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Echo & The Bunnymen : "Siberia" Vipère au poing mardi 27 septembre 2005, par |
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Quand on ne connaît un groupe que depuis peu de temps et qu’on est un véritable novice, comme moi, on observe la sortie d’un nouvel album avec toujours un peu plus de circonspection et d’objectivité que les fans hardcore. Et ici, la bonne surprise, c’est que cet album n’a pas grand chose à voir avec Flowers, son prédécesseur. De plus, le producteur de ce Siberia n’est autre que Hugh Jones, qui avait déjà œuvré sur le mythique Heaven up here, album qui a grandement contribué à la légende d’Echo & The Bunnymen. Et ici, nous avons affaire à un heureux retour aux sources.
Et pourtant, l’accueil est plutôt frigorifié. Une pochette sobre, des façades délabrées, aussi bien immobilières que faciales, puisqu’on y trouve un Will Sergeant encore plus taciturne et froid qu’à l’habitude, et un Ian McCulloch distant et presque sévère. Les morceaux représentent quant à eux de fabuleux compagnons pour l’automne qui s’annonce : si All because of you days s’enfonce dans une pop aigre-douce, solennelle et sobre, In the margins et ses guitares humides se développe dans une lente processions sonore désabusée. La voix de McCulloch est particulièrement agréable sur cet album, tendrement éraillée par le tabac et l’alcool, et un petit quelque chose de désabusé. Alors oui, on pourrait s’amuser à comparer les chansons de cet album à Over the wall, Villiers terrace ou Rescue, histoire de donner une orientation précise de ce que Echo & The Bunnymen sont devenus en traversant les différents drames qui les ont secoués, mais ça contribuerait à une sorte de nostalgie de l’ancien temps mal à propos. Car ici, c’est bien de temps présent qu’il s’agit. Et à l’heure actuelle, au moment où vous lisez ces lignes, Echo & The Bunnymen est simplement un des meilleurs groupes rock du monde. Plus légendaires que les Chameleons, plus marginaux que U2 et plus rock’n’roll que les Simple Minds, ils sont devenus cultes en quelques années seulement. Et ils le méritent. Ils le méritent largement, presque uniquement par Scissors in the sand, qui resplendit dans tout l’album comme une espèce de trésor ancestral, une explosion de hargne désespérée et de rock écorché vif, qui nous rappelle d’où vient ce groupe désormais transformé en duo créatif. Les morceaux simplement pop se voient gratifiés de traitements plutôt rafraîchissants et mouillés : sur Of a life, les guitares de Will résonnent comme dans une new wave rajeunie par une seconde naissance, dans une grande sincérité, et le premier single Stormy weather ne cache plus ses aspirations plus éthérées. Même Parthenon drive et son côté presque folk, quelque part entre Lloyd Cole et Neil Young, s’emporte après quelques accords dans un son typiquement anglais, entre jours de pluie et errements adolescents dans une ville ravagée par le chômage, l’alcoolisme et les matches de foot. Et si Make us blind s’illumine dans une pop/rock plus douce et plus optimiste, Sideways eight et sa mélodie impossible à oublier continue de nous emmener dans un monde bien particulier, un monde de rêveries douces-amères pour journées foutues. Dans un apaisement après la bombe à retardement de Scissors in the sand, amorcée tout au long de l’album, Ian et Will terminent avec douceur avec What if we are ?, une ballade apaisante qui clot cet opus avec brio. Difficile de parler d’un tel album, car on est forcément tenté de faire des références à l’imposante discographie des Bunnymen. Mais la sincérité de leur musique et le charisme sans faille de l’insolent McCulloch continuent de fasciner et de gagner de nouveaux amateurs. Alors oui, on pourrait aussi dire qu’ils ont influencé une horde d’artistes, comme Coldplay, The Verve, Interpol ou Editors, mais Echo & The Bunnymen reste avant tout... Echo & The Bunnymen. Et c’est ce qui fait à nouveau que quand on écoute ce Siberia, on a l’impression de tenir entre ses mains un précieux sésame pour les pensées nostalgiques, un trésor que l’on a envie de savourer doucement. Un trésor de ce qui se fait de plus anglais dans ce bas monde, avec la reine d’Angleterre et la marmelade d’oranges, probablement. |
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Il y a 9 contribution(s) au forum. Merde & Remerde
(1/3) 29 décembre 2005, par Christophe Echo & The Bunnymen : Electrafixion
(2/3) 5 octobre 2005, par affreux jojo Echo & The Bunnymen : "Siberia"
(3/3) 27 septembre 2005, par Youki Smayas |
Echo & The Bunnymen : "Siberia" 2 octobre 2005 [retour au début des forums] Sûrement LE grand retour de cette année avec un très très grand album, le meilleur depuis the game (87)... disons même depuis ocean rain (84). Et ce n’est pas les derniers U2 (caricatural), Cure (trop innégal) ou New Order (assez fade après quelques écoutes) qui ont pu mettre la barre aussi haut dans leur dernier opus. Il n’y a que les Simple Minds qui ont pu aussi contre tout attente revenir avec la magie des anciens temps (Black & White aurait pu être l’album de 83 à la place de Sparkle in the Rain... et sûrement empécher les vilaines frasques qui suivirent).
Echo & The Bunnymen : "Siberia" 2 octobre 2005, par Capullo [retour au début des forums] ça me fait toujours rire tous ce smecs sur ce site qui se croient détenir la science infuse... Echo & The Bunnymen : "Siberia" 4 octobre 2005, par clivethered [retour au début des forums] Echo est un de mes groupes favoris avec les pale fountains,les Beatles entre autres..... ils prouvent encore avec cet album leur talent,u2 et autres groupes commerciaux n’arrivent pas leurs chevilles Echo & The Bunnymen : "Siberia" 4 novembre 2005, par benhurmarcel [retour au début des forums] Echo est tout simplement le meilleur groupe de rock de tous les temps.
Echo & The Bunnymen : "Siberia" 13 avril 2007 [retour au début des forums] Bono pue la démagogie depuis peu.. enfin disons depuis 15 bonnes années.. Bizzarement cela correspond au dernier grand album de U2 : Zooropa.
Je comprends qu’on puisse pas blairer U2 actuellement. Mais pour quelqu’un qui aime beaucoup Echo, j’ai du mal à comprendre qu’il n’aime aucun album de Boy à joshua tree. Tellement la voix, le style est proche. Il ya quand même nombre de perles surtout dans les 10 premières années..
Echo & The Bunnymen : "Siberia" 17 décembre 2007, par Kewell [retour au début des forums] A la limite, c’est pas bien grave de savoir pourquoi on aime Echo And The Bunnymen et pas U2. Il vaut mieux se pencher sur le constat suivant : le dernier album de la bande à McCulloch et meilleur que celui de la bande à Bono, très peu l’on dit et c’est dommage.
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