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Eric Darius : "Goin’ all out"
City Hunter ’08 ?

dimanche 15 juin 2008, par Yû Voskoboinikov

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Jeune « prodige » du saxophone, Eric Darius a su mener avec opiniâtreté sa barque, alliant patience et modestie à une ambition qui n’en est pas moindre. Originaire de Lutz, en Floride, Darius a certes joué au sein de l’orchestre symphonique de son école, mais sa passion première reste le jazz, avec les références classiques que sont John Coltrane et Charlie Parker, mais aussi les rejetons plus modernes que sont David Sanborn et Kenny G. De quoi assurer une ouverture d’esprit aussi épanouie que la liste de ses engagements : il a ainsi fait le tour du monde, en jouant de New York jusqu’à Wayakama, dans l’exigeant Japon, en passant par le festival de Montreux, la consécration pourrait-on dire. D’autant plus que la liste de ses collaborations est à l’avenant : citons Winston Marsalis, Richard Elliot, Al Downing Jr., la liste est longue.

Tout cela se retrouve dans son nouvel album, le bien nommé Goin’ all out. Album de la maturité et de l’accomplissement, ce disque est aussi un pari audacieux de la part du jeune homme, puisque chassant sur la platebande fétiche des Japonais toujours à la pointe des fusions musicales ; en l’occurrence, le jazz est ici mâtiné de R&B (dans l’acceptation moderne du terme), de hip-hop, de blues, de gospel, et reggae, de lounge (au sens qui devrait être le sien à l’heure actuelle) et de pop. De quoi largement déborder !

Et c’est bien là tout l’intérêt de ce disque humble mais jouissif : ici, point de place au hasard, nous avons bel et bien affaire à du jazz dans toute son exigence et sa prétention mesurée, l’accessibilité en plus. Car, et c’est en cela que l’album excelle, plutôt que d’appauvrir la base jazz, les différents courants intégrés l’enrichissent et l’ouvrent sur le monde. Tel rythme hip-hop là, tel clavier pop, tout est prétexte à accrocher l’oreille de l’auditeur pas forcément formé à l’écoute du jazz, qui peut ainsi prétendre accéder en douceur à un univers pas si fermé que cela mais qui souffre de sa réputation élitiste.

Que ce soit l’amateur confirmé ou juste le curieux de passage, tout est fait pour que les deux mondes se tendent la main au sein de cette série d’instrumentaux taillés pour niveler en douceur par le haut. L’amour de l’ouvrage bien fait prend ici tout son sens, et si la production reste encore parfois un peu légère, nul doute qu’avec l’âge Eric Darius raffinera encore son approche douce du jazz jusqu’à produire l’album qui le fera entrer au Panthéon des grands.



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Yû Voskoboinikov





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Eric Darius : "Goin’ all out"
(1/2) 7 novembre 2015
Eric Darius : "Goin’ all out"
(2/2) 15 juin 2008, par HB




Eric Darius : "Goin’ all out"

7 novembre 2015 [retour au début des forums]

He’s got that one of a kind talent to be able to produce such wonderful music. - Dony McGuire

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Eric Darius : "Goin’ all out"

15 juin 2008, par HB [retour au début des forums]

Vous, c’est la 1ère fois que vous me donnez des envies de téléacquisition ; je note, surtout passé minuit (ça compte triple, comme vous devez le savoir).

PS : je vous aime moi non plus, comme vous le voyez bien. C’est qu’on ploie sous le flot ininterrompu de vos répliques et toute la miséricordieuse patience que vous mettez à livrer des secrets de fabrication, des éclairages sur vos saillies (trés notamment vos saillies). Soulagez-nous d’un doute au moins je vous prie en complétant simplement la suite logique ci-aprés :
2...4... ?
afin que nous vérifiions que vous n’êtes pas un automate ou un fuck the mother de zombie adepte de l’écriture automatique.

PPS : j’ai fait l’effort d’un détour épuisant sur votre blogue, qui n’est pas à jour. Les blogues : la peste comme les psys dont vous pouvez craindre au mieux un transfert ; beurk et beurk, vu de la nuit !

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