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Dperd : "Regalero il mio tempo"
Mediterranean dark wave

samedi 26 avril 2008, par Geoffroy Bodart

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Mediterranean dark wave. C’est sous cet amusant vocable, derrière lequel votre serviteur imaginait déjà une bande de gogoths jouant aux boules, qu’est répertorié le duo italien Dperd. Mais une fois le disque enfourné par le lecteur, il n’est plus question de s’amuser stupidement, immédiatement happé que l’on est par les ambiances grandioses et la tristesse qui émane des chansons.

Le premier réflexe est de se dire qu’il tombe un peu tard, ce disque. Il recommence à faire beau, on recommence à boire du rosé en mangeant des barbecues, il fait clair de plus en plus tard. Le cadre n’est pas idéal pour écouter de la poésie en italien chantée sur un fond de piano et d’orgue. Mais à bien y réfléchir, il vaut peut-être mieux que ce disque ne soit pas tombé dans notre escarcelle en plein de mois de novembre, sous peine de sortir de l’hiver avec de longs cheveux noirs, un teint blafard, la tête pleine de questions existentielles sur la nécessité de dératiser les bas-fonds des villes du Nord de l’Europe et un dégoût prononcé pour toute chanson qui dépasserait les vingt BPM. 

Parce qu’il fout un sacré coup de bambou, ce disque. Des morceaux comme Per Tutto Quello (au solo de guitare qui semble tiré de Disintegration) ou Alide, même s’ils sont à considérer avant tout comme de magnifiques chansons, à l’accroche mélodique immédiate ne peuvent qu’emplir l’auditeur d’une profonde tristesse. Assez uniforme, axé essentiellement sur les claviers, l’album parvient à ne pas lasser en cours de route et à ne jamais sombrer dans le cliché. La mélancolie est là, elle est parfaitement retranscrite et nous convainc que nous n’avons pas affaire à des poseurs. La voix de Valeria Buonno, si elle n’est pas la plus belle, la plus technique qu’on ait entendue, est chargé de cette sincérité et de cette lassitude.

Mais le « pire », finalement, comme chaque fois qu’on est confronté à un disque qui nous met le moral dans les chaussettes, c’est qu’on revient immanquablement quémander sa dose de tristesse et de gros soupirs, c’est qu’on demande encore et encore à se plonger dans ces mélopées hypnotiques et envoûtantes.



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Geoffroy Bodart





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Dperd : "Regalero il mio tempo"
(1/1) 26 avril 2008




Dperd : "Regalero il mio tempo"

26 avril 2008 [retour au début des forums]

"une bande de gogoths jouant aux boules"

Rien que ça je fonds. Mais c’est introuvable... :-(

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