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Dot Allison : "We are science" La Science Infuse lundi 27 octobre 2003, par |
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Qui a dit que New Order n’avait pas laissé de traces ? La sirène des Death in Vegas nous livre un deuxième album mêlant anciens et nouveaux sons qui étonnera par sa fraîcheur et son dynamisme
Pour ceux qui ne connaissent pas Dot Allison, une brève bio s’impose. Cette écossaise a fait ses premiers pas dans le monde du rock, ou plutôt de la dance, au sein du groupe One Dove, produit par le DJ Andrew Weatherhall (connu pour ses Sabres of Paradise ou pour ses nombreuses productions de mix, de New Order aux Happy Mondays en passant par Primal Scream) et de leur unique album Morning Dove White en 1993. Elle se fera oublier jusqu’en 1999, où sa voix illustre la chanson ennivrante Dirge du deuxième album The Contino Sessions de Death in Vegas, le groupe qui va , avec les Chemical Brothers, réconcilier les fans de techno et de rock. Forte de cette expérience, elle décide de se lancer seule. L’album trip-hop Afterglow montrera timidement ses aptitudes à chanter sur des morceaux proches des Cocteau Twins ou des Siouxsie and the Banshees. Sa voix suave y brille parmi la basse. Et, un peu comme si elle se lâchait enfin, nous arrive We are Science, qui change totalement de cap. C’est sur un rythme syncopé rappelant Kraftwerk que démarre cet album fourni en sonorités techno-rock. Nous avons droit ici à quelques titres honorant les modèles allemands période Computer World, comme le titre éponyme ou Substance. Mais figurent dans cet album également des titres qui pourraient faire partie d’un album de Death in Vegas, comme le très crasseux Strung out ou le plus planant Hex, bourrés de sons saturés dont la dépendance est jouissive. Cet album se livre petit à petit, révélant ses influences tantôt techno, tantôt new wave, ou enfin tout simplement rock. Il remet à l’ordre du jour la possibilité de faire vivre côte à côte le rock et la techno, les boîtes à rythmes et la batterie, les synthés et la guitare, pourvu que le tout soit enrobé d’une sauce à la basse. Elle se permet même d’y inclure deux titres intimistes, l’un -Performance- aux sonorités lynchéennes qui se termine comme un ouragan, l’autre -Wishing Stone- plus simple, à la guitare sèche. (qui a d’ailleurs inspiré la sortie d’une édition limitée de titres acoustiques) Non seulement la musique prend du relief, mais également sa voix qui sur I think I love you ou sur You can be replaced fait diablement penser à une Shirley Manson (Garbage) qui aurait eu la bonne idée de prêter sa voix à des productions moins "commerciales", donc plus intéressantes. Deux remix très dance de Felix Da Housecat et de Slam clôturent cet album plus qu’attachant et rappellent étrangement les us et coutumes des successeurs de Joy Division. Dot Allison a mûri. Elle ose et bien lui en a pris car elle nourrit le feu allumé dans les années 80-90 par les New Order, Human League et autres Depeche Mode. Massive Attack l’a d’ailleurs bien compris puisqu’elle ’supporte’ leur tournée en première partie et serait conviée à participer à leur prochain album... |
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