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Florian Horwath : "We are all gold"
Moi et ma guitare

samedi 2 septembre 2006, par Geoffroy Bodart

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De prime abord simpliste et décousu, ce premier album d’un jeune songwriter autrichien se révèle, avec le temps, une agréable surprise, tantôt touchante, tantôt drôle, toujours personnelle.

Simplisme, bien sûr, parce qu’à part une ou deux touches électriques disséminées ici et là, quelques percussions basiques et l’intervention occasionnelle de l’un ou l’autre instrument, ce disque ne renferme qu’une guitare et une voix. Le couple le plus élémentaire qui soit en terme de musique folk-rock, et pourtant, composer un album qui s’écoute en entier sans provoquer la lassitude relève de l’épreuve de force. Simplisme également car cette guitare-là n’est pas de celle qu’on triture dans tous les sens pour sortir des airs inédits et des sons improbables. Au contraire, le jeu de Florian Horwath ne trahit pas une technique hors du commun et on imagine bien n’importe quel scout apprenti guitariste gratter ces comptines autour d’un feu de camp après six mois. Simplisme encore au niveau de la production. Ici, les instruments ont été enregistrés, copiés sur bande, et c’est tout. Aucun effet, aucune emphase. Simplisme, enfin, pour définir la voix du bonhomme. Elle est très jolie et exprime clairement les émotions souhaitées, mais ça ne va pas plus loin. Le lyrisme se détecte plus qu’il ne s’expose, le chant préfère être « vrai » que « juste ».

Mais insidieusement, on finit par se laisser gagner par cette voix et ces mélodies, et au terme « simplisme » on préfère des mots à connotation moins péjorative comme « épure » ou « minimalisme ». Simple question de point de vue, finalement. Et comme de bien entendu avec le folk, se plonger dans les textes du sieur Horwath donne à ses chansons une dimension supplémentaire, entre attendrissement, plaisir festif et assombrissement de l’ambiance. Ces atmosphères toujours changeantes, qui troublaient les premières écoutes et donnaient une impression de foutoir rempli avec tout ce qui trainait, participent in fine à rendre cet album intéressant jusqu’au bout et à dresser un portrait sympathique de son auteur.

A moins de ne jurer que par ce type de musique, We are all gold n’est pas un album que l’on ressort très souvent. Mais une fois de temps en temps, en parcourant sa CD-thèque et en tombant dessus par hasard, on se dit « Oh, pourquoi pas ? », et on s’assure trente-cinq minutes de réel plaisir.



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Geoffroy Bodart





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Florian Horwath : "We are all gold"
(1/1) 14 août 2015




Florian Horwath : "We are all gold"

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They have fine music. They are loved by fans with their unique sounds. - Fred Wehba

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