly Fires : "Friendly Fires"
Burning down the House

mercredi 11 février 2009, par Serge Coosemans

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J’en connais pas mal qui s’affichent plutôt sceptiques quand on leur parle de Friendly Fires, trio de jeunes anglais encore régulièrement considéré comme un énième feu de paille allumé en 2008, un sous-Bloc Party de plus, une réponse britannique tardive et pas bien passionnante aux LCD Soundsystem, Rapture, !!! et autres représentants des scènes punk-funk de Brooklyn et Williamsburg. On dit que c’est un groupe brouillon, sans véritables bonnes chansons et encore moins de structures mélodiques solides. On dit aussi qu’ils n’ont même pas été foutus de se choisir un patronyme non référentiel ; leur nom étant le titre d’un morceau culte de Section 25, vieux groupe du début 80 signé sur Factory, le label de feu Tony Wilson. D’un autre côté, j’en connais aussi de plus en plus qui voient en Friendly Fires l’un des seuls combos récents à l’avenir éventuellement étonnant ; ce qui n’est peut-être pas le cas de Late Of The Pier et Metronomy. Je fais partie de ce dernier contingent.

Tiens, MySpace ?!? Qu’est-ce qu’il s’y passe, aujourd’hui ? Qu’est-ce que cela devient ? La dernière fois que j’y fis un tour, les pages semblaient toutes gérées soit par des maisons de disques, soit par d’éternels losers, soit par des noms confirmés. Cela ressemblait à l’alignement de vitrines de n’importe quelle grande rue commerçante. Cela ne ressemblait plus à ce que c’était vers 2006, qui tenait plus du festival permanent de la découverte renversante et/ou prometteuse.

Il reste, je pense, beaucoup à écrire sur cette période un peu folle où de parfaits inconnus se voyaient soudainement encenser par 15.000 friends ; ce qui poussait grave la spéculation autour de leurs singles vendus par correspondance et dans les Rough Trade Shops ; achetés en vrac pour être aussitôt revendus sur Ebay à des cotes délirantes par des gros malins aussi branchagas que peu scrupuleux.

Friendly Fires est apparu à la fin de cette période fofolle, générant un petit buzz autour de morceaux un peu minables mais volontaires ; manquant surtout de punch alors que pourtant dans une dynamique punk-funk. Une vidéo sur YouTube les montrant en concert reprendre Your Love, le classique house de Jamie Principle et Frankie Knuckles, a également fait beaucoup pour leur renommée auprès du public trendy. Ca leur a permis quelques prestations scéniques de plus, ça les a fait repérer des journalistes du NME, attiré les propositions de labels et finalement permis de touiller un album partiellement travaillé en compagnie du producteur Paul Epworth, ZE spécialiste du son du revival post-punk de ce milieu de décennie. Résultat des courses : l’album faisait déjà son petit boucan avant même d’être disponible sur le marché.

Ce décorum branchaga aura assurément un poil desservi le groupe, surtout niveau crédibilité. Il est en effet aisé de ne voir en eux que la fin de la vague musicale electro-dance-rock menée par LCD Soundsystem et DFA et transformée en monnaies sonnantes et trébuchantes par Franz Ferdinand et Bloc Party. Un groupe de plus dont la voix rappelle souvent David Byrne. Un groupe de plus qui produit du rock sous ectasy plutôt qu’aspergé de Jack Daniel’s. Un groupe de plus dont les ¾ des références musicales datent des années 80. Friendly Fires n’ont pourtant rien de carabiniers d’Offenbach. En fait, leur album est même un disque qui gagne à être complètement décontextualisé. Il faut s’en lasser, pour y revenir un peu par hasard, sans le rattacher à tout ce que à quoi il fait d’emblée penser.

On se rend alors compte de deux choses primordiales.

1. Entre les morceaux précédemment parus en singles et ceux composés spécialement pour ce disque, il y a une différence qualitative énorme. Photobooth et Paris, par exemple, n’ont pas vraiment de structures, c’est assez de la bouillie, même si de la bouillie sympathique. Ex Lover, par contre, qui termine l’album, est une pure tuerie où rock héroïque, effets electro et soundscapes à la My Bloody Valentine forment un tout plutôt impressionnant. Si suite il doit y avoir et que suite est de cet ordre là, Friendly Fires pourrait alors très vite devenir incendie dévastateur plutôt que feu follet.

Le point 2, c’est qu’on ne connaît pas vraiment beaucoup d’autres groupes récents capables de passer avec une telle aisance d’un funk très pur, voire carrément stomp (In the Hospital, Skeleton Boy), à du rock indie plus classique, le tout teinté de house et de rock héroïque. Copier le son de guitare de Gang Of Four, le caler sur un beat à 125 BPM et chanter par dessus tout en se pincant le nez pour sonner comme les Talking Heads ou Eno est relativement aisé. Régurgiter tout un tas d’influences disparates issues de 30 ans de musiques alternatives dans des morceaux pas toujours sans défauts mais ne ressemblant pas à des collages d’éléments plagiés l’est beaucoup moins, surtout au jeune âge des membres du groupe. Cette facilité de digestion et de régurgitation force déjà l’admiration. Espérons qu’elle devienne un jour la marque de fabrique des Friendly Fires, dont cet album pourrait très bien n’être qu’une petite oeuvre de jeunesse annonçant d’énormes lendemains. Sinon, en matière de rock fashion mid-2000, ils sont quand même bien moins pourris que beaucoup d’autres. Ce qui est déjà ça !

http://www.myspace.com/friendlyfires

En concert à la Maroquinerie (Paris) le 26 février et au Botanique (bXL) le 11 mars 2009. Autres dates belges, françaises et européennes sur leur MySpace...



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Serge Coosemans





Il y a 3 contribution(s) au forum.

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(1/2) 19 avril 2009, par Peksraluale
Friendly Fires : "Friendly Fires"
(2/2) 11 février 2009, par Dan Vismet




lo siento si using dx59r

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Friendly Fires : "Friendly Fires"

11 février 2009, par Dan Vismet [retour au début des forums]

Burning down the house... Référence à la chanson de Tiga ?

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