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Driving Dead Girl : "50.000 Dead girls can’t be wrong"
Des Stooges montois

vendredi 25 août 2006, par Géry Brusselmans

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Un très court premier album pour les Montois de Driving Dead Girl qui déposent ici la base de leur rock’n’roll garage aux confluent des Stooges, ZZ Top et des Rolling Stones. Sept titres homogènes et rentre-dedans avec un son accrocheur et proche du live.

Mmhhh... Ici ça sent bon la bière, les guitares vintage et les répètes jusqu’au petit matin. Un air de vrai rock’n’roll qui transpire en somme. S’il fallait dresser le portrait robot de l’auditeur type de Driving Dead Girl, on aurait bien misé sur un motard barbu de cinquante ans chevauchant sa moto pour une longue escapade sur les routes américaines. Un rock bien balancé qui nous rappelle ZZ Top pour les constructions carrées et cette tendance du rock texan, en moins blues tout de même ; il faudra aussi et surtout fouiller du côté de la vague punk/garage rock, notamment vers Monster Magnet ou les Stooges pour peindre la vraie identité de Driving Dead Girl. Certains dénoncent d’ailleurs la trop forte similarité entre ces deux derniers, ce qu’on peut aisément comprendre à l’écoute de Love and roll ou Kiss kiss kiss. On retiendra aussi le côté Rolling Stones pour terminer l’inventaire de ce portrait robot. L’album de seulement 7 titres pour une durée de 23 minutes devra être considéré comme un E.P. ("extended play") plutôt qu’un vrai album. Mais passons les détails et rentrons plutôt dans l’univers de Driving Dead Girl...

On conseille souvent aux groupes de placer le titre le plus « ear catcher » en premier lieu. Ici, Driving Dead Girl n’a semble-t-il pas suivi la règle à la lettre, car on ira plutôt vers le deuxième titre, Love and roll, pour véritablement entrer dans la machine des Driving. Une introduction instrumentale de près d’une minute nous plonge dans une succession de riffs de guitare saturée. Il n’en faut pas plus pour taper du pied jusqu’à ce que arrive la voix éraillée et bien rock’n’roll de Dimitri Rondeau. Sans oublier la section rythmique qui répond au quart de tour quand il s’agit de donner un coup d’accélérateur à la machine. Kiss, kiss, kiss, troisième titre, nous emmène aussi dans un son brut très rock où les sons de guitare prédominent. Tout confirme que les quatre compères évoluent sur la même planète. Le seul titre se détachant légèrement de ce lot homogène est peut-être Monster, plus calme et posé, toujours dans un esprit rock des années 70. Première conclusion : Driving Dead Girl ne manque de piment.

Pour la petite histoire, sachez que le groupe a commencé sa route en 2002 avec quelques changements de line-up pour finalement arriver, en 2006, avec Dimitri Rondeau à la guitare et au chant, Ronald Dondez en deuxième guitare, André Diaz à la basse et une place pour l’instant vacante à la batterie. Côté scène, les Montois ont déjà foulé les planches de Dour à deux reprises, en 2004 et 2006, du Coliseum de Charleroi, de l’Orangerie du Botanique ou du Grand Mix de Tourcoing, dont quelques belles premières parties : The Rakes, Radio 4, Queen Adreena. Le groupe soutient la cause Massacrés Belges collectif de 20 groupes - entre autres The Dancing Naked Ladies, Some Tweetlove, State of Nature, Lawrence Wasser - unis pour la défense de la diversité de la faune musicale belge mais aussi pour contrer la sur-médiatisation d’un autre ensemble de groupes, celui des Sacrés Belges. Ou plutôt feu Sacrés Belges car le collectif qui rassemblait les plus « poppy » Girls in Hawaii, Showstar, Jeronimo, Vincent Venet ou Sharko a stoppé ses activités il y a environ un an.

Que retiendra-t-on de 50.000 Dead girls can’t be wrong (titre tiré de 50.000.000 Elvis fans can’t be wrong, une compilation d’Elvis Presley sortie en 1959) ? Qu’il reproduit une vraie et belle énergie, que l’on imaginerait pareille en live ; que le groupe présente un réel potentiel dans la catégorie garage-rock avec des chansons plutôt dépouillées dans les arrangements pour privilégier un son très direct. On retiendra aussi l’homogénéité des chansons et la cohérence du groupe en général. Certaines mauvaises langues dénonceront cette trop forte ressemblance entre les titres, mais on mettra cette réclamation sur le compte des goûts et des couleurs. Avec un peu de recul, on a du mal à imaginer un jour Driving Dead Girl vivre de sa musique. Précisons bien : en Belgique. Car en revisitant les fantômes du rock des seventies, DDG distille un une musique assez éloignée des tendances commerciales belges actuelles et forcément, du titre-potentiellement-diffusable-en-FM. Parenthèse fermée, ça n’empêchera toutefois pas le groupe d’écumer les petites et grandes scènes du plat pays, ce qu’il fait d’ailleurs depuis quelques années déjà.



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Géry Brusselmans





Il y a 5 contribution(s) au forum.

pandawill
(1/2) 2 avril 2013, par pandawill
Driving Dead Girl : "50.000 Dead girls can’t be wrong"
(2/2) 25 août 2006, par Dimitri Rondeau




pandawill

2 avril 2013, par pandawill [retour au début des forums]

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Driving Dead Girl : "50.000 Dead girls can’t be wrong"

25 août 2006, par Dimitri Rondeau [retour au début des forums]
DRIVING DEAD GIRL "Des Stooges Montois"

LE premier qui a reconnu l’origine du titre de l’album ! Comme quoi il ne faut pas désespérer, il y a encore des gens qui ont de la culture !!!
J’espère, néanmoins, que notre avenir sera plus enchanteur que celui prédit (cf. vivre de sa musique). à Suivre...
Merci pour cet article

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